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Viande de cheval : des horreurs en cascade !

Par Amélie Tsaag Valren.


N°40 Février 2013
5 Commentaire(s)
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Après les lasagnes, une série de tests effectués en Europe révèlent la présence de viande équine dans une quantité… industrielle de plats cuisinés, y compris ravioli et tortellini. Une quinzaine de pays européens sont désormais touchés.
De son côté, Spanghero a retrouvé une partie de son agrément sanitaire, ce qui permet aux salariés de recommencer à travailler. La société fait l’objet d’une perquisition depuis ce mardi après-midi.

La multinationale Nestlé, qui gère la grande marque Buitoni, aurait préféré se passer d’une telle publicité : suite à des soupçons de présence de viande de cheval dans des ravioli et tortellini, elle a rappelé de nombreux produits des rayons en Espagne et en Italie, ce qui fait de ces deux pays les derniers entrants dans le scandale du horsegate.

Devant le rayon des conserves
Devant le rayon des conserves, le doute se porte maintenant aussi... © L.Bataille

Steaks hachés, lasagne, cannelloni, moussakas, maintenant ravioli et tortellini, tous les plats cuisinés contenant de la viande hachée semblent touchés. Le 18 février, les magasins hard discount Lidl ont annoncé le retrait de multiples produits à la viande de cheval camouflée, goulasch, ravioli et penne bolognaise, dans les magasins de Finlande, du Danemark, de Suède et de Belgique. Ce qui implique de nouvelles sociétés, à savoir Dreistern et Copack, basées en Allemagne et en Belgique. Combien d’autres ont -consciemment ou non- trempé dans les magouilles, trompé leurs clients et insulté les amoureux des chevaux du monde entier ?

Un rétablissement partiel des agréments sanitaires

Le 18 février, Stéphane Le Foll, Ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt, a déclaré le rétablissement partiel des agréments sanitaires de Spanghero, ce qui permet aux salariés, inquiets pour leur avenir, de reprendre (en partie) leur travail. Le négoce de viande reste interdit à la société.

Ravioli
Rien ne prouve que les fraudes se limitent aux produits surgelés... © L.Bataille

Aujourd’hui, 19 février, Spanghero fait l’objet d’une perquisition visant à découvrir les dessous de l’affaire… ou comment 750 tonnes de viande de cheval sciemment achetées ont pu être transformées en 4,5 millions de plats cuisinés frauduleux, qui par ricochet se sont retrouvés dans les rayons des magasins de 13 pays européens.

D’autres conséquences ne se sont pas fait attendre : JBS, leader mondial de la transformation de viande de bœuf, a déclaré qu’il cessait provisoirement de commercialiser la viande européenne, et Comigel, qui traite avec Spanghero, s’est excusé auprès de Picard Surgelés pour leur avoir fourni des plats à la viande de cheval malgré la demande du géant des surgelés, qui refusait de travailler avec la société basque.

Une double insulte

Tandis que les médias multiplient les reportages expliquant que la viande de cheval est saine et même très bonne pour la santé, et qu’il n’y a aucun risque sanitaire à en manger… aucun industriel impliqué n’a reconnu publiquement sa faute. Et surtout, aucun d’eux n’a présenté d’excuses sincères aux non-hippophages, que nous refusions la viande équine pour des raisons religieuses, par conviction ou par amour du cheval.

La simple vision de viande de cheval est pénible pour certains d’entre nous, la perspective d’en avoir mangé à notre insu peut devenir, elle, presque insupportable. À ce titre, nous, cavaliers non-hippophages, sommes en droit d’exiger des excuses des responsables.

Excuses que nous attendons depuis plus d’une semaine…

5 commentaire(s) »

Jea-Michel [invité] :
Le 20/02/2013 à 03h55

On ferrait bouffer du cochon a un arabe..............................

Laure [invité] :
Le 20/02/2013 à 09h53

Bien fait pour les consommateurs de ces produits ...

