Randonnée équestre : l’hiver aussi…
Guide de Tourisme équestre
N°6 - Déc / Janvier 2010 | Vues : 618
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Si la neige est poudreuse ou gelée, le cheval marchera dessus sans aucun problème. Mais si elle est collante, elle s’agglutine sous les pieds et forme un gros bloc qui augmente de volume à chaque pas, selon le principe de…la boule de neige ! Le cheval est déséquilibré, il risque une entorse du boulet, voire une chute. Les vieux trucs (badigeonner la sole avec du saindoux, ou couler dedans de la bougie, par exemple) sont inefficaces après quelques dizaines de mètres effectués dans la neige. Il existe aujourd’hui des dispositifs en caoutchouc qui se fixent sous le pied, et, en se regonflant d’air après le lever de chaque pied, “repoussent” la neige au fur et à mesure qu’elle se coince dans la sole. Gros pâton n’a théoriquement pas le temps de se former, sauf si la neig est exceptionnellement collante. Les jours où la neige fond, le terrain est en fait impratcable. Heureusement, il y a beaucoup de jours d’hiver où la neige est poudreuse et ne colle pas.Et aussi des jours sans neige du tourt !
En revanche, si le sol est gelé, gare aux glissades. Sur une route goudronnée ou chemin de terre, il y a un risque de verglas : le cheval, surtout s’il est ferré, peut glisser. Restez sytématiquement aux allures lentes, surtout en descente ou si la route est en léger dévers. En attelage, veillez à ce que le cheval ne se creuse pas, le poids d’une voiture à deux roues pouvant si le cheval n’est pas tendu, creuser le dos et provoquer un risque de glissade…
Là encore, c’est une ferrure adaptée munie de crampons qui peut aider à éviter le risque de glissade. Pour le problème de la neige comme pour celui de la glace, parlez-en avec votre maréchal-ferrant qui saura vous conseiller en fonction de la region où vous vivez…
Les haltes
Lors d’une halte, même courte, couvrez les chevaux. Un couvre-rein, mis au depart, enlevé en cours d’étape, doit rester accessible lors de la halte de midi, et en fin d’étape, lorsque le froid réapparaît et que l’on termine les deux derniers kilomètres au pas -voire à pied.
En effet, il est très conseillé de metre pied-à-terre en fin d‘étape ou de demi-étape, pour pouvoir dessangler de deux points. C’est un vieux truc militaire qui conserve toute sa valeur : ce léger relâchement de la sangle pression laisse la circulation sanguine se rétablir progressivement dans les zones toujours légèrement ischémiées par la pression de la selle et de la sangle. Le rétablissement progressif de la circulation dans ces zones évite l’apparition d’une “gonfle”, qui pourrait se former lorsque la pression est brusquement supprimée à la fois par l’absence de poids du cavalier et par le fait de retirer la selle. N’oublions pas qune fois une gonfle constituée, elle peut certes se résorber, mais aussi, parfois, se transformer en plaie dès l’étape suivante et compromettre la suite de la randonnée.
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