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Le cheval, animal de compagnie ? Nouveau débat...

Le statut du cheval, toujours considéré comme un animal de rente, est un vrai serpent de mer. Le débat revient depuis plusieurs années sur la table des députés et des parlementaires. Nicolas Dupont-Aignan le relance le 26 juin dernier, avec une proposition de loi en tous points semblable à la précédente, datée du 24 janvier 2010 et portée par des députés UMP (notamment Lionnel Lucas).

Changer le statut du cheval en celui d'animal de compagnie ? Cette proposition est avant tout motivée par la volonté de bannir l'hippophagie, ce qui explique pourquoi Brigitte Bardot y apporte un soutien actif (en s'appuyant notamment sur le récent scandale de la fraude à la viande). Dans les faits, elle a très peu de chances d'aboutir.

D'une part, les propositions de lois par des députés se soldent dans la quasi-totalité des cas par un rejet. D'autre part, la vaste étude diligentée par M. Lebrun en 2010 (Les enjeux et les perspectives de la filière équine en France, Avis et rapports du conseil économique, social et environnemental de la république française), préconise de refuser ce type de loi à tous prix.

Merens
Photo de Didier Tresse, licence C.C.-by-S.A 3.0

Le passage du cheval au statut d'animal de compagnie peut paraître de prime abord une bonne idée. Un animal de compagnie est détenu par l'homme pour son agrément selon la définition qu'en donne la loi de la république française, de facto sa viande ne peut pas être consommée. Il poserait toutefois bien plus de problèmes qu'il n'en résout. Beaucoup de nouveaux propriétaires ont déjà un manque flagrant de connaissances des besoins du cheval en termes de lieu de vie, de nourriture, de soin des pieds, de soin des dents ou encore de rapports sociaux. Le considérer comme un animal de compagnie risquerait d'aboutir à des incompréhensions, telles qu'une sous-évaluation du coût qu'engendre la détention d'un cheval (et donc une multiplication des abandons). Imagine t'on des chevaux traités comme des chiens et des chats, hébergés par exemple dans des habitations humaines... ? L'image peut prêter à sourire, mais ce cas est déjà connu chez des propriétaires de chevaux miniatures

Il existe un décalage de plus en plus profond entre les cavaliers amateurs et professionnels, entre les éleveurs et les nouveaux propriétaires

Le bannissement de l’hippophagie

Le bannissement de l'hippophagie est lui aussi un sujet plus délicat qu'il n'y paraît. Aux États-Unis, la fermeture des abattoirs en 2007 a d'abord fait figure d'avancée majeure en faveur du respect du cheval. Elle n'a pas empêché les animaux réformés, blessés ou en fin de vie (dont les propriétaires souhaitent se débarrasser) de finir à l'abattoir au Canada ou au Mexique, au terme de longs voyages souvent terribles. Les abattoirs ont par conséquent été ré-ouverts voici quelques mois dans... un souci de protection du cheval.

Le problème de l'hippophagie ne doit pas occulter celui, plus profond, de la réforme des chevaux non-désirés - contrairement à une opinion répandue, la majorité de la viande chevaline vendue en France ne provient pas de poulains de trait, mais bien de chevaux de sang réformés (voir l'article de mai 2012 sur l'hippophagie), pour la plupart venus du Canada. Les associations de protection sont déjà submergées de demandes, la solution à l'hippophagie, avant de passer par la loi, devrait faire l'objet d'une véritable réflexion autour d'une question : « que faire des chevaux dont personne ne veut ? »

Le passage du cheval parmi les animaux de compagnie ne réglerait pas le sort de l'hippophagie en France. Il ne ferait que la déplacer, du simple fait que des pays voisins, comme la Belgique et l'Italie, sont hippophages.

