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Longines Global Champions Tour : réflexions après 5 étapes…

Par Laetitia Bataille.


N°44 Juin 2013
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Après cinq étapes très rapprochées qui ont imposé aux cavaliers un rythme particulièrement soutenu, le Longines Global Champions Tour 2013 a pris sa vitesse de croisière. Quelques réflexions et peut-être quelques prévisions se dégagent déjà, avec notamment de bonnes performances des cavaliers français...

Madrid, du 3 au 6 mai. Le circuit, nouvellement rebaptisé Longines Global Champions Tour, inaugure sa saison avec cette nouvelle destination.
Bosty n’est pas là (il est en train de gagner chez lui, la grosse épreuve du Jump Bost). La « chasse » est remportée par la cavalière américaine Laura Kraut avec Votsamillion.

Michael Whitaker
Michael Whitaker sur la rivière à Madrid. © Stefano Grasso/GCT

Le Grand Prix. C’est Michaël Whitaker avec Viking qui gagne. Les cavaliers anglais ont dès cette première étape, montré qu’ils entendaient être très présents sur le podium durant cette saison 2013. Il faut dire qu’entre temps, il y a eu les Jeux de Londres, qui ont donné une confiance et une motivation supplémentaires aux cavaliers d’Outre-Manche. Dans ce Grand Prix madrilène, le mythique cavalier anglais est suivi de Laura Kraut, décidément en forme pendant cette étape, avec le très bon Jubilee d’Ouilly aux origines françaises ; Alvaro de Miranda AD Rahmanof’s Bigino, complète le podium.

Bosty est là…

Semaine suivante, du 9 au 12 mai, Hambourg. Bosty est revenu. Il gagne l’épreuve « Accumulator » à 1,50m, avec Castle Forbes Coleen, devant Daniel Deusser et Katarina Offel (qui elle aussi est une remarquable cavalière de vitesse).

Bosty Edwina Tops-Alexander Rolf-Göran Bengtsson
Bosty, Rolf-Göran Bengtsson, Edwina… Les monstres sacrés du jumping sont aussi des cavaliers sympathiques et émouvants… © Stefano Grasso/GCT

Le Grand Prix, lui, revient à Christian Ahlmann avec son cheval « valeur sûre », Codex One. Ahlmann qui a eu un passage à vide pendant deux mois, revient en force. Daniel Deusser, abonné ce week-end là aux deuxièmes places, le suit, montant Cornet d’Amour. Bosty avec Nippon d’Elle, est troisième et lui aussi triple sans faute.

Laura Kraut
Laura Kraut avec son magnifique gris Cedric. © Stefano Grasso/GCT

Wiesbaden, du 17 au 20 mai. Au programme, une épreuve des « Six barres », gagnée par Michaël Whitaker avec Maximilian.
Dans le Grand Prix, Laura Kraut brille à nouveau, cette fois avec Cedric.
Edwina Tops-Alexander elle aussi est de retour malgré une période calme en début de circuit. Il est vrai que la mère de Jan Tops est récemment décédée –et Cheval Savoir adresse toutes ses condoléances au Président du GCT.

Laura Kraut et Hans Dieter Dreher
Dans le Global, on trinque à même la bouteille...Hans-Dieter Dreher et Laura Kraut. © Stefano Grasso/GCT

Edwina monte cette année encore Cevo Itôt du Château –qu’elle surnomme tendrement « Toty ». La Championne australienne s’était posé la question de savoir si elle refaisait une saison de « Global » avec ce Selle Français de 17 ans ; la superbe forme du cheval justifie la décision affirmative.

Hans Dieter Dreher
Hans-Dieter Dreher : position aérodynamique mais la main reste légère ! © Stefano Grasso/GCT

Enfin, Londres. L’étape chouchoute, parce que nouvelle, elle aussi, et prestigieuse, attendue par tous les cavaliers encore motivés après les Jeux Olympiques de Londres l’an dernier.

Marco Kutscher
Marco Kutscher franchissant le "London bus"! © Stefano Grasso/GCT

Une victoire de Lauren Hough (qui est venue en Europe pour l’été avec la ferme intention de monter souvent sur le podium) montant Ohlala, suivie du cavalier néerlandais Jurs Vrieling avec Labors Wonderboy –un couple encore peu connu au top-niveau mais qui fera certainement encore parler de lui. Bosty est troisième avec Qoud’Cœur de La Loge. Bassem Hassan Mohammed, pour le Qatar, est quatrième avec Cantinero, devant Kamal Bahmadan (Emirats) avec Cezanne 30.

Patrice Delaveau
Patrice Delaveau, qui gagne l’épreuve de vitesse avec barrage à Londres. © Stefano Grasso/GCT

Dans l’épreuve de vitesse à 1,50m avec barrage, c’est Patrice Delaveau cette fois qui, en selle sur Lacrimoso, pulvérise le chrono en 35,66 secondes et bat Steve Guerdat avec Sidney VII, (35,79) et Scott Bash avec Ursula XII en 36,22.

