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Une béquille pour la connaissance

Laetitia Bataille

« Toute notre connaissance découle de notre sensibilité ». Cette phrase de Léonard de Vinci prend tout son sens dans le domaine équestre. La connaissance n’est jamais totale, jamais complète (que de vieux cavaliers qui ont soixante ans de pratique avouent apprendre encore tous les jours avec les chevaux !) et de plus, elle n’est pas entièrement suffisante : elle a besoin d’une béquille –la sensibilité.
Apprendre, savoir, connaître... C’est bien, et c’est la vocation de notre revue que de vous y aider ; mais la sensibilité – la vôtre, celle de votre cheval- est au centre de la relation, de la réussite sportive, et même des joies équestres toutes simples comme celles que peuvent offrir les vacances.

Si vous faites partie de ceux quoi ont la chance de concilier vacances et équitation, c’est une occasion de développer, hors du contexte de la routine, de nouvelles voies d’approche de cet animal que nous ne connaissons sans doute jamais tout à fait. Votre cheval personnel, emmené peut-être sur votre lieu de villégiature, révèlera des facettes inconnues de son caractère qui enrichiront votre dialogue. Car vous aussi, en situation de vacances, aurez une attitude différente et le cheval captera très bien vos émotions.

D’autres chevaux, ceux qui vous aurez l’occasion de découvrir au cours d’un stage, d’un séjour, d’une randonnée, serviront aussi de sésame pour mieux les comprendre. Car les vacances constituent une fenêtre de temps. Et ce n’est qu’en arrêtant quelques jours le cours – ou la course folle- de notre vie quotidienne que nous pouvons nous mettre en état de réceptivité de l’animal.

Mais peut-être passerez-vous l’été sans voir de chevaux, soit que vous ne partiez pas et que votre club ferme, soit que votre projet de vacances soit tout autre. Ne soyez pas surpris si au retour, dans votre reprise, avec le ou les chevaux que vous montez habituellement, quelque chose de nouveau se passe : certes, vous aurez peut-être quelques courbatures, mais vous aurez progressé. Paradoxal ? Oui. Mais logique. Pendant cette pause, notre corps et notre esprit assimilent à notre insu ce que nous avons appris, parfois à force de stress et de volonté. Une parenthèse dans la pratique, une sorte de lâcher-prise, permet à notre sensibilité de reprendre le dessus. Cela induit l’équivalent d’une mobilisation des acquis, une plus grande maturité, davantage d’ouverture vis à vis du cheval, qui lui-même est un être souvent trop sensitif pour nous qui vivons à cent à l’heure. Animal de fuite, il perçoit cette fuite en avant qu’est la vie moderne, et cela l’inquiète. Vos vacances, avec ou sans lui, sont un cadeau à lui offrir.

Photo de couverture : © Olga Itina - Fotolia.com

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Article publié le 26-07-2013

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