Le X° Rendez-vous Ethologique :
l’équitation autrement...
N°4 - Octobre 2009 | Vues : 6202
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Il est nécessaire que des événements comme celui-là aient lieu. Il y trop d’incompréhension entre chevaux et cavaliers, trop de violence, trop d’ignorance, trop d’enrènements, trop de chevaux “remorqués” vers la carrière par un cavalier qui marche devant en tirant sur les rènes, alors qu’iI serait si facile (et tellement plus efficace) de marcher côte à côte, rènes longues (simple exemple parmi d’autres). L’ignorance induit, en toute innocence, une souffrance permanente du cheval, qui amènerait à se poser la question de la légitimité même de l’équitation…s’il n’y avait, heureusement, d’autres façons de faire. Car il suffit de savoir.
De savoir comment fonctionnent les chevaux.
Vers une équitation unique
C’est cela, l’éthologie : la science du comportement animal (soit dit en passant, le terme d’”équitation éthologique” ne veut pas dire grand’chose : l’équitation n’est pas dans les gènes du cheval ! Il serait plus logique de parler d’équitation pratiquée en accord avec les données de l’éthologie). D’ailleurs, certains n’hésitent pas parler, pour l’éxécution d’un même exercice, de deux façons de faire : la manière “éthologique” et la manière “classique”, mettant ainsi en opposition ce qui devrait aller de pair. Il y a effectivement deux façons de faire : la bonne, et la mauvaise ; la bonne, c’est celle qui respecte le cheval dans sa psychologie, sa physiologie, ses comportemenst ataviques. Et elle n’est pas nécessairement en désaccord avec ce que nous ont enseigné les maîtres classiques, qui bien souvent, ont empiriquement compris et appliqué les données du fonctionnement animal.
Ici, Manuel Godin (enseignant au Haras de le Cense) sur Wilco. © Haras de la Cense
L’équitation “éthologique” (utilisons, donc, le terme désormais consacré) connaît un vif succès. Mais elle n’est pas entrée dans les moeurs, dans les clubs, dans l’enseignement. Elle reste marginale, anecdotique, assimilée à l’idée d’une pratique équestre secondaire, soft, cool, clean…il ne semble pas y avoir assez d’adjectifs anglo-saxons pour donner de cette approche une idée de mièvrerie : du joujou, de la balade, de la sentimentalité…tout sauf du Sport, avec un grand S.
Je proteste. Il faut avoir vu à La Cense Frank Perret, double champion de France de reining dans la totale maîtrise d’une équitation de travail noble. Il faut avoir vu Andy Booth dans un époustouflant travail sans selle ni embouchure, conduit jusqu’aux changements au pied au galop, ou encore Francis Rebel (un “grand” du CSO) lui aussi convaincu et convainquant…
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