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Michal Rapcewicz : des plaies à vif sur les flancs de son cheval

Le cavalier olympique de dressage Michal Rapcewicz a été exclu ce week-end d’un concours à Zhashkiv, en Ukraine, son cheval présentant des plaies à vif manifestement dues à l’usage pour le moins intempestif des éperons. Un « carton jaune »... mais pas d’amende.

Le dressage serait-il décidément la discipline équestre où il y a le plus d’abus ? On pourrait le croire. Nouveau scandale, en effet, au concours qui se déroulait ce week-end à Zhashkiv, en Ukraine, et constituait l’étape finale de la Coupe du Monde de dressage pour la Ligue d’Europe centrale de la FEI.

Le dressage
Le dressage : discipline d’élégance, mais où règnent souvent les abus. © Fotolia

Le cavalier polonais Michal Rapcewicz a été l’objet d’une exclusion du concours et a reçu un « carton jaune ». Rappelons que l’attribution d’un « carton jaune » est un avertissement prévu par le règlement de la FEI dans le cadre des mesures de protection des chevaux. (Lire l’interview que le Colonel Carde avait accordée à Cheval Savoir au sujet du « carton jaune » au moment où la FEI avait mis en place cette mesure.)

Randon, le cheval que montait le cavalier ce jour-là présentait en effet des plaies vives sur les flancs, manifestement dues à l’usage des éperons. Un usage... forcené, on imagine.
Rappelons que Randon est le cheval avec lequel Michal Rapcewicz a participé aux Jeux Olympiques de Londres en 2012, où la Pologne s’est classée huitième.

Le cavalier n’a été soumis à aucune amende, mais encourt une mise à pied de deux mois (seulement !) en cas de récidive dans les douze mois à venir.

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9 commentaire(s) »

henri [invité] :
Le 03/04/2013 à 08h34

C'est vraiment pas cher payé vu le préjudice qu'un tel procédé apporte a la discipline...

Anna [invité] :
Le 03/04/2013 à 12h48

Oui, pourquoi tant de clémence ????? Surtout quand la légende de la photo précise qu'il "règne souvent des abus" dans cette discipline. Ca fait froid dans le dos...

dragonelly :
Le 03/04/2013 à 14h16

Je trouve aussi que c'est très peu cher payé... Mais j'ai quand même l'impression que le changement est en route, car au moins, quelqu'un a osé mettre une sanction ! J'espère que les juges vont continuer dans cette voie. J'espère qu'ils vont sanctionner de plus en plus sévèrement les abus !

laetitia :
Le 03/04/2013 à 17h10

Chers lecteurs

"Pas cher payé" est un euphémisme, puisqu'en l'occurrence, le cavalier n'a été condamné à aucune sanction financière. Des abus, oui, il en règne beaucoup dans cette discipline : lisez aussi l'article récemment consacré à la mise à pied (avec amende de 4000 euros) de la cavalière Ulrike Prunthaller, son « coach » étant, lui, condamné à une amende de 5000 euros...
(http://www.cheval-savoir.com/1262-cavaliere-autrichienne-dressage-ulrike-prunthaller-condamnee-maltraitrance)

Mais comme le dit Dragonelly, les choses sont en train de changer, et une revue comme Cheval Savoir se doit d'informer régulièrement ses lecteurs à ce sujet.
Cordialement
Laetitia Bataille


dragonelly :
Le 03/04/2013 à 17h23

Merci d'ailleurs à Cheval Savoir pour son intégrité ! C'est la meilleure revue équestre que je connais et de très loin !

Eléonore [invité] :
Le 20/06/2013 à 21h34

Des abus, ils en existent dans toutes les disciplines et c'est bien triste. Ce que je trouve dommage et agaçant, c’est cette position que semblent prendre certains journalistes en ce moment, comme si on cherchait à tout prix à prouver que le dressage est une discipline de barbares. Sur les centaines de milliers de cavaliers qui pratiquent cette discipline, les cas de maltraitances restent (heureusement) rares et sanctionnés. Michal Rapcewicz a été "sanctionnée" ou du moins prévenue. Que cette sanction soit suffisante ou non, nous n’en savons pas grande chose en fait. Il y a de plus peu d’information sur la réelle cause de ces blessures aux éperons (cas qui ne sont pas « excusables », mais qui peuvent arriver).
« Un usage... forcené, on imagine. » : imaginer, c’est bien, mais que disent les faits ? Les faits disent-il que Michal Rapcewicz s’est-elle acharnée sur les flancs de son cheval via des coups de talons forts et répétitifs en négligeant totalement le bien être de sa monture ? (ce qui serait impardonnable) Ou bien les faits disent-ils qu’elle ne s’est pas rendue compte que son cheval blessait et a accentuer les plaies malgré elle ? (ce qui serait plus un accident) Ce sont quand même deux situations totalement différentes, renvoyant une image diamétralement opposées et qui vont influencer différemment les lecteurs et les représentations de la discipline. Le dressage est pourtant une très belle discipline mais j’ai l’impression qu’on ne veut que présenter ces mauvais côtés, en ce moment. Attention je n’accuse ABSOLUMENT PAS le rédacteur de cet article, je m’attriste simplement d’une généralité que je vois un peu partout ces derniers temps, voire, une situation qui m’effraie. J’ai peur, qu’à force, tous croient que Le Rollkur est une pratique acceptée par les cavaliers de dressage et que le jour où j’aurai le malheur de faire une mauvaise action de main qui fermera trop mon cheval, je me retrouverai en photo sur Internet en tant que barbare qui pratique le rollkur et maltraite sa monture. Certains cavaliers ne méritent pas de si majestueux compagnons, c’est sûr, mais d’autres font leur maximum pour pratiquer le dressage avec harmonie et souplesse, mais malheureusement, ceux-là restent comme dans l’ombre des « barbares » au point que l’image de la discipline s’en trouve ternie.

Encore une fois je n’accuse absolument pas vos rédacteurs et je ne juge aucunement votre article, car vous faites un excellent travail. Je parle de représentation générale.

Eléonore [invité] :
Le 20/06/2013 à 21h50

Et allez savoir pourquoi j'ai parlé de Michal Rapcewicz au féminin. La fatigue fait faire de grosse faute... ha ha

Bonne soirée et bonne continuation.

laetitia :
Le 20/06/2013 à 23h39

Votre commentaire est très pertinent, Eléonore, car il faut se garder de diaboliser l'ensemble d'une très belle disciplines -le dressage- sous prétexte que certains commettent des abus. Entre la chasse aux sorcières (qui serait une autre forme d'abus) et la complaisance (si souvent constatée) il y a une place pour l'objectivité. C'est là que nous essayons de nous situer.
Sans rejeter les selles, les embouchures et les fers, nous cherchons à sensibiliser tous les cavaliers à une équitation aussi "compréhensive" que possible envers le cheval, et nous sommes vigilants.
Merci de vos encouragements pour notre travail.

Laetitia Bataille
Rédactrice en Chef

dust :
Le 26/06/2013 à 08h26

il avait oublié son tube de cyanolite pour recoller des touffes de poils?...

Article publié le 02-04-2013

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