Si même les fabricants eux-mêmes se font avoir, comment peut-on leur faire encore une fois confiance ?

La consommation de produits industriels c'est des produits malsains, de la destruction d'emplois, de la pollution, du gaspillage, et une agriculture/élevage industriel. Bref un véritable irrespect de notre nourriture et bien-être

schizo :
Le 21/02/2013 à 08h12

Ce sujet n'a aucun intérêt vis à vis à la pratique de l'équitation, ni aucun caractère informatif compte tenu du matraquage médiatique général dont il est l'objet.
Pour moi, il n'a pas sa place dans Cheval Savoir.

Ma Planète Cheval Me Dit [invité] :
Le 21/02/2013 à 09h02

Viande équine dans le 100% pur boeuf ; conditions d'élevage scandaleuses (voir l'émission suisse «Kassensturz» de mardi dernier) ; pratiques d'abattage révoltantes ; consommation de la viande de cheval en progression... Stop !
C'est à nous les équitants, à nous TOUS, de militer, de résister, de parler, d'expliquer que non, le cheval n'est définitivement pas un animal de boucherie ! Plus fragile, plus délicat à élever, plus gourmand en espace que toutes les autres espèces... : il est une foule d'arguments économiques et pragmatiques qui plaident en faveur de l'abandon de l'hippophagie, bien mieux que toute sensiblerie.
maplanetechevalmedit.com

laetitia :
Le 21/02/2013 à 18h41

Nous respectons tout à fait votre point de vue, Schizo, mais les très nombreuses lettres de nos lecteurs ainsi que les commentaires postés sur nos articles ayant trait à ce sujet nous montrent que ces événements, qui sont liés au problème général de l'hippophagie, concernent absolument une revue équestre comme Cheval Savoir, qui, depuis sa création, s'est impliquée dans tous les problèmes de protection animale. D'ailleurs, nous ne nous contentons pas de citer des faits relevant de l'actualité, nous cherchons, par nos enquêtes, à en savoir plus sur l'organisation de l'hippophagie et sur ses abus présents -et possiblement futurs. N'est-ce pas notre rôle ?

Très cordialement

Laetitia Bataille
Rédacteur en Chef

etrier [invité] :
Le 02/03/2013 à 22h32

Tout équidé peut entrer à l'abattoir très facilement, la preuve :il suffit de posséder son carnet et le feuillet de traitement médicamenteux tamponné par un vétérinaire, pas besoin de justifier de la propriété.

Vous voulez un exemple concret tout récent de Février 2013 !
un double poney non destiné à la consommation, a été subtilisé par un maquignon le 02/02/2013, il l'a revendu à un boucher chevalin, ce double poney a été abattu le 04/02/2013 avec un feuillet traitement médicamenteux falsifié.

La boucherie en question vante la qualité de sa viande et l'achat sur pied des équidés ?!, Sachez que le boucher ne voit pas l'animal à l'entrée de l'abattoir, tout ce qu'il voit c'est sa sortie de la chaîne d'abattage sous forme de carcasse coupée en deux avec le ticket de pesée qui reprend le poids à chaud et le poids à froid et le numéro de transpondeur et le numéro SIRE. Soit ces carcasses lui sont livrées ou il va les chercher.

Vous pensez-bien que le boucher à d'autres choses à faire que de déchiffrer les numéros SIRE pour savoir à quel type d'équidés cela correspond, pur-sang, trotteur, ONC.

Comment savoir si ce double-poney n'avait pas reçu de substances pharmaceutiques, puisque le feuillet présenté, est falsifié avec une date précédent de deux mois la subtilisation de l'équidé ?

Comme quoi on nous fait croire ce que l'on veut !

Plus de détails, sur la qualité de la viande de cette boucherie sur le site de La Voix du Nord, un article relatif aux Lasagnes du 15/02/2013



Article publié le 19-02-2013

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