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Deux approches du dressage

Dernière moisson à peine sortie de l’imprimerie : deux livres intéressants, complètement différents, mais qui tous deux invitent à réfléchir et à progresser en dressage.

Cadence et amplitude 

Par Guillaume Henry

Guillaume Henry, instructeur et cavalier de dressage, enchaîne les parutions très régulièrement. Suivant une progression méthodique, il est en train de nous distiller, ouvrage après ouvrage, un véritable traité d’équitation selon un découpage transversal où chaque thème, même ceux qui paraissent basiques, est traité à fond. Dans cette série, il a déjà abordé différents sujets, notamment « L'usage des mains" et "L'usage des jambes", « Assiette et position »… Voici maintenant « Cadence et amplitude ».

Cadence et amplitude

Agréablement illustré par les dessins très justes de Marine Oussedik et des photos plutôt mieux choisies que dans ses précédents livres, ce nouveau manuel fournit un rappel des définitions et des notions de base, et va ensuite dans une réflexion très bien menée. J’aime particulièrement le dernier chapitre et la description des « galères » des allongements sur la diagonale : cheval qui « emmène son cavalier de force –on peut dire qu’il le dépasse, le tracte – ce dernier n’ayant pour solution que de rester accroché aux rênes (façon ski-nautique) et/ou de verrouiller ses épaules en arrière pour encaisser les foulées ». C’est hélas ce qu’on voit (presque) partout. Cadence et décadence.

Un petit manque : dans le paragraphe « Du côté du cavalier » au sujet de l’amplitude, GH écrit : « c’est l’assiette qui déclenche l’allongement ». Bien sûr. Mais il aurait fallu préciser que le dos ne doit pas se vousser lors de cette action d’assiette. Certes l’auteur nous dit que le dos doit « rester droit et tenu ». Mais est-ce assez clair ?

Enfin, en toute dernière page, des lignes sympathiques. C’est souvent comme cela dans les livres de Guillaume : on a l’impression qu’une fois arrivé au terme de son travail, il « se lâche » et dans ses ultimes recommandations, délivre souvent ses messages les plus originaux et les plus justes : « (soyez attentif à)... votre fonctionnement, chacune de nos qualités et de nos défauts se répercutant – presque par mimétisme – sur notre monture. En d’autres termes, en désignant le « défaut » que vous observez chez votre cheval, corrigez-le d’abord sur vous-même. »

Voilà qui rejoint de ce que dont nous avons parlé plusieurs fois dans CS : la recherche d’une isopraxie cheval/cavalier !

Cadence et Amplitude

Par Guillaume Henry
Belin, Ed.
64 pages. 12 €

De l’Ethologie au dressage

Par Sandrine Dhondt

« Manuel pratique pour allier deux domaines de connaissances »...
On grimace un peu en voyant encore le mot éthologie, récupéré cette fois pour le dressage. L’idée, en soi, est tellement louable qu’elle devrait être évidente. On se demande si elle est vraiment nouvelle. Encore faut-il savoir de quelle «éthologie » on parle, car le mot est devenu un fourre-tout, synonyme de secours aux incapables ou de garantie de bonnes pratiques.
Brenda Wahler, dans son article ce mois-ci démontre la proximité entre le natural horsemanship –qui équivaut à l'équitation éthologique en version originale sous-titrée – et les ouvrages des maîtres classiques.

De l’Ethologie au dressage

Sadrine Dhondt a le mérite d’avoir mené une réflexion personnelle à partir de différents courants de pensée (Parelli, Lyons, Faulkner) de l’avoir mise en mots dans un livre assez ambitieux (200 pages), avec une approche nuancée. Certes, il y a les inévitables sept jeux –ces fichus sept jeux dont on sait qu’il y a beaucoup à redire ! Mais justement, Sandrine Dhont y apporte le bémol nécessaire, notamment quand elle parle du fameux join-up®. Elle partage les vues d’Andrew McLean, en disant que la désensibilisation par « approche-retrait » est un apprentissage par renforcement négatif. Bref, elle n’est pas tombée de la dernière pluie éthologique (elle est titulaire d’un diplôme universitaire sur le sujet). Elle cite d'ailleurs cette jolie phrase d’Andy Booth qui dit : « Pousse la bulle de savon, mais sans la faire éclater... »

Après s’être placée du point de vue du cheval, elle se place de celui du cavalier, qui peut retirer de tout cela une approche plus réfléchie. L’auteur propose des ponts et des pistes, qui aboutissent, dans la deuxième partie du livre, à traiter plus précisément du dressage, abordé dans une optique de légèreté.

De l’Ethologie au dressage

Par Sandrine Dhondt
Belin, Ed.
200 pages ; 22€

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1 commentaire(s) »

marqui :
Le 05/03/2013 à 15h15

j'aime beaucoup les livres de G. HENRY, je m'y réfère régulièrement pour ôter un doute par exemple, en voilà un autre qui fera partie de ma bibliothèque d'ici peu.

Article publié le 27-02-2013

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