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Robe, marques blanches et tempérament

Par Amélie Tsaag Valren, avec l’aimable participation de Stefan Rieder, ingénieur agronome.


N°47 Octobre 2013
2 Commentaire(s)
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Les marques blanches sur la robe pourraient avoir un lien direct avec le tempérament des chevaux.
Stefan Rieder, chercheur pour Agroscope – l’équivalent de l’INRA en Suisse- nous a reçus pour partager ses connaissances et le résultat de ses recherches. En effet, depuis plus de quinze ans, il mène des études concernant la génétique de la robe du cheval. Et les découvertes se révèlent étonnantes !

Les marques blanches sont loin de n’être qu’un confortable moyen d’identification du cheval… Des recherches très sérieuses, menée entre autres au haras national suisse d’Avenches sur la race des Franches-Montagnes, donnent à réfléchir.
Nous avions déjà parlé de l’apparition des différentes couleurs de robes et de celle des marques blanches dans la série d’articles concernant la domestication.

Jazz et sa liste en forme de coeur
En tête en forme de cœur : à n’en pas douter, un cheval adorable ! © Pure Photography by Laure Vargas

Les cellules responsables de la synthèse de pigment chez le cheval (et donc de sa couleur de robe) sont localisées près de celles qui gèrent le système nerveux (et d’autres cellules primordiales). Il y a interactions entre elles, avec des aspects physiologiques importants. En clair… la couleur de robe du cheval pourrait bien être en lien avec son tempérament et ses performances. Sans aller jusqu’à affirmer que l’alezan est colérique et le noir lymphatique comme dans les vieux proverbes du XIXe siècle (c’est loin d’être aussi simple, nous le savons tous), une chose est sûre : il y a des interactions.

Les marques blanches, indice d’une proximité avec l’homme…

Cette théorie sur les marques blanches est née avec une expérience russe menée sur des renards. Le scientifique Dimitri Beliaïev étudie la domestication du renard dès les années 1950, pour comprendre celle du chien. A partir de 3000 renards sibériens, il sélectionne à chaque génération les animaux les plus proches de l’homme. Au bout de dix générations, non seulement les renards adoptent un comportement de chien (ils lèchent la main et remuent la queue), mais en plus, la couleur de leur pelage change. Elle laisse apparaître des marques blanches sur la tête et en bas des membres, et du pie. Exactement aux mêmes emplacements que les marques en tête et les balzanes des chevaux !

Des tests de sélection sur le comportement ont été menés chez le Franches-Montagnes, et les marques blanches se sont multipliées de génération en génération

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2 commentaire(s) »

axelle :
Le 17/11/2016 à 08h14

Bonjour, article très intéressant qui peut donner une hypothese pour expliquer que mon cheval né avec des traces primitives zèbre partielles et raie de mulet devenu gris reste malgré une grande domestication très délicat, sauvage et vif à 6 ans.

gabian :
Le 20/11/2016 à 19h25

Puisque la couleur du pelage du lièvre change de couleur à l'automne, ce changement coïncidence à la fois avec la baisse des températures et celle, plus régulière d'année en année, de la longueur des journées. Et nous connaissons presque tous des chevaux bais, bai-bruns ou noirs dont le poil n'a pas la même teinte en hiver qu'en été. Il paraît en effet logique que les propriétés du pelage changent en fonction des besoins thermiques. Le poil d'hiver étant plus épais, on peut aussi imaginer que la couleur de la peau paraisse moins à travers les poils, créant ainsi l'impression d'un changement de couleur de la robe.
Je suis toutefois sceptique quant au lien entre marques blanches et niveau d'adrénaline chez les renards. Si les marques pourraient en effet être signe d'un certaine proximité avec l'homme, c'est à mon sens plutôt cette dernière qui génère le taux d'adrénaline inférieur plutôt que la voie métabolique.

Article publié le 19-10-2013

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