Filipe Figueiredo (Graciosa)
Ecuyer en Chef de l’Ecole Portugaise d’Art Equestre
N°5 - Novembre 2009 | Vues : 672
1 Commentaire(s)
Cheval Savoir : Filipe Graciosa, vous dirigez l’Ecole Portugaise d’Art Equestre, la fameuse "E.P.A.E." et vous avez pratiqué à peu près toutes les formes d’équitation…
Filipe Graciosa : oui, j’ai fait de la compétition de dressage (notamment le Championnat d’Europe à Paris en 1977). J’ai été vétéinaire de courses d’endurance, je suis juge de dressage et juge de modèles et allures, j’ai été souvent président du Jury dans les concours ou les confirmations, notamment en France et en Belgique. J’ai fait des courses, de l’attelage en compétition à un, à deux ou à quatre…Felix Brasseur est un grand ami ! J’ai aussi attelé à cinq, mais pas en compétition sportive puisque cela n’existe pas ! (Rires)
C.S : Quel a été votre cursus équestre ?
F.G. : J’ai beaucoup monté à cheval avant ma naissance ! Ma mère était une cavalière émérite, et nous passions beaucoup de temps dans l’élevage familial.
A sept ans, pour aller à l’école du village, distante de quatre kilomètres, je prenais mon poney. Ma famille avait au village une maison avec des écuries pour les mulets et les chevaux de travail ; j’attachais le poney là, et je le reprenais le soir pour repartir !
Plus tard, quand j’ai eu quatorze ans, j’ai été au collège à Lisbonne et j’ai pu travailler chez le Maître Nuno Oliveira qui était encore à la Quinta do Chafariz ; j’ai travaillé avec lui six ans.
Puis j’ai fait mes études vétérinaires à Lisbonne. Je suis rentré comme responsable du dépôt d’étalons de la Coudelaria Nacional (le Haras National) à dix-neuf ans…
C’est à cette époque, en 1979, qu’a été fondée l’Ecole Portgaise d’Art Equestre.
C.S : Dont vous avez été co-fondateur...
F.G. : Oui, avec trois écuyers de premier plan : le Dr Guillerme Borba, Don José Althayde, Francisco Cancella de Abreu…
verticale donne au cheval une expression plus gaie !»
C.S : Qu’est-ce qui a fait naître cette initiative ?
F.G. : C’était une idée déjà ancienne, mise en place par le Dr Ruy d’Andrade (éleveur et zootechnicien célébre, ndlr) de faire revivre la Picaria Real (le manège royal). Il y avait une logique : nous avions déjà le Haras d’Alter, qui vait été fondé en 1748 dans le but précisément de fournir les chevaux pour la Cour et le manège royal. Ces lusitaniens de souche Alter sont particulièrement fins et réceptifs à la haute école.
Nous avions la méthode : notre doctrine est celle exprimée dans le célèbre traité d’équitation de Carlos Manoël d’Andrade
Luz da nobre e liberal arte da cavalaria*, datant de 1790.
Mais en revanche, nous n’avions pas de manège -et nous n’en avons toujours pas ! Au début, nous dépannions en montant le soir dans le petit manège du Jockey Club ! Nous avons commencé à former des élèves. En 1996, il y avait quinze écuyers et soixante chevaux.
Puis, nous avons commencé à travailler au Palais de Queluz, où nous sommes toujours : des carrières ont été aménagées près des écuries.
C.S : Il y a pourtant eu un projet d’aménagement de l’actuel musée des Carosses à Belen pour faire un très beau manège...
F.G. : Cela n’a pas pu aboutir. Actuellement, il y a un autre joli projet, celui d’installer l’Ecole sur le site de Belem, mais dans les anciennes écuries militaires situées derrière le musée des Carosses, où il pourrait y avoir 1200 places assises. C’est au centre de Lisbonne, dans un quartier noble qui doit être amélioré du point de vue touristique.
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laetitia :
Le 29/12/2009 à 23h21
Cher lecteur,
Merci de l'intérêt que vous portez à notre revue, et de votre commentaire (ceux-ci toujours constructifs).
Toutefois, l'interview d'une personnalité est destinée à apporter un éclairage sur la personne, un témoignage vivant de sa vision des choses, de ses souvenirs et de ses idées. En aucun cas, cette interview n'était censée être un cours d'équitation. Mais rassurez-vous, le Dr Filipe Figueiredo Graciosa faisant partie des Conseillers techniques de Cheval Savoir, il interviendra régulièrement dans différentes rubriques notamment "Bloc Notes, " Tribune" et bien sûr, "Vos questions, leurs réponses", en apportant alors des conseils pratiques de grande valeur. N'hésitez pas à lui poser vos questions par l'intermédiaire du magazine !
Très cordialement
Laetitia Bataille
Rédactrice en Chef
tessun :
Le 26/12/2009 à 10h33
Un article décidément très superficiel et sans réel contenu pour rendre compte du savoir faire et de l'expérience d'un des personnages qui compte parmi les plus "grands" en matière de dressage à l'heure actuelle. Décevant!!!