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Un nouveau Président pour Allège Idéal

L’association Allège Idéal, dont Cheval Savoir est particulièrement proche, a tenu son Assemblée générale le 14 novembre dernier. Le Colonel Carde, co-fondateur et Président sortant, a passé le flambeau à Bernard Maurel, cavalier de dressage bien connu.

Le Colonel Carde a été co-fondateur de l’Association et en assumé la présidence depuis sa création. Il a souhaité passer la main. Il résume les débuts de l’association et nous retrace les grandes lignes de son action : “Jean d’Orgeix m’a convaincu de créer l’association en 2002 parce qu’il estimait que la discipline du Dressage avait tendance à oublier ses racines classiques, et que de sérieuses dérives se faisaient jour : perte de la légèreté dans une équitation de compression, nuques rarement en place, muserolles bloquées etc...L’association s’est alors donné comme objectif de faire respecter l’article 401 du règlement FEI dans les concours de Dressage. Cet article, en effet, précise les contours d’une véritable équitation académique.
Monsieur Maurice Druon a spontanément accordé son parrainage, plaçant dès le départ Allège Idéal sous le signe de la culture et de la qualité”.

Juger ou entraîner ? il faut choisir…

Les interventions ont essentiellement été conduites par le Président en direction de la FEI. Entre autres actions, Allège Idéal a demandé à Madame la Présidente de la FEI que les juges-entraîneurs aient à choisir pour une année donnée entre juger ou entraîner, et que soit modifié en conséquence l’article 9.6 de l’annexe III du règlement de Dressage. Allège Idéal a également demandé que les grincements de dents et fouaillements de queue, incompatibles avec la notion de « cheval heureux » soient réellement pris en compte par la notation des juges comme prévu à l’article 416.2.1

Allège Idéal a également demandé au Président de la Task Force (mise en place en 2009 à la FEI en remplacement de la commission de Dressage) que soient respectés les articles 419 et 401 et que l’hyper-flexion de l’encolure soit interdite sur les terrains de compétition. Suggestion que la détente des concours soit surveillée par un juge officiel, et même notée.

Concernant l’avenir, l’Association s’est donné comme but pour l’avenir d’obtenir que les épreuves soient jugées autrement. La formule actuelle du jugement a montré ses insuffisances et ses limites. L’association a donc lancé un projet de notation plus analytique. Ce projet devrait simplifier et clarifier le jugement. Il est en experimentation et devrait s’avérer très utile.
Le 14 novembre, le conseil d’administration a élu Bernard Maurel, juge International Officiel de la FEI, président de l’association. "Juge apprécié, Bernard Maurel est une personnalité connue dans le monde entier", explique le Cl. Carde, "je ne doute pas qu’il saura continuer à diffuser avec efficacité le credo de l’association dans l’intérêt de l’équitation et celui des chevaux".