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Helen Burgess : « Il ne faut pas oublier le mental du cheval et sa réceptivité au travail »

Propos recueillis par Laetitia Bataille.


N°35 Septembre 2012
2 Commentaire(s)
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En complément de notre grand reportage sur le Haras de la Gesse, nous avons tenu à interviewer sa fondatrice, Helen Burgess. Un entretien sans langue de bois, où sont abordés de très nombreux sujets : le dressage, l’élevage et ses techniques, l’évolution des races équines et notamment de deux types de chevaux qu’Helen considère comme essentiels : le Lusitanien et les « Warmbloods » des pays du nord. Pourquoi, comment élever ses races, quel est leur avenir génétique et sportif ? Autant de questions auxquelles Helen Burgess apporte son éclairage personnel et son expérience…

Cheval Savoir : Helen Burgess, vous êtes née en France de parents étrangers et vous vivez en Angleterre (ce qui explique sans doute votre côté résolument pragmatique) et vous aimez passionnément les chevaux. Pourquoi avoir choisi la France pour implanter votre élevage, et plus particulièrement cette région ?

Helen Burgess A vrai dire, nous sommes arrivés dans cette région un peu par hasard, nous cherchions une destination facile d’accès à partir de Londres pour passer nos vacances en famille. Après avoir racheté la ferme attenante à la propriété ainsi que des terres, j’ai décidé de me lancer dans l’élevage, un vieux rêve. J’avais comme tout le monde beaucoup de théories en tête sur l’élevage, l’éducation du poulain et le travail du cheval. C’était l’occasion de les appliquer et de voir à quel point je n’avais rien compris ! (Rires) Un peu comme les théories que nous avons tous sur l’éducation des enfants… avant d’en avoir !

Sultao SS
Etalon reproducteur, Sultao SS par Forcado SS x Noiva SS par Novilheiro MTV. © Haras de la Gesse

C.S. Pourquoi le choix du lusitanien en tant que cheval destiné à la compétition de dressage de haut niveau, alors que cette race reste minoritaire sur les rectangles, par comparaison avec les races germaniques et nordiques ?

H.B. Ce n’est pas un choix aussi irrationnel qu’il en a l’air. Lorsque je suis montée sur un Lusitanien pour la première fois, ce fut une révélation. La légèreté, la souplesse, la générosité, et la facilite à se rassembler dont a fait preuve ce cheval m’ont marquée à tout jamais. A toutes ces qualités, il faut ajouter leur courage au travail. C’est mentalement un athlète accompli et c’est ce mélange de grâce, de force mentale exceptionnelle avec un cœur plus que généreux et un réel charisme que je cherche à amener en compétition. N'oublions pas qu’aux Jeux Olympiques de Pékin, la race Lusitanienne était la plus représentée en nombre !

L’éleveur devrait pouvoir proposer à la vente des produits dont la qualité est similaire à celle des poulains qu’il veut garder !

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2 commentaire(s) »

jardin :
Le 28/09/2012 à 11h00

Interview passionnant...
au risque de paraitre très ignorant ,quelles sont toutes les races qui font partie des warmblood ?

thierryfuss :
Le 30/08/2016 à 14h27

ITW de ma voisine que j'avais loupé... me fait repenser dans l'idée des croisements aux anglo-lusitaniens, je crois que cela ne se fait plus, il y avait des bonnes choses... mais aussi - et peu-être trop souvent - du très mauvais. À l'heure où le complet a besoin de chevaux qui dressent une idée à reprendre?

Article publié le 24-09-2012

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