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Les robes du cheval : le bai

Par Amélie Tsaag Valren, et Virginie Népoux, Docteur en Biologie.


N°43 Mai 2013
3 Commentaire(s)
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La plus répandue des robes du cheval, le bai, figure depuis les origines dans ses ressources génétiques. Troisième article de notre série haute en couleurs, celui-ci se penche sur la plus classique des robes, que chacun croît connaître mais dont les secrets génétiques et la sélection ne sont pas des plus simples, loin s’en faut...

Le bai relève du même groupe – celui des robes « de base » - que le noir, le bai-brun / noir pangaré et l’alezan, dont nous avons déjà parlé. Une robe que tout équitant connaît ! Il n’existe quasiment pas de club, pas d’élevage sans au moins un cheval bai… C’est de loin la robe la plus répandue. Rien d’étonnant, à la fois dominant et présent chez les premiers chevaux sauvages, le bai existe chez toutes les races, ou presque...

Onda de la Combe
Onda de la Combe, jument lusitanienne baie. © L.Vargas Photography

Comme l’alezan, la robe baie est connue et nommée au moins depuis le Moyen Âge. Son nom provient du latin « badius ». Elle doit une grande partie de sa popularité à un destrier légendaire chanté dans toutes les cours d’Europe occidentale à cette époque, le cheval Bayard, dont le nom d’origine germanique signifie… « très bai ». Ce nom propre passe dans le langage courant, « un cheval bayard », c’est un cheval bai… Abus de langage un peu comme nous en faisons en appelant la bande adhésive du « Scotch™ » !

Des « chevaux rouges »

La robe connaît un grand succès grâce à son classicisme et sa fréquence, elle est recherchée pour composer des attelages homogènes et la cavalerie militaire qui apprécie les chevaux peu voyants (en particulier la nuit) trouve dans les bais des auxiliaires de choix.

Il y a un lien entre les différentes variations du bai et les gènes du cheval, mais l’utilisation de l’une ou de l’autre des appellations ne dépend toujours que… de l’appréciation visuelle

Chez les trait, les bais sont parfois (comme les alezans) surnommés des « chevaux rouges » ! Au début du XXe siècle, quand nos puissants chevaux de traction vivent leur âge d’or, on distingue trois « races » en France : la race blanche qui compte les Percherons et les Boulonnais, la race noire en la personne du trait Nivernais (maintenant disparu), et la race rouge, l’Ardennais et ses dérivés que sont l’Auxois et le trait du Nord (voir l’article paru sur « Le rameau ardenno-flamand »)...

  • Comment obtenir un poulain bai ?
  • Les robes du cheval : le noir pangaré
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    3 commentaire(s) »

    :
    Le 23/05/2013 à 13h44

    Mesdames,

    Tout d'abord, je vous remercie beaucoup pour cet article très instructif et j'attends avec impatience la suite de cette série sur les robes, beaucoup plus élaborée que le manuel d'identification des équidés publié par l'IFCE.

    J'aurais deux problèmes à vous soumettre :

    - Certains suggèrent de réformer la classification proposée par les Haras nationaux en intégrant notamment le bai dans la famille du noir, le bai étant alors considéré comme un "noir dilué par le gène Agouti". Qu'en pensez-vous ? Le gène Agouti est-il réellement un gène de dilution ?

    - Quelque peu hors sujet, ma seconde question concerne la robe du cheval Colorit, monté par l'Allemand David Will et gagnant de l'étape coupe du monde de 's-Hertogenbosch de CSO. Pourriez-vous m'aider à la déterminer avec exactitude, s'il vous plaît ?

    Un grand merci d'avance pour vos lumières !

    valren :
    Le 25/05/2013 à 00h04

    Bonsoir,

    Concernant la classification, nous avons abordé le problème dans l'article récapitulatif des robes du mois de novembre 2012 : http://www.cheval-savoir.com/1136-robes-cheval-comment-retrouver-vraiment

    Agouti n'est pas un gène de dilution, c'est plutôt un gène "de répartition" qui restreint la pigmentation noire à des zones précises (aux crins et au bas des jambes pour le bai, par exemple). Il y a génétiquement cinq robes de base : alezan, bai "wildtype", bai, bai-brun / noir pangaré et noir. L'existence du bai "wildtype" n'est pas encore certaine et de toute façon, cette robe est déjà partout classée avec le bai.

    Classer le noir avec le bai n'a pas vraiment de sens... il y a des robes "de base", puis différents gènes qui agissent dessus.

    Pour Colorit, je n'ai pas trouvé de photo haute résolution, mais visiblement il est enregistré comme un gris, a la peau noire et les yeux foncés. Il est certain que ce n'est pas un truité, mais il serait intéressant de savoir s'il est né foncé et a grisonné. Sinon, je pencherais pour une forme rare de pie.

    katinen :
    Le 26/05/2013 à 20h24

    Un très grand merci pour vos réponses !

    Article publié le 10-05-2013

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