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La sélection du Mérens, du Haflinger et du Fjord : du montagnard au sportif 

Par Amélie Tsaag-Valren.


N°43 Mai 2013
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Depuis des décennies et pour répondre à la demande toujours plus forte des cavaliers recherchant un cheval sport-loisir « familial », les associations d’éleveurs « affinent » les anciennes races rustiques de montagne. Le Mérens, le Haflinger et le Fjord, pour ne citer qu’eux, ont vu leur modèle évoluer en taille, en masse et en aspect pour devenir des « sportifs polyvalents », bien éloignés des animaux à vocation agricole et utilitaire qu’ils étaient autrefois. Avec quelles conséquences ?

Les hippologues du XIXe, qui n’avaient pas nos moyens scientifiques mais un œil d’expert tout de même bien affuté, savent déjà que « le cheval est le résultat du milieu où il vit ». Rien d’étonnant à ce que le désert donne de fins Arabes et Akhal-Tekes, les marais des Poitevins et des Flamands aux énormes sabots, et les montagnes… de petits chevaux compacts aux crins abondants, au garrot peu sorti (garant d’un centre de gravité très bas) et aux jarrets clos (permettant au cheval de cheminer sur d’étroits sentiers).

Un Fjord en compétition de dressage
Un Fjord en compétition de dressage : est-ce bien raisonnable ? © Cornelia Pretsch-Fotolia

Avant la démocratisation de l’équitation, ces animaux sont élevés pour travailler dans leur région difficile : on les recherche dotés d’un pied sûr, aptes au bât et surtout, de bon caractère. La couleur de leur robe est accessoire : le Mérens est noir depuis l’Antiquité, le Fjord a gardé la sienne depuis des siècles, quant au Haflinger, ses fondateurs sont certes « de couleur », mais c’est avant tout pour leur modèle qu’ils ont produit.

Le milieu équestre connaît une foule de bouleversements au XXe siècle, le « cheval de travail montagnard » perd sa fonction historique face aux machines. Il faut le reconvertir, et pour nos trois races, la même sélection est toute trouvée : celle du cheval de sport et de loisir à la robe attrayante, qui puisse être monté par les familles.
Il serait temps de reconnaître la sélection « sport-loisir » de ces races pour ce qu’elle est : une transformation de leur modèle.

Aussi sévères que puissent être les critères de sélection, Fjords, Haflingers et Mérens ne pourront guère devenir des races adaptées aux disciplines olympiques de haut niveau.

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Article publié le 12-05-2013

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