Décalage entre les acteurs de la filière équestre

Le retour du débat sur le statut juridique du cheval, toujours considéré comme « animal de rente » et simple « bien meuble », provient sans doutes du décalage, de plus en plus profond et manifeste, entre les cavaliers amateurs et professionnels, les éleveurs et les nouveaux propriétaires. Monter en club et voir sa monture préférée être réformée et vendue (un véritable déchirement, en particulier pour un enfant ou un adolescent) ne permet pas toujours de comprendre à quels impératifs économiques les éleveurs (en particulier ceux de chevaux de trait) et les gérants de centres équestres sont tenus.

En outre, le non-respect du cheval n'est pas toujours là où l'on croit le voir... Combien de cavaliers pratiquent le röllkur, gardent leur monture isolée au box des journées entières (parfois même avec un enrênement), ou encore serrent sa muserolle au point de lui couper la circulation sanguine ?

Le cheval
Le cheval est un herbivore social dont il faut respecter le mode de vie... mais est-il un animal de compagnie ? Le doute est sérieusement permis © Kyslynskyy - Fotolia

En ce sens, plutôt que d'entretenir un conflit en proposant des lois qui n'ont qu'une chance infime d'aboutir (et qui pourraient causer d'énormes soucis à la filière équestre, en particulier aux éleveurs de chevaux de trait), un véritable dialogue paraît nécessaire entre les acteurs du monde des courses, les responsables de centres équestres et les associations de protection, ou encore entre cavaliers amateurs, nouveaux propriétaires et éleveurs.

Le passage du cheval parmi les animaux de compagnie ne réglerait pas le problème de l'hippophagie en France. Il ne ferait que le déplacer.

Si un effort conséquent est attendu de la part des éleveurs de course qui surproduisent des poulains, entraînant une réforme énorme et l'impossibilité d'offrir une seconde vie aux Trotteurs, Pur sangs et AQPS, les cavaliers amateurs pourraient de leur côté également aider la filière. En achetant, par exemple, un animal parmi les races menacées ou les races de trait (dont les éleveurs dépendent de subventions) plutôt qu'un « cheval à la mode »...


Le statut du cheval ne pourra évoluer en mieux que si l'ensemble des acteurs de la filière travaille main dans la main.

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11 commentaire(s) »

Aure [invité] :
Le 13/07/2013 à 13h03

Les aspects négatifs soulevés par les "contre animal de compagnie" sont de faux problèmes.
Animal de compagnie = animal moins bien traité parce qu'acheté par des gens qui n'y connaissent rien? Mais ouvrez les yeux, c'est déjà le cas. Ce n'est pas le statut juridique qui change la façon de voir des gens, mais l'évolution de la société. Il n'y a pas de règles ni de connaissances obligatoire pour posséder un cheval. ça n'y changera rien.
Les "pauvres" chevaux abandonnés car surnuméraires? Mieux vaut être abandonné et vivant qu'égorgé dans un abattoir (surtout quand on voit les conditions d'abattage, le stress énorme des animaux). D'ailleurs, même les animaux battus, même ceux qui sont blessés ou qui crèvent de faim, essaient en général de se battre pour vivre plutôt que de se laisser mourir.
Il y aura trop de chevaux avec tous ces réformés dont on ne sait que faire? Mais c'est prendre le problème à l'envers! Ce qu'il faut, ce n'est pas se débarrasser des chevaux en trop, c'est ne pas faire naître de chevaux en trop!
Certains prétendent aussi qu'on ne pourrait plus l'utiliser pour faire de l'équitation... comme si les chiens n'étaient pas utilisés, et jusque dans l'armée. ça les protègerait juste mieux (un peu, très peu puisque même l'animal de compagnie reste assimilé à un objet dans notre société fort rétrograde sur ce point)
Ah oui, j'oubliais la sauvegarde des chevaux de trait grâce à la boucherie. Quelle sauvegarde? Comparez les traits de hier avec ceux d'aujourd'hui (encore qu'heureusement, la mode de l'attelage fait ré-évoluer les choses dans le bon sens) et vous verrez qu'on a rien sauvegarder. Ce ne sont plus les mêmes chevaux, ils n'ont plus que le nom de leurs ancêtres. Allez, je veux bien que ce point se discute.

