Accueil » Le monde du cheval

Prédation de chevaux par les loups : questions et réponses

Par Amélie Tsaag Valren


N°49 Déc/Janv. 2014
14 Commentaire(s)
Imprimer cet article
Concilier « pro-loups » et « anti-loups » serait, si l’on en croit les derniers évènements, une tâche impossible. Sans prendre parti, nous avons mené l’enquête et cherché à analyser les faits autour de ce problème très médiatique, qui inquiète les propriétaires d’équidés en extérieur.

Vous avez été très nombreux à réagir à notre article paru le mois dernier, concernant la prédation de chevaux par les loups. Pour éclaircir ce sujet sensible, notre équipe a enquêté chez des éleveurs, des propriétaires, et auprès d’associations de protection de la faune sauvage.

Les équidés sont-ils des proies courantes pour les loups ?

Non. En dehors du cas des Mérens en octobre dernier, des affaires similaires sont recensées très sporadiquement dans toute l’Europe, notamment en Espagne et en Italie (le loup y est plus présent qu’en France). Elles ne dépassent pas une dizaine de cas sur les cinq dernières années. Ils sont peu nombreux à être réellement documentés – avec une majorité de poulains, de poneys et d’ânes.

Vivre en liberté
Les chevaux vivant en liberté dans les biotopes de montagne sont les plus menacés. Photo Wiki commons

Les propriétaires d’équidés attaqués par les loups n’entreprennent pas toujours les démarches pour se faire connaître. En France, on recense parmi les cas attestés :

  • Un jeune cheval et un poulain dévorés, une jument attaquée dans les Alpes-Maritimes, appartenant à Jacques Ruguccini (de 2011 à 2013).
  • Grisette, une ponette Shetland de 15 ans tuée le 19 décembre 2012 dans la Drôme, appartenant à Irène Jourdan.

D’autres attaques sont évoqués sur la toile sans avoir pu être vérifiées : « une jument PSAr d’endurance et son poulain sur le Causse Méjean (Lozère) », des ânes à Sisteron et Esparron, des poneys de loisir chez des particuliers et « jusqu’au bord des habitations »... En Galice (Espagne), d’après des photos, une attaque de loup sur âne ou poney serait répertoriée chaque année en moyenne. En Russie, d’après le ministère de l’Agriculture russe, 313 chevaux ont perdu la vie (contre 16 000 rennes) dans ce pays, qui héberge 3 500 loups pour la seule république de Sakha.

Les équidés ne sont pas des proies habituelles pour les loups, même au sein de la faune domestique. La plupart des attaques concernent les brebis et les chèvres.

Comment les loups s’y prennent-ils pour attaquer un équidé ?

Il existe peu de témoignages, et ils ne concordent pas tous. Une chose est sûre, les loups attaquent presque toujours la nuit : une étude attribue 89% des attaques supposées de loup durant la journée à des chiens errants. Le Mérens dévoré en octobre a été vraisemblablement poussé en bas d’une pente par une meute, d’où il aurait trébuché, permettant aux loups de l’attaquer sur un point vulnérable. La théorie selon laquelle il aurait été volontairement poussé vers les filets de protection de la piste de ski pour s’y empêtrer ne tient pas la route, d’après notre collaboratrice biologiste Virginie Népoux.

Les poulains et les poneys sont, quoi qu’il en soit, beaucoup plus exposés que les chevaux pour des raisons évidentes de taille et de rapidité.

Pourquoi le loup suscite-t-il tant de controverses en France ?

Essentiellement pour des raisons sociologiques : l’espèce a été éradiquée du pays dans les années 1930. Plusieurs générations de personnes n’ont jamais connu le loup autrement que dans des encyclopédies ou à l’école. Le loup fait partie de notre patrimoine et suscite un mélange de peur et de fascination, comme le prouvent nos contes et comptines populaires, ainsi que nos légendes (le loup-garou, la bête du Gévaudan, etc…). La grande majorité des Français (80%) est actuellement favorable à la protection et la conservation du loup, espèce protégée à l’échelle européenne.

La Bête du Gévaudan
La Bête du Gévaudan... La peur du Loup est ancrée dans la mémoire collective française, même si 80% des Français estiment que le loup doit être protégé au même titre que les autres espèces menacées. Photo Wiki Commons

De l’autre côté, les éleveurs et les bergers transhumants n’avaient plus de raisons de prendre des précautions contre le loup lorsqu’il a fait son grand retour (en 1992, depuis l’Italie, notamment dans le parc du Mercantour). Les troupeaux des éleveurs français n’étant plus protégés, les prédations (les bergers parlent de « charniers ») ont choqué. Il y a désormais entre 300 et 350 loups en France.