Patrice Delaveau
Patrice Delaveau sur Lacrimoso à Londres. © Stefano Grasso/GCT

Dans l’épreuve de vitesse, Bosty gagne avec Castle Forbes Cosma.
Le lendemain encore des satisfaction tricolores : Bosty, toujours avec Cosma, est second derrière Scott Brash avec Bon Ami, et bat Christian Ahlmann (2eme avec Litte Lady Z) Pénélope est quatrième avec avec Flora de Mariposa, Gregory Whatelet cinquième, Ben Maher sixième…

Quatre cavaliers britanniques dans les 5 premiers !

Quant au Grand Prix final, il est fortement britannique devant un public en délire : c’est Ben Maher qui gagne avec Cella suivi de Nick Skelton avec Big Star.

Nick Skelton
Nick Skelton avec Big Star. Quand on pense qu'il y a des chevaux dont on ne peut pas toucher les oreilles... © Stefano Grasso/GCT

Curieuse coïncidence, c’est ce couple qui figurait sur l’affiche annonciatrice des nouvelles destinations du Longines Global Champions Tour ! Christian Ahlmann (toujours avec Taloubet Z) est troisième, mais la Grande Bretagne revient avec William Funel sur Billy Congo (4eme) puis Scott Brash sur Hello Sanctos (5eme). Quatre cavaliers britanniques dans les cinq premiers ! Luciana Diniz est sixième avec Winnigmood, Patrice Delaveau, septième avec Lacrimoso. Michael Whitaker est huitième avec Viking. Le public anglais ne pouvait en demander plus.

Ben Maher
Ben Maher, le vainqueur du Grand Prix à Londres. © Stefano Grasso/GCT

On peut dégager quelques grandes lignes de ces cinq étapes.
Edwina tops Alexander a été peu présente sur les podiums en début de circuit, mais elle reste bien sûr, une redoutable concurrente, victorieuse l’an dernier de l’ensemble du Circuit, après une lutte au coude à coude avec Rolf-Göran Bengtsson. Ce dernier ne fait pas d’étincelles pour l’instant –il est privé depuis quelques semaines de ses meilleurs chevaux, son contrat avec l’élevage mexicain La Silla s’étant achevé après la finale de la Coupe du Monde à Göteborg.

A Cannes, la tendance qui se dessinait depuis le début du circuit s’est confirmée. On note de bonnes performances des cavaliers français (Bosty, qui finalement, avec son style atypique, incarne la régularité avec ces victoires quasi constantes dans les épreuves de vitesse !) et Pénélope Leprévost qui monte souvent sur le podium. Delaveau parfois très brillant, Simon Delestre semblant revenir très en forme.

Marcus Ehning
Marcus Ehning ou comment tourner en gardant les rênes intérieures légères. © Stefano Grasso/GCT

La Grande Bretagne est très présente –certes particulièrement motivée et soutenue lors de l’étape de Londres- mais qui a inscrit un nombre impressionnant de classements à son actif depuis le début du circuit 2013.

Une poussée très nette aussi des cavaliers du Qatar, avec notamment la septième place à Londres dans le Grand Prix de S.A. le Sheikh Ali Al Thani avec Siehof’s Abraska (battant Bengstsson, Gerco Shröder et Harrie Smolders) et tout récemment la cinquième place à Cannes dans le Grand Prix de Bassem Hassan Mohammed. On se souvient que ce cavalier qatari, entraîné par Jan Tops, avait gagné une épreuve lors du Saut Hermès à Paris en mars, et sa carrière continue de s’affirmer.

Il faudra aussi compter avec la cavalière américaine Laura Kraut, qui depuis le début du Tour, réussit brillamment.

Podium Cannes
Podium Cannes
Photo du haut : William Funnel n’a pas encore débouché son arme mais vise déjà Maikel van der Vleuten. En bas, Marcus Ehning, n’ayant plus de munitions, tente de fuir… © Stefano Grasso/GCT

Quant aux cavaliers allemands, ils connaissent en ce moment des éclipses. Mais les victoires de Christian Ahlmann à Hambourg et de Marcus Ehning à Cannes montrent que ces phénix renaissent toujours. A Cannes, le concours avait pourtant commencé avec une petite inquiétude car les chevaux de Marcus Ehning s’étaient battus dans le camion pendant le voyage. Plus de peur que de mal : longuement marché en main par sa groom, Pot Blue, âgé maintenant de 16 ans, était bon pour le service. C’est d’ailleurs cet âge assez avancé qui a joué en leur faveur : « Moi non plus, je ne suis pas un junior et notre expérience nous a servi ce soir », a expliqué le cavalier allemand. « Au départ, je trouvais le parcours difficile, mais c’était beaucoup moins compliqué que je le pensais !».

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Article publié le 28-06-2013

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