Alors reste le problème de la filière viande, et dieu sait que le lobby de l'élevage a du poids en France, plus que ceux des amoureux des animaux en tout cas. Alors ce serait mal, ça tuerait l'emploi, etc (sauf que ceux qui élèvent des chevaux élèveraient autre chose). Admettons. Et pourquoi pas une différenciation chevaux de traits/chevaux de selles? ou plutôt une différenciation par enregistrement obligatoire dans une filière viande ou compagnie/loisir/sport à la naissance. Ainsi, nous protégerions un peu mieux tous ces chevaux nés pour autre chose et dont ils est si facile, trop facile, de se débarrasser en gagnant encore quelques sous sur leur dos quand ils ne nous sont plus utiles

J'aime mes chevaux, je les aime vraiment, autant que j'aime mon chien, mon chat ou même ma famille. Pour moi, quel que soit leur statut juridique, ils sont des animaux de compagnie. Je fais de l'équitation, mais j'ai plus de retraités que de chevaux actifs, et si, ayant des retraités, je n'avais plus les moyens d'avoir un cheval actif pour monter, alors je garderais mes retraités et je ne monterais plus, même si ça me manquerait. Et s'il faut se serrer la ceinture pour ces chevaux "inutiles" (mais est-ce inutile que d'être vecteur d'amour), alors je me serre la ceinture. Parce que c'est ça aimer. Ce n'est pas ne posséder un être vivant que pour l'exploiter, s'en débarrasser quand il ne sert plus et en reprendre un autre à la place.

:
Le 13/07/2013 à 15h12

Bonjour Aure,

Auriez-vous mal lu l'article ? "Beaucoup de nouveaux propriétaires ont déjà un manque flagrant de connaissances des besoins du cheval", la question est "est qu'un passage officiel au statut d'animal de compagnie aggraverait cette situation". Dans l'esprit de beaucoup de gens, un "animal de compagnie" est un animal dont il est simple (et peux coûteux) de s'occuper. Devenir propriétaire d'un équidé est un acte moins anodin que de prendre un chat ou un chien - et quand on voit le nombre d'abandon qui concernent déjà ces animaux...

Concernant le "mieux vaut être abandonné et vivant qu'égorgé dans un abattoir", le débat est autre (et les chevaux ne sont en principe pas égorgés dans les abattoirs français). De nombreux chevaux (même non abandonnés) souffrent déjà au quotidien de leurs conditions de détention (box 24 h), de soin et de nourrissage, ou même de la façon dont ils sont montés.

Il est évident que bannir l'hippophagie en France ne la ferait pas disparaître comme par enchantement du monde entier, celà ne servirait qu'à la cacher, à la déplacer. Et risquerait même d'aboutir à une situation similaire à celle des Etats-Unis : de longs transports de chevaux vivants vers la Belgique, l'Espagne, l'Italie ou encore l'Allemagne.

Concernant les chevaux surnuméraires, je dis aussi très clairement qu'un "effort conséquent est attendu de la part des éleveurs de course qui surproduisent des poulains". Mais aussi des nouveaux propriétaires qui, plutôt que de choisir une race "à la mode", pourraient se tourner vers un cheval de trait.
En ce sens, je ne suis pas du tout d'accord avec votre idée de distinguer les chevaux de selle et ceux de trait. Un cheval de trait d'une lignée légère peut donner beaucoup de plaisir à l'attelage et même sous la selle. Quand tout le monde veut faire de l'obstacles évidemment ces chevaux de trait allégés trouvent difficilement preneur...

drory :
Le 15/07/2013 à 10h16


Il suffirais pourtant d'interdire - sur base éthique - toute compétition sportive de chevaux immatures (en dessous de sept ans), y compris en courses et dans les disciplines olympiques, pour régler le problème.
On garderais les éleveurs passionnés, et on perdrais ceux pour qui un poulain n'est qu'une machine à fric.

