La feira de Golega
N°5 - Novembre 2009 | Vues : 438
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Découverte.
Le spectacle est partout : dans la rue d’abord, où circulent sans arrêt chevaux montés et attelés, partant de leur écurie (chaque maison, à Golega, s’assortit d’une petit cour où s’alignent des boxes) pour rallier la place centrale du village, où se passent les choses sérieuses.
Le centre de la ville est en effet occupé par une vaste place, dont le centre lui-même constitue une immense carrière d’évolution pour les milliers de chevaux qui envahissent la ville durant les dix jours de la foire.
Autour de la carrière centale, un anneau concentrique, vaste piste sablée : c’est la manga, où chacun est libre d’évoluer à sa guise et à toutes les allures, à cheval ou en attelage, sans inscription, autorisation, ni sélection. A Golega, on suit la coutume vieille de deux siècles : on amène son cheval pour le montrer, peut-être le vendre, et en tous cas s’amuser.
Jusque vers onze heures du matin, un calme relatif semble régner, et la fameuse manga est très peu remplie, à tel point que l’on peut sans problème longer un cheval sur la piste. Il n’en sera pas de même quelques heures plus tard : dès le début de l’après-midi, le rythme va s’accélérer : cavaliers et attelages vont arriver, s’engouffrer dans l’anneau et y tourner pendant plusieurs heures. Jusqu’à une heure avancée de la nuit, le rythme ne s’y ralentira pas.
La feira do cavalo…cette “foire du cheval” existe à Golega depuis le milieu dix-huitième siècle, époque à laquelle les paysans se retrouvaient dans ce petit village de l’Alentejo, région d’élevage du centre du Portugal, pour acheter et vendre des ânes, des mulets et quelques chevaux utilisés pour à garder les troupeaux de taureaux.
La foire a traditionnellement lieu début novembre -on l’appelle la foire de San Martinho, et c’est bien souvent un été de la Saint Martin qui répand sur la ville une délicieuse tiédeur d’arrière-saison.
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