Les mesures de protection des troupeaux (rassemblements la nuit, clôtures et chiens patous - ou Montagne des Pyrénées), modifient profondément la façon de travailler des bergers et des éleveurs. Dans les pays d’où le loup n’a jamais disparu, Espagne et Italie entre autres, la découverte d’animaux attaqués a toujours fait partie du quotidien, et se révèle beaucoup moins médiatisée – d’où la sensation que le loup ne pose problème « qu’en France ». Une raison possible serait tout simplement d’ordre… sanitaire ! Le loup est un carnivore opportuniste, qui ne dédaigne pas les charognes, plus faciles à se procurer. Mais contrairement à bon nombre de pays européens, en France, l’équarisseur enlève les cadavres d’animaux de grande taille, privant ainsi les loups et les charognards (vautours, etc)… d’une source de nourriture potentielle. C’est peut-être l’une des raisons du nombre élevé d’attaques de loups répertoriées en France. Mais… qui accepterait d’abandonner volontairement le corps de son équidé aux crocs du prédateur ?

Le cas d’une attaque sur troupeau de Mérens révèle un autre problème : le loup est une espèce protégée à l’échelle européenne… le Mérens une race équine transhumante à faible effectifs : l’étude génétique menée en sous la houlette de l’INRA considère le type originel de la race comme étant « en voie de disparition », et préconise une « conservation prioritaire » - voir l'étude de Grégoire Leroy, Lucille Callède, Etienne Verrier, Jean-Claude Mériaux, Anne Ricard, Coralie Danchin-Burge et Xavier Rognon, « Genetic diversity of a large set of horse breeds raised in France assessed by microsatellite polymorphism », Genetics Selection Evolution, no41 (5),‎ 5 janvier 2009).

Quelle est l’indemnisation d’un propriétaire d’équidé en cas de prédation authentifiée ?

Elle est forfaitaire. D’après la préfecture des Alpes-Maritimes (département français comptant le plus grand nombre de loups), l’indemnisation va de 460 à 1 800 euros selon la valeur de l’animal… Ce qui ne suffit pas à compenser la perte d’un équidé bien dressé ou de bonne origine. Sans parler de la valeur affective.

L’association FERUS (http://www.ferus.fr/), contactée par nos soins, n’a pas souhaité nous répondre. Nous nous sommes néanmoins documentés en partie sur leur site web.

Lisez le journal sans restriction :

Abonnez-vous à Cheval Savoir pour seulement 29€ !
(31$ US. 38$ Canadien; 35 Franc CHF)

S’abonner à Cheval Savoir, c’est :

  • bénéficier de la lecture des numéros à paraître
  • avoir un accès permanent et totalement gratuit à la Bibliothèque d’Archives en ligne, soit plus de 2000 articles parus ! Des dizaines de milliers de pages de lecture, l’équivalent de plusieurs centaines de livres sur tous les sujets équestres ! Ce qu’aucun autre magazine ne pourrait vous offrir…
Cliquez-ici pour vous abonner à Cheval Savoir

Ce que vous ne lirez pas ailleurs

Si vous êtes déja abonné au journal, cliquez-ici pour vous identifier

14 commentaire(s) »

ouragan [invité] :
Le 22/12/2013 à 22h04

en 2012 5 équins victimes des loups en france, plus de 100 en Espagne, 313 en Russie pour 3500 loups. Donc il faut s'attendre lorsque que l'élevage ovin se sera fait rare en France, pour 350 loups le tribu sera 10 fois moins qu''en Russie soit: 31 chevaux, 1620 bovins....
Se documenter sur Férus c'est comme se documenter dans une secte.
http://leloupdanslehautdiois.blogspot.fr/2013/10/les-mensonges-de-ferus.html
"une étude attribue 89% des attaques supposées de loup durant la journée à des chiens errants." FAUX:
dans le cadre d'une enquête concluant sur un taux de prédation par les chiens sur les troupeaux de 0.25, Ces attaques sont essentiellement diurnes et les chiens sont repérés dans près de 89% des cas.
"le retour du loup en 1992, depuis l’Italie, notamment dans le parc du Mercantour)."Faux comme le précise l'article dans Marianne du 28 septembre "ENQUÊTE ECOLOGIE" page 64. En réalité, un petit groupe de fonctionnaires et de militants (gageons que férus en était?) savait bien avant 1992 que le loup était là!« Bienvenue au loup ! Il est de retour en France », s’exclame la revue naturaliste, terre sauvage, qui admet avoir « gardé le secret aussi longtemps que cela serait nécessaire à la sécurité des loups ». Et ce, avec la bénédiction et des « responsables du parc du Mercantour et ceux du ministère de l’Environnement » ! Et tant pis pour le pastoralisme déclaré d’intérêt général par le parlement européen.
...alors qu'un loup a déjà été tué par erreur au cours d'une battue en 1987," les gardiens du parc ne disent mot face aux éleveurs qui se plaignent d'attaques de chiens . L'administration se justifiera plus tard :" Nous avions pris la décision de ne pas officialiser cette présence de loups avant d'avoir définitivement écarté l'hypothèse qu'il s'agissait de chiens errants ensauvages" Donc pas de chiens errants à cette époque et pas plus maintenant.