anne :
Le 10/08/2013 à 09h04

C'est une question et un problème complexe,globalement je suis en accord avec l'ensemble de l'article,et le cheval animal de compagnie créerait plus de problème qu'il n'en sollutionnerait (cf effectivement les USA par exemple).
Il me semble qu'il faudrait surtout travailler pour améliorer les conditions de transport et d'abbatage des chevaux (mais aussi de l'ensemble des animaux que nous mangeons!)
En ce qui me concerne j'ai pu garder mes vieux chevaux lusqu'à leur mort (3)mais c'est effectivement un coùt plus important que pour un chat! (l 'alimentation d'un cheval âgé ou malade,ses soins, l'euthanasie et surtout l'équarrissage). Mais la filière cheval est importante, variée, économiquement importante et il semble improbable qu'elle se réforme dans le "bon sens".
Aussi il me semble que les particuliers et les associations devraient faire plus de choses (mais quoi?) pour améliorer "les filières viandes" avec un suivi voire une amèlioration des conditions de transport et d'abattage dans des abatoirs qui seraient plus nombreux (actuellement pour des raisons économiques le nombre d'abatoir est réduit en France ce qui augmente les temps de transport et le côté usine) et plus respectueux de la condition animale

chantal [invité] :
Le 19/02/2014 à 17h41

il faudrait réduire la reproduction des chevaux qu elle que soit la race, et beaucoup de ces produits ne finiraient pas à l'abattoir ! n'en déplaise aux hippophages et autres profiteurs !

vixou :
Le 04/03/2014 à 14h04

Bonjour.
Il faudrait surtout changer l'humain et son rapport au fric. On élève beaucoup de chevaux pour gagner plus d'argent et on s'en débarasse quand ils ne gagnent pas ou qu'ils sont vieux pour ne plus dépenser d'argent. C'est la société tout entière qui est à réformer. Pas le statut des chevaux, cela ne servirait à rien. A chaque propriétaire dèjà de prendre ses responsabilités et cela fera quelques chevaux heureux de plus. Et ce sera déjà beaucoup. Nicole.

:
Le 27/03/2014 à 22h10

Si l'on commençait dans un premier temps à reconnaître aux animaux un état de conscience au monde et une sensibilité proche de celles de l'homme, on pourrait commencer à défricher le terrain. Certes entre une huître et un cheval, il y a un écart important. Qui saura définir la limite ?
Mais de toute façon la proximité sensible entre l'homme et les mammifères est évidente.On peut même estimer que l'on s'efforce de la nier depuis des siècles. Entre animal de rente et animal de compagnie il y a très certainement une multitude d'états intermédiaires possibles...La réalité du problème c'est le positionnement que l'homme se donne dans le biotope Terre...Il s'y donne un statut de propriétaire. Saurait-il seulement la gérer ? Alors de là à savoir donner une place au cheval sur cette planète...une place qui assume le cheval pour l'ensemble de son identité et non uniquement sur la base de critères économiques ou juridiques. Le cheval existe indépendamment de ces "valeurs". Il était sur terre bien avant nous et existait sans nous avec ses propres valeurs.
Comment pouvons nous réduire les animaux au seul rang de consommables ?

