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Les robes du cheval : comment s’y retrouver vraiment

Par Amélie Tsaag Valren.
N°37 Novembre 2012
4 Commentaire(s)
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La classification des robes du cheval, autrefois assez basique et résumée en quelques termes d’hippologie très imprécis, a fait l’objet voici quelques années d’une nouvelle classification par les Haras Nationaux ; mais les progrès de la génétique amenant de nouvelles connaissances ont encore affiné la donne.

Dans une série d’articles à suivre, Cheval Savoir fait le point sur les connaissances les plus récentes et détaille les problèmes posés par la classification actuelle. Nous parlerons également des particularités de chaque robe, et de la manière d’obtenir un poulain de la couleur désirée.

Le bon vieux BANC-BIS-GAL-ROUAN-PIE appris par des générations de cavaliers a disparu depuis treize ans. Si désormais, les passeurs de galops attendent un nouveau moyen mnémotechnique pour se tirer de la jungle des robes équines, il faut rendre honneur à Fréderic Chéhu pour avoir permis aux haras nationaux d’officialiser une classification des robes plus proche de la réalité. Cette nouvelle nomenclature, parue en 1999 et dont la dernière révision remonte à 2011, reste toutefois imparfaite sur certains points…

Les robes équines
Les robes équines : diversité, mais aussi complexité. © Fotolia

La génétique des robes

Pendant des siècles, les robes des chevaux sont nommées selon l’observation visuelle de leurs couleurs. Les progrès de la génétique ont permis depuis les années 1930 d’expliquer scientifiquement les raisons de ces colorations. Les américains, pionniers des recherches dans ce domaine, ont un nom pour désigner chaque robe génétiquement distincte, grâce notamment au Dr Dan Philips Sponenberg qui a publié un ouvrage de référence maintes fois réédité : Equine color genetics.

Ne pas confondre le gène pangaré, qui décolore des zones précises sur les robes baies et alezanes, et la robe noire pangarée !

En France, la nouvelle nomenclature a fait disparaître certaines dénominations historiques (comme rouan, aubère et louvet) et en a officialisé d’autres (en particulier les robes palomino et crème) sur la base des connaissances scientifiques de la fin du XXe siècle.

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4 commentaire(s) »

gnourf :
Le 06/12/2012 à 11h29

Merci beaucoup pour cet article qui a le mérite d'éclaircir cette nouvelle classification qui semblait venir de nulle part et sans cohérence, quand on voit sa communication auprès des centres équestres.

valren :
Le 08/12/2012 à 00h42

De rien Gnourf ! L'idée ne vient d'ailleurs pas de moi, mais d'étudiants qui m'ont dit à quel point ils se perdent dans la classification des robes. Parallèlement, les éleveurs qui font de la sélection sur la couleur emploient... la terminologie américaine ! D'où l'idée du tableau ;)

valren :
Le 08/12/2012 à 00h50

Ce bloc-note reste un article très général, une sorte de sommaire des robes. Très bientôt dans CS vont arriver des articles détaillés sur chaque robe (en collaboration avec la biologiste généticienne Virginie Népoux). On vous dit d'où vient chaque robe, quelle nom elle porte dans 5 ou 6 langues différentes, comment l'obtenir... un énorme travail de recherche en amont!

J'ai beaucoup de plaisir, moi qui suis une spécialiste des légendes, du folklore et du conte écrit, à travailler avec Virginie qui est de formation scientifique.

dragonelly :
Le 01/03/2015 à 19h33

L'article est ancien je sais mais je n'avais pas eu l'occasion de m'y plonger avant. Merci pour ce travail méticuleux et passionnant !

J'ai toutefois relevé une petite inexactitude ;)

Concernant le gène gris, il est écrit : "[le cheval] naît foncé (généralement bai ou noir) et s'éclaircit avec l'âge"

Or n'importe quelle robe, même une robe claire, peut être affectée par ce gêne. Des poulains alezans peuvent grisonner, des poulains pie ou isabelle aussi. Pour les robes très claires (crème et autres perlino) j'imagine que l'impact visuel est nul ? Mais peut-être en savez-vous davantage ?
Pour ma part, j'ai une jument grise qui est née alezan (je l'ai depuis toute petite). De plus l'évolution de sa robe n'a pas été linéaire. L'été de sa première année elle était quasiment blanche mais sa robe s'est foncée à nouveau l'année d'après : une évolution en dents de scie ! Actuellement, elle est gris clair mais commence à se truiter (le roux de l'alezan qui ressort ?).

Article publié le 04-12-2012

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