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Des tournois aux carrousels

Par Amélie Tsaag-Valren


N°43 Mai 2013
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Le mot « carrousel » évoque chez les enfants ces vieux manèges aux chevaux de bois, issus du faste des cours royales du XVIIe. Des quadrilles de chevaux baroques montés par des nobles superbement costumés, sur une musique d’opéra. La naissance des carrousels en France accompagne la fin des tournois de chevalerie, leur succès est indissociable du Grand Siècle. Retour sur une histoire oubliée…

Depuis la plus haute Antiquité, quiconque parvient à se hisser sur le dos du cheval et à y rester acquiert une autre stature. Des premiers combattants Celtes aux derniers rois de Frances, notre animal favori a de tous temps défini la noblesse du pays. Cette histoire commune connaît de grandes mutations au fil du temps... Cinq siècles avant nous, l’arrivée de la poudre à canon sur les champs de bataille entraîne un chamboulement tel que le monde équestre français mettra plus de deux cents ans à s’en remettre. Deux cents ans durant lesquels des chevaliers en armure se muent en courtisans raffinés, en fins cavaliers de dressage classique…

Des tournois aux carrousels
© D.R.

Entre le tournoi et le carrousel, il paraît se trouver un fossé, voire un abîme. Tous deux n’en sont pas moins des exercices collectifs pratiqués par la noblesse.

Chevaliers et destriers

Au Moyen Âge – voir l’article consacré au destrier dans Cheval Savoir de septembre 2012 - le cheval est l’emblème de la chevalerie… nommément, symboliquement et sur le terrain. Principale force militaire de l’époque, les chevaliers pratiquent une équitation brutale en rapport avec celle de la Renaissance, comme en témoigne la longueur de leurs éperons. S’il y a dressage, ce dernier se borne à des mouvements simples. L’entraînement des cavaliers et des chevaux passe par des jeux militaires exigeant des voltes et de puissantes charges au grand galop, destinées à vaincre l’adversaire en joute comme à la guerre. Bien que le destrier ne soit pas un cheval de trait (plutôt un animal de selle trapu, du type Mérens) et qu’il porte moins de poids que beaucoup d’historiens ont pu l’imaginer, le monde des chevaliers médiévaux n’en est pas moins empreint de violence et de virilité martiale… mais aussi de foi et de vertu.

Les premiers préceptes de l’équitation classique sont importés d’Italie, en particulier grâce au traité d’équitation de Féderico Grisone

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Article publié le 10-05-2013

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