hirondl :
Le 29/03/2014 à 18h14

Dire que le changement de statut du cheval augmenterait le nombre de propriétaires irresponsables me semble être un fantasme. Nous avons tous vu ou connu des poneys aux sabots non parés, des poneys achetés pour la petite dernière et dont on s'occupe comme d'un chien et qui finit par mordre et taper, et dont il faut alors se débarrasser, des propriétaires idéalistes en possession d'un animal qu'il ne gère pas du tout, des propriétaires désargentés qui ne prévoient pas les coûts de l'animal..... non mais franchement ! en fait le statut d'animal de rente du cheval protège surtout certains d'une peur un peu virile de voir l'univers du cheval se féminiser..... forcément celles qui défendent le statut d'animal de compagnie sont des cavalières de rose vêtue et ne pensant qu'à faire de leur cheval un nounours à calin (sur le canapé en plus) .... mais que de préjugés ! Je pense que l'évolution des statuts des animaux est le défi de l'humanité de ce siècle. Et certains ont enfin compris que le progrès social sera (ou ne sera pas) un progrès de l'humanité s'accompagnant de respect du vivant...... Quant à l'hippophagie, les recentes enquêtes montrent que les filières horribles d'Amérique du Nord et du Sud visent à alimenter la demande européenne !!! Allons cessons d'argumenter sur la préservation des espèces, depuis quand la préservation des espèces au XIX °s passe par la consommation de la dite espèce ?? N Que les gros et gras occidentaux mangent un peu moins de viande ne leur fera pas de mal, utilisons les chevaux de trait pour respecter les sols en agriculture par exemple ! Je ferai une métaphore : nous raisonnons comme si à l'époque de l'invention de l'électricité nous nous serions alarmés d'une disparition de la parafine des bougies !!! Avec un peu d'inventivité et d'imagination on voit qu'il est toujours possible de faire "autrement", et de penser "autrement". ( et en général grâce à l'intelligence de certains qui voient plus loin que les préjugés et les ascquis rassurants du passé : les chercheurs ! mais en France on les prend pour des parasites)

valren :
Le 09/04/2014 à 01h22

Bonjour,

Pour faire une réponse générale : cet article est le résultat de longues recherches et il analyse les conséquences du passage de la loi à court terme. On voit bien ce qu'a donné l'interdiction d'abattage des chevaux aux Etats-unis : des transports infernaux et donc une augmentation de la souffrance. Qu'on interdise l'hippophagie en France par une loi, et les chevaux "dont personne ne veut" seront tout simplement envoyés dans les pays voisins pour y être abattus au terme de longs transports.

Je ne pense pas qu'une augmentation du nombre de propriétaires irresponsables si cette loi venait à passer soit un fantasme. Certes, il en existe déjà, mais passer le statut en animal de compagnie ne peut qu'en augmenter le nombre.

La priorité est d'enseigner et de communiquer sur les besoins des chevaux afin d'améliorer leurs conditions de... détention, et de réconcilier les différents acteurs du monde équestre. Pas de créer une loi qui les dressera les uns contre les autres.

cathy [invité] :
Le 04/07/2017 à 12h25

Premièrement, il est important de rappeler que les chevaux, tout comme les cochons,moutons,veaux etc sont des êtres VIVANTS qui ne souhaitent PAS mourrir alors ceux qui osent parler "d'améliorer des conditions d'abattages" sont vraiment ignorants et hypoycrites, comment voulez-vous tuer "avec respect" un être qui ne désire pas mourrir?

Cela devrait choquer toute la population, "tuer" et "respect" sont antilomiques.

Ce qu'il faudrait dans un premier temps c'est:

- mettre en place des directives règlement rigoureusement les courses ( débourrage plus tard, obligation d'aller au pré tous les jours, interdiction de courses lors de fortes chaleurs)

- une directive également pour tous les centres équestres (tant d'heures de pré pour chaque cheval, jours de repos)

- interdire l'abattage des chevaux malades,vieux et créer des refuges pour équidés dans toute la France, l'euthanasie sera acceptée seulement en cas d' atroces souffrances constatées

- mettre en place des quotas par éleveur et imposer des conditions de détention très strictes

- interdire la vente et consommation de cheval,donc l'importation et l'exportation devra être interdire

Puis faire comprendre aux gens qu'un cheval n'est pas un jouhet et pas une marchandise qu'il a des besoins et qu'il mérite de vivre heureux, en paix et avec amour

AgustinA :
Le 16/09/2017 à 02h13

Toujours des articles de fond très intéressants et d'actualité. Le combat pour le bien-être équin est loin d'être gagné...

Article publié le 11-07-2013

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