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Le Selle français 1958-2013 :
de la mondialisation au retour des valeurs régionales

Par Amélie Tsaag Valren.


N°39 Janvier 2013
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Le but affiché est de les harmoniser, mais plusieurs décennies s’écoulent avant que les Selle français affichent une certaine unité de taille et de modèle. À peine nationalisé, voilà notre SF mondialisé par de nombreux croisements avec d’autres races de sport européennes. Ces dernières années, des voix s’élèvent en faveur d’un retour aux valeurs régionales, en particulier sur les lignées maternelles.

Dans les années 1950, les demi-sang, sélectionnés sur leur endurance, leur robustesse et leur coup de saut, se font connaître en tant que montures de sport. En Allemagne, les éleveurs obtiennent de leur gouvernement (non sans batailler) la conservation de la race régionale de chaque land. Les Hanovriens, Westphaliens, Bavarois et autres Oldenbourg restent distincts sur le papier.

Concours de modèle et allures au Haras de la Vendée
Le Selle français aujourd’hui : une race mondialement appréciée. Ici, un concours de modèle et allures au Haras de la Vendée. Photo aimablement communiquée par L’ASSELVEN

En France, ce sont essentiellement les chevaux Anglo-normands qui permettent de briller aux épreuves d’équitation olympiques depuis l’après-guerre. L’Etat français prend un gros engagement, via les fonds du PMU, en faveur du développement du cheval de sport. Pour que le pays puisse être mieux représenté lors des compétitions équestres internationales, il faut une race nationale.

1958 : Une fusion à la gloire des Normands

Aussi, les trois Stud-book demi-sang régionaux existants (Anglo-normand, Demi-sang du Centre et Vendéen) sont supprimés sans réelle concertation avec les éleveurs. Tous les demi-sang d’origines connues sont fusionnés dans cette unique race nationale, le Selle français, dont le Stud-book est ouvert en 1958. S’il permet les croisements avec une grande variété d’autres races présentes sur le sol français (Pur-sang, Anglo-arabe, Trotteur français et demi-sang régionaux), il reste globalement fermé aux chevaux étrangers jusqu’en 2003.

Diamant de Sémilly a déjà plus d’un demi-millier de descendants. Cela entraîne une baisse de la diversité génétique bien pire qu’au temps du BLUP !

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Article publié le 25-01-2013

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