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Les robes du cheval : l’alezan

Par Amélie Tsaag Valren, et Virginie Népoux, Docteur en biologie (Université de Lausanne, Suisse)


N°40 Février 2013
3 Commentaire(s)
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Parce qu’il est temps de sortir du noir et de célébrer les jours qui s’allongent, le second article de notre série consacrée aux robes s’attache à l’alezan, couleur de feu. Aussi fréquente qu’elle est facile à reconnaître et à obtenir, cette robe est par son nom comme sa définition restée la même depuis des siècles. Mais la génétique réserve toujours quelques surprises…

Dans le précédent article, nous avons présenté la robe dite « noir pangaré », l’ancien bai-brun. L’alezan est en comparaison une robe très simple, tant par sa définition que par sa génétique. Selon la classification des Haras Nationaux, elle appartient à la famille… des alezans, avec le « café au lait », l’alezan brûlé et le palomino. Classification assez respectueuse de la réalité génétique, même si le terme « café au lait » reste problématique.

Poney finlandais
Ce poney finlandais est un alezan « classique ». © Photo de Pitke, licence C.C. générique

« Alezan » est un nom connu depuis 500 ans ! Rabelais, l’auteur du célèbre Gargantua, en parle déjà dans son roman. Le mot est emprunté à l’espagnol alazán (connu depuis 1280), et non directement à l’arabe al hisān désignant le beau « cheval de race », comme on l’entend souvent dire. Cependant, la langue espagnole est influencée par l’arabe.

Les variations de la longueur du poil et l’action du soleil sur les crins peuvent entraîner des dénominations différentes

Les définitions sont simples et toute concordantes, de la minimale, « robe et crins de couleur fauve tirant sur le roux » à la plus complète. Comme pour toutes les robes de bases, l’alezan s’accompagne d’yeux foncés (sauf si une marque blanche les atteint, auquel cas ils peuvent être bleus) et d’une peau dans les tons gris à noir, sauf sous les marques blanches où elle est rose. Ces marques blanches sont généralement plus fréquentes et plus étendues chez les alezans que chez les chevaux d’autres robes (pensons aux nombreux Bretons qui « boivent dans leur blanc »), sans que la raison n’en soit scientifiquement connue. Enfin, la robe alezane ne comporte aucun poil noir.

Du palomino au « chocolat »

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3 commentaire(s) »

ecuriesdargent :
Le 02/04/2013 à 14h50

Enfin des articles complets sur les robes des chevaux. J'espère que vous irez jusqu'au bout, avec toutes les nouvelles particularités des robes tachetées ou autres robes champagne etc. qui sont si difficiles à définir. Merci !

ecuriesdargent :
Le 14/04/2013 à 11h16

Pouvez-vous expliquer cette phrase "Le gène pangaré, propre aux races rustiques et anciennes, entraîne une décoloration du bout de nez (qui est “enfariné”) et du ventre, il agit sur l’alezan et le bai, mais pas sur le noir."
Est-ce à dire que le noir pangaré n'existe pas ??

valren :
Le 14/04/2013 à 11h55

Bonjour, c'est ce que nous expliquons dans l'article consacré à la robe noir pangaré : http://www.cheval-savoir.com/1156-robes-cheval-noir-pangare

La dénomination "noir pangaré" est un non-sens, car ces chevaux ne sont ni noirs, ni porteurs du gène pangaré.

Article publié le 18-02-2013

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