Le reculer : un “plus” en compétition
cavalier international de CSO
N°1 - Juin 2009 | Vues : 2795
Le reculer doit également être utilisé au travail pour vérifier la bonne maîtrise du cheval par son cavalier, mais peut aussi devenir une gymnastique utilisée en fin de phase d’échauffement, constituant alors un véritable atout en CSO.
Vous verrez souvent certains grands cavaliers effectuer quelques foulées de reculer avant un parcours important. Ceci dans le but de remettre le cheval aux ordres, tout en recherchant un meilleur équilibre avec un transfert maximum du poids du cheval sur ses hanches. Cela deviendra même, pour certains cavaliers, une véritable routine de préparation pour signaler au cheval l'imminence du départ.
Apprendre le reculer à un jeune cheval

Un cheval en liberté sait parfaitement se servir de ses quatre membres pour reculer. Le blocage que tous les jeunes chevaux peuvent avoir ne se situe pas dans l'exécution du reculer, mais dans la manière don't l'exercice lui est demandé. Le cavalier doit lui apprendre les gestes qui commanderont le reculer.
Commencez à pied en vous aidant du mouvement de votre corps et de votre voix pour exécuter les mouvements à côté et en même temps que votre cheval.
Ayez toujours à l'esprit que le cheval passe très facilement du trot au pas, puis du pas à l'arrêt. Et que si vous poursuivez la demande, il passera tout naturellement à l'allure inférieure au pas…qui devient le reculer. Demandez et redemandez le passage du pas au reculer avec un temps d'arrêt très court et même quasi inexistant.
Soyez toujours très souple avec la bouche du cheval. Lors des premières demandes, aidez-vous d'une baguette, d'un stick de dressage ou à défaut, d'une cravache. Vous allez donner au cheval le signal de reculer chaque antérieur un par un en lui donnant des petits coups secs et répétés sur l'antérieur qu'il doit reculer. Dès que le cheval recule le premier antérieur, récompensez-le abondamment par la voix et -pourquoi pas- par une friandise. Puis recommencez avec l'autre antérieur, et ainsi de suite jusqu'à l'obtention du reculer.
Au début, le cheval reculera chaque antérieur, et aura peut-être tendance à s'assoir ou à s'acculer puisque les postérieurs peuvent rester inertes. Avancez de quelques pas et recommencez plusieurs fois jusqu'à la parfaite compréhension.
Ce travail est la base d'un bon apprentissage. Vous devez donc être patient et le demander souvent. Un cheval en main doit sentir et prévoir les mouvements de l'homme qui le tient :
Améliorer la qualité du reculer

Lorsque le cheval recule facilement lorsque vous êtes à ses côtés, montez-le et demandez à une personne de poursuivre la demande à pied avec la baguette. Les demandes de l'aide à pied doivent être synchronisées avec celles du cavalier pour que le cheval comprenne vos aides.
Après quelques essais, la baguette ne sera plus utile. Poursuivez cependant les demandes accompagnées de la personne à pied afin d'obtenir le reculer avec des actions très légères. Une main uniquement présente, et une assiette qui correspond au ralentissement du trot au pas, puis au reculé. Avec un bon sentiment de votre cheval, vous pouvez vous aider de votre assiette en portant votre poids sur le côté opposé à l'antérieur qui doit se lever. Par des mouvements de votre bassin de droite à gauche et au rythme de votre cheval, vous pouvez obtenir le reculer sans avoir à vous pencher en arrière ou à tirer sur la bouche de votre cheval !

Si vous avez le sentiment que votre cheval recule en " cassant " son dos ou en " écrasant " son garrot, il faut lui apprendre le bon geste. Reprenez le travail à pied et faites une demande de reculer en appuyant fortement avec votre poing fermé, pouce en avant, dans le creux situé à la base de l'encolure et au-dessus du poitrail.

Vous pourrez ensuite monter avec une martingale fixe que vous aurez préalablement bien ajustée : lorsque le cheval relève la tête, et que celle-ci se trouve plus haute que le garrot et donc que la bouche du cheval passe " au-dessus de la main ", la martingale sera éducative.
Si votre cheval recule de travers, demandez l'exercice dans un long couloir de barres au posées au sol ou surélevées par des plots.
S'il a tendance à mettre ses postérieurs toujours et franchement sur le même côté, mettez-vous le long d'un mur.
Si le cheval se fâche, vous devez faire vérifier son dos par un ostéopathe : il y a peut-être une gène ou une douleur physique.
Le cheval dans la phase de l'abord

Parfois, un dessin (ou une photo) vaut mieux qu'une longue explication. Regardez la position d'un cheval dans la phase de préparation d'un abord. Ceci quelques mètres avant la poussée des postérieurs. La position pour ce cheval est identique à celle qu'il prend lors d'un bon reculer !
Cliquez sur la couverture pour zoomer
Apprenez à prendre les mesures nécessaires au