Le travail du journaliste est soumis a un minimum de déontologie.

ouragan [invité] :
Le 22/12/2013 à 22h08

Ce sont surtout les bêtes à laine qui étaient la proie des loups, mais aussi les jeunes bêtes à cornes et les chevaux. Salaberry signalait cet aspect au ministre, en 1824 : "le bétail à laine et les chèvres sont les plus exposés à ses ravages ; les porcs , les ânes, même les génisses et les bouvillons jusqu'à l'âge de deux ans sont de sa partie. Le cheval le plus fougueux se laisse surprendre par l'adresse :
http://leloupdanslehautdiois.blogspot.fr/2013/12/quen-est-il-du-loup-en-1897.html

ouragan [invité] :
Le 22/12/2013 à 22h35

" En Galice (Espagne), d’après des photos, une attaque de loup sur âne ou poney serait répertoriée chaque année en moyenne."
FAUX. Le document auquel vous vous referez est certainement celui ci :https://docs.google.com/file/d/0B9HT6mzNQ__VUmZPaHdaU0lqeDQ/edit?pli=1
Ors il est précisé en tête : "sont sélectionnés les articles AVEC PHOTOS ET PARMI CELLE CI LES PLUS VISIBLES"
car on peut lire par ailleurs : LES LOUPS TUENT SIX EQUINS ET HUIT BREBIS DANS UN HAMEAU DE A LARACHA (PROVINCE DE LA
COROGNE).
Les attaques ont commencé il y a plusieurs semaines et concernent deux propriétaires de Soutullo. Les spécialistes pensent qu’elles sont l’œuvre d’une meute de trois canidés
Après une longue période de calme, les canidés ont recommencé à sévir vers le milieu du mois précédent
sur les propriétés d’une famille de A Xesta. En moins de trois semaines, elle a perdu trois chevaux dans autant
d’attaques survenues à des dates différentes, ainsi que trois poulains (deux dans la même journée).
"Aujourd'hui le loup prime sur les races d'élevage autochtones, et ça ce n'est pas possible. La vérité c'est que mes troupeaux de chevaux asturcones par exemple, ont aidé à maintenir la population de loup avec la quantité de bêtes qu'ils m'ont tuées."
http://www.pyrenees-pireneus.fr/Faune/Loups/Europe/Espagne/Cantabriques/Asturies/Loup-Chevaux-Point-de-vue-eleveur-Asturies.html

jyce :
Le 22/12/2013 à 23h04


Pro loup ou anti loup, l'angle de vision n'étant pas le même, chacun restera sûrement sur ses positions...
Je suis éleveur de brebis et j'ai des chevaux, tous vivent en extérieur non loin du Causse Méjean (Lozère) où l'on entend beaucoup parler du retour du loup.
Je suis pour la biodiversité et participe d'ailleurs à l'approvisionnement en brebis mortes d'une placette destinée au nourrissage des vautours.
Mais malheureusement force est de constater que le retour du loup n'est tout simplement pas envisageable car incompatible avec l'activité d'élevage. La cohabitation est impossible. Mon propos concerne plus les brebis que les équins, proie beaucoup plus facile pour les loups aujourd'hui.
Comment pourrions nous continuer notre activité avec l'angoisse de retrouver des animaux morts ou blessés avec toutes les conséquences économiques et émotionnelles que cela engendre. Peu de personne sont prêtes à voir leur travail détruit et les indemnités ne prennent jamais en compte les conséquences indirectes.
Nous paysans éleveurs en zone de montagne sommes aidés par des subventions de l'europe (PAC) pour pouvoir dégager un revenu souvent en dessous du SMIC, puisque le produit alimentaire industrialisé a fait perdre la valeur de l'alimentation en général, mais c'est un autre débat. Nous travaillons sur du vivant avec tout ce que cela comporte déjà comme difficultés, que nous acceptons, (maladies vraies, maladies "légales", