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Les robes du cheval : le « noir pangaré »

Par Amélie Tsaag Valren et Virginie Népoux, Docteur en biologie


N°38 Décembre 2012
2 Commentaire(s)
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Nous abordons ce mois-ci une série d’articles où certaines robes du cheval feront l’objet d’une mise au point destinée à clarifier les choses, à combattre parfois les idées reçues et à aider les éleveurs.
Et nous parlerons pour commencer de la robe nommée, dans la nomenclature officielle, « noir pangaré », qui fait partie de la famille des robes noires mais n’a rien à voir avec le « gène pangaré » !
Un peu complexe ? Éclaircissements parmi les sombres robes…

Le mois dernier, nous vous avons présenté un récapitulatif général des robes. Nous allons maintenant nous pencher sur certaines d’entre elles en particulier.
Les Haras Nationaux ont revu la nomenclature des robes en 1999, et créé une « famille des robes noires ». Ils y regroupent les robes dites « noire » et « noire pangarée ». Si la première est généralement reconnue sans peine, le noir pangaré, ancien « bai-brun », pose de nombreux problèmes, en particulier par sa terminologie devenue obsolète.

Deux chevaux Suédois du Nord
Deux chevaux Suédois du Nord, à gauche un noir, à droite un « noir pangaré », ancien « bai-brun ». Photo de Henry von Platen, licence CC générique.

En effet, la robe nommée « noir pangaré » dans la nomenclature officielle n’a rien à voir avec le gène « pangaré », dont on supposait qu’il en était responsable à la fin du XXe siècle ! Cela complique le travail de l’éleveur désirant l'obtenir, et la sélection chez les races et les types portant cette robe, comme le Castillonnais, le cheval du Vercors et le cheval d’Auvergne.

Avec le gène Sooty associé à une robe baie, la couleur obtenue ressemble beaucoup au bai-brun bien que la tête soit en théorie plus claire, à cause de ses poils courts

L’histoire du noir est d’abord celle d’une robe mal-aimée de l’administration française. Des années durant, le nom « noir » est banni des papiers officiels. Mais pas de l’usage : Jappeloup n’est « bai-brun foncé » que d’après les Haras, ses fans l’ont toujours vu noir ! La preuve : son surnom, le « P’tit bout de zan ! »

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2 commentaire(s) »

cheval :
Le 21/12/2012 à 10h14

Merci pour votre article et les idées fausses qu'il balaie!

Sur son carnet, mon cheval est identifié comme "bai brun foncé". Sa robe pourrait être confondue avec celle d'un vrai noir en été, par contre en hiver elle présente les décolorations localisées rousses du bai brun.
Je trouve cette dénomination assez juste, permettant de faire la différence avec d'autres chevaux identifiés comme "bai brun", mais tirant davantage sur le marron foncé que sur le noir.

J'ai toujours trouvé cette dénomination "noir pangaré" assez bancale et trompeuse, bien qu'elle soit de plus en plus utilisée par les éleveurs lors de la vente de leurs poulains. Pour moi l'explication est surtout commerciale: le noir est très à la mode, et les noirs sont plus recherchés que les bais. Pour la clientèle non spécialiste, la dénomination "noir pagangaré" est plus flatteuse.

valren :
Le 21/12/2012 à 10h56

Bonjour, et merci pour votre avis ! Je n'ai pas tous les détails concernant le choix de la dénomination "noir pangaré", mais je sais que la nouvelle nomenclature des robes a été appuyée par Frédéric Chéhu sur la base des connaissances scientifiques de 1999. Et à cette époque, l'étude de Rieder n'est pas encore parue. Si bien que les chercheurs américains supposent que la robe "noire pangarée", c'est une robe noire porteuse du gène pangaré.

La "mode" pour la robe noire étant une explication possible, elle aussi.

Article publié le 19-12-2012

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