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Thomas Menant, l’éleveur de « L’amour est dans le pré », accusé d’acte de cruauté

Rebondissements dans l’affaire de Thomas Menant, connu pour sa participation à l'émission de télé-réalité L'Amour est dans le pré sur M6, accusé d’acte de cruauté envers un cheval qu’il aurait laissé agoniser quatre jours durant sur sa propriété d'Allery, dans la Somme. 

Tout commence en mars, lorsque des passants remarquent un cheval "agonisant" dans son pré à Allery. Ils se rendent au refuge d'Oisemont pour faire part de l'horreur de leur découverte : l'animal est d'après eux couché sous une bâche maintenue par des pneus. Les deux salariées du refuge se rendent sur place. Elles constatent que le cheval, bien en vie, souffre et se débat. La gendarmerie prévenue à son tour tente en vain de joindre le propriétaire... qui d'après la journaliste qui a révélé l'affaire quatre mois plus tard, affirme être persuadé que ce cheval était déjà mort lorsqu'il l'a recouvert. L'enquête des gendarmes conclut l'inverse : le cheval a été volontairement abandonné dans cet état pendant plus de 24 heures alors qu'il était bien vivant. Il succombe, malgré les tentatives de soins du vétérinaire. 

Chevaux au pré
© L.Vargas Photography

La fondation 30 Millions d'Amis s'est emparée de l'affaire et espère une condamnation exemplaire. Depuis, cette histoire suscite bien entendu révolte et passion, avec pétition à la clef.

« C’est de la jalousie, c’est clair »

Thomas Menant qui tout d’abord n’avait pas souhaité s’exprimer sur cette affaire, vient de sortir de son silence et explique à nos confrères du Courrier Picard qu’il estime avoir traité le poulain « de la meilleure manière qui soit ». Selon l’éleveur, il s’agissait d’un poulain de huit mois (18 mois selon d’autres sources, ndlr) atteint de myopathie atypique. « Il avait le souffle ralenti. Je savais que, dans les heures qui suivaient, il allait partir. Je n’ai pas jugé nécessaire d’appeler le vétérinaire : le cheval était en train de s’éteindre, il n’était pas dans d’atroces souffrances… ». Après lui avoir administré de l’acépromazine (un sédatif), l’éleveur l’a couvert avec une couverture « pour qu’il ait chaud » et non une bâche.
Bien entendu, Thomas Menant évoque également la jalousie du voisin qui l’avait vu à la télévision en janvier et a alerté le refuge, estimant que « c’est très clair ».

La direction de M6 s’exprime

La direction de M6 s’est exprimée en précisant que dans le cadre du tournage de l’émission L’Amour est dans le pré, une aide agricole était fournie aux propriétaires d’animaux qui devaient se déplacer. L’acte de cruauté ne s’est pas produit en période de tournage. Thomas Menant était bien ce jour-là à Paris, mais pour suivre une formation agricole. Jointe par notre confrère de 20 Minutes, la productrice de l’émission, Virginie Matéo, a confirmé : « Le 5 mars, qui serait la date à laquelle l’histoire se serait passée, n’était pas une date de tournage ».

Le tribunal correctionnel d'Amiens jugera cette affaire le 6 septembre. L'accusation d'acte de cruauté, plus grave que la « simple maltraitance » débouche généralement sur des condamnations plus lourdes. 

3 commentaire(s) »

Marie [invité] :
Le 13/08/2013 à 02h54

LE PROCES APPROCHE! ALLEZ SIGNER LA PETITION SUR Petition24.net et faites-la signer par un maximum de gens autour de vous!!!

CATHERINE [invité] :
Le 03/09/2013 à 16h40

j'ai lu l'article qui accuse, je n'en reviens pas
cet homme a bel et bien torturé e cheval
honte à lui et à M6 qui diffuse les images de ce monstre
bravo! continuez, il ne faut pas que celà se reproduisse
j'espère que cet ête infame sera condamné et surtout surtout qu'il ne touche plus à un cheval d toute sa vie durant

laurent [invité] :
Le 13/09/2013 à 18h47

La décision sera rendue le 4 octobre. il n aura sans doutes que du sursis . Bravo à son avocat ..... (payé par M6) ..
J éspère donc qu après avoir médiatisé ce bourreau les associations déposeront appel ...

Plusieurs points :
- Notons qu il n a pas été BLANCHI .... et qu il n a eu que DEUX témoins (clientes!) pour sa défense !!!! Avec toute sa clientèle ...que 2 ; et aucun témoignage en sa faveur du maire, vétérinaire etc .....

- 8h55 : Thomas Menant indique .... Avec le recul*** je me dis que j'aurai dû appeler un vétérinaire avant de partir pour mettre fin à la vie de Bianco.
** conseils de son avocat !!!!!
pour rappel : Concernant l'affaire qui entache sa réputation d'éleveur, Thomas Menant estime qu'il n'a fait aucune faute."On n'autorise pas l'euthanasie des gens, pourquoi j'euthanasierais mes chevaux ?", 8 aout (metronews)

- 10h12 : Le substitut du procureur prend la parole. «Les faits sont simples, il a laissé mourir un animal. Quand un animal est à l'agonie, tout éleveur fait appel à un vétérinaire pour l'euthanasie.» Le procureur demande de requalifier les faits en «abandon volontaire d'animal».
10h35 : On est sur un débat contraventionnel, à savoir est-ce que le fait de ne pas avoir appelé le vétérinaire constitue un défaut de soin ? Ca peut être une infraction non intentionnelle.

infraction non intentionnelle soit .... mais PRÉPARER UN CHEVAL VIVANT POUR L ÉQUARRISSAGE , CA C EST INTENTIONNEL ....
J éspère donc un appel des associations avec la bonne question : COMMENT CE POULAIN AGONISANT EST IL ARRIVÉ SOUS CETTE BACHE ? En marchant ou tiré par un tracteur VIVANT ?

Elles pourraient exposer à la cour le réglement de ramassage de cadavres par l équarrissage : en EXTÉRIEUR, sur terrain plat et stabilisée, dégagé d’obstacles tels qu’arbres, silos ou lignes électriques. il faut compter un rayon de 11 mètres de dégagement : 5 mètres plus les 6 mètres du bras articulé.....

Bref .... rajouter à la négligence (maltraitance non intentionnelle ) , l intention de préparer cet animal (ENCORE VIVANT) pour le ramassage de son cadavre .....

Article publié le 01-08-2013

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