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Que signifie gymnastiquer un cheval ?

Par Rodrigo Matos, Ecuyer de l’Ecole Portugaise d’Art Equestre
Traduction : Laetitia Bataille

N°4 - Octobre 2009   |  Vues : 1748
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Du très classique « Gymnase du cheval » de Steinbrecht au non moins classique ouvrage de Michel Henriquet, « Gymnase et dressage », de nombreux auteurs s’accordent à souligner l’importance d’une préparation physique ciblée et méthodique. Rodrigo Matos, écuyer de l’Ecole d’Art Equestre de Lisbonne, nous résume quelques vérités qu’il est essentiel de ne jamais perdre de vue.
Gymnastiquer un cheval
© Coll. Rodrigo Matos

Gymnastiquer : ce mot est le mot le plus souvent utilisé pour parler des étapes de la préparation du cheval, et pour une série d’exercices incluant notamment les assoupissements latéraux. Ceux-ci mobilisent naturellement le cheval, le fortifient, le rassemblent, et améliorent sa rectitude, tout en le rendant plus souple, plus agile et plus symétrique. Ces exercices améliorent également l’équilibre du cheval, lui permettant de se soutenir naturellement et de travailler dans un rassembler venu de l’arrière. Tous les exercices devraient être conduits dans le tact, en utilisant des aides calmes et légères, jamais traumatisantes et jamais utilisées en force.

Le cavalier se servira de son assiette et de ses jambes, et non de ses mains (celles-ci ne s’utilisent que pour diriger). Le cheval généreux qui offre une impulsion et une bonne volonté naturelles donne ces exercices sans jamais connaître la peur ou la coercition.

Gymnastiquer un cheval
Rodrigo Matos enseignant au cours d’un séminaire en Australie © Coll. Rodrigo Matos

En apportant une grande variété dans les exercices, vous éviterez l’effet « marteau-piqueur », le pilonnage et l’abasourdissement. Les différents exercices judicieusement combinés entre eux constituent autant de pierres apportées à l’édifice que représente le dressage d’un cheval. En faisant de nombreuses transitions, vous rendez votre cheval plus obéissant, et développez sa bonne volonté, ses capacités d’attention et sa réceptivité à vos prochaines demandes. La variété dans le travail conserve au cheval sa fraîcheur, et lui évite de s’ennuyer ou de se blaser.
Il est très important de reconnaître (et de récompenser) le plus léger progrès, et ne pas craindre d’arrêter la séance si l’on a obtenu quelque chose de bien.
Un cheval avec une souplesse maximale peut exécuter les mouvements sans effort, sans tensions et sans résistance.

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