Accueil » Leur avis sur...

Le sanglage (II)

Avec Frank Perret, Gaston Mercier et Laetitia Bataille


N°37 Novembre 2012
2 Commentaire(s)
Imprimer cet article
Nous poursuivons notre grand dossier sur le sanglage. Dans le précédent article, nous avons parlé CSO, dressage et complet. Place à d’autres disciplines : l’endurance, la randonnée, l’équitation américaine et la monte en amazone, pour lesquelles nos spécialistes font le point. rn rnTous leurs avis se recoupent étrangement. Même si certains conseils sont spécifiques à la discipline concernée, ils constituent une richesse de culture équestre manifestement valable pour toutes les formes d’équitation.

Equitation américaine

Avec Frank Perret, plusieurs fois Champion de France de Reining.

L’équitation western étant une équitation de travail, il y a toujours eu une obligation d’employer un matériel très confortable pour le cheval, qui restait souvent sellé du matin au soir. Les sangles étaient larges, offrant une bonne répartition de la pression. En outre, le matériel doit être particulièrement solide dans certaines disciplines de l’équitation western comme le Roping (travail au lasso) ou le Working cow pour offrir une bonne résistance aux efforts des veaux ou des vaches attrapés au lasso.

Cette obligation de solidité et de confort a toujours existé. Les sangles étaient traditionnellement en laine, parfois en crins (ces dernières offrant une très grande solidité).

Frank Perret
Frank Perret, le plus titré de nos cavaliers de reining. © Coll. Ridefor Emotion

Aujourd’hui, le matériel western a beaucoup progressé, avec des matières nouvelles, aérées, faciles à nettoyer, ce qui permet une meilleure hygiène, limite le risque de maladies de peau et d’érosions par la sueur séchée du cheval restée sur la sangle.
Les sangles sont aussi faites dans des matériaux anti-dérapants, comportant un quadrillage qui laisse passer l’air tout en adhérant bien. Ces matières synthétiques moderne sont bien étudiées et faciles d’entretien.

Pour lire la suite de cet article :

Abonnez-vous à Cheval Savoir pour seulement 29€ !
(31$ US. 38$ Canadien; 35 Franc CHF)

S’abonner à Cheval Savoir, c’est :

  • bénéficier de la lecture des numéros à paraître
  • avoir un accès permanent et totalement gratuit à la Bibliothèque d’Archives en ligne, soit plus de 2000 articles parus ! Des dizaines de milliers de pages de lecture, l’équivalent de plusieurs centaines de livres sur tous les sujets équestres ! Ce qu’aucun autre magazine ne pourrait vous offrir…
Cliquez-ici pour vous abonner à Cheval Savoir

Ce que vous ne lirez pas ailleurs

Si vous êtes déja abonné au journal, cliquez-ici pour vous identifier

2 commentaire(s) »

agathe :
Le 27/11/2012 à 14h38

Bonjour,
En ce qui concerne la partie relative à la selle d'amazone, permettez-moi d'ajouter qu'outre la qualité de la cavalière, c'est l'adéquation de la selle au dos du cheval qui lui permettra de ne pas tourner et d'assurer une bonne répartition du poids.
En ce qui concerne la balancine, elle ne doit as être aussi serrée que la sangle et je préfère pour ma part et recommande toujours une balancine indépendante, qui s'attachera sous le quartier gauche plutôt qu'à la sangle. Ainsi cette balancine viendra se superposer à la sangle sous le vendre du cheval ce qui lui permettra d'avoir un angle idéal et d'assurer d'autant mieux son rôle sans besoin de la serrer trop fort. Fixée directement à la sangle, l'angle est généralement incorrect car elle est attachée trop haute. De plus avec une balancine indépendante, il sera plus aisé de resangler en selle.
La balancine est généralement moins serrée que la sangle, ceci pour ne pas induire de déséquilibre à la selle.
Pour terminer, j'aimerai connaitre l'origine de l'utilisation dans cet article du terme de "garde-jupe" que je ne connais pas. Nous appelons habituellement la sangle ainsi désignée dans cet artice une "sursangle". Merci par avance de m'éclairer sur ce point.

Par Une cavalière amazone passionnée et engagée.

laetitia :
Le 27/11/2012 à 19h37

Chère Agathe,

J’adhère totalement à toutes les précisions que vous apportez. La bonne adéquation de la selle est essentielle, cela va de soi, comme pour toutes les disciplines évoquées, mais sans doute aurait-il fallu le repréciser, d’autant que les selles anciennes étaient généralement conçues pour des chevaux plus petits que les chevaux actuels.

En ce qui concerne le serrage de la balancine, il est bien stipulé dans l’article qu’il ne doit pas provoquer de traction de la sangle vers l’arrière, ce qui est une manière de dire que ce serrage ne doit évidemment pas être excessif et qu'il n'agit qu'en complément du sanglage.
La balancine indépendante est préférable comme vous le dites très justement. Mais nombreuses sont les selles anciennes dont la balancine est trop courte pour cela. Lorsqu'on fait changer la balancine pour ses raisons de solidité, on n'a pas forcément l'idée de la faire rallonger -et rien ne dit que son emplacement ne devrait pas alors être modifié. La sangle équipée d'une boucle permet une utilisation plus facile de toutes les selles.

Quant au terme de garde-jupe (que nous avons mis entre guillemets) il est parfois employé par certaines amazones pour désigner la sursangle, de même que certaines parlent encore de « contre-balance » pour désigner la balancine. Vous avez tout-à-fait raison de préférer le terme plus élégant de sursangle. Pour la petite histoire, ladite sursangle est presque toujours trop courte sur les selles anciennes, toujours à cause du moindre gabarit des chevaux de l’époque...

Bien cordialement et merci d'avoir partagé vos compétences.

Laetitia Bataille

Article publié le 07-11-2012

Postez un commentaire !

Pour pouvoir poster des commentaires, il faut être abonné et connecté :
Cliquez-ici pour vous abonner au journal  |  Cliquez-ici pour vous connecter si vous êtes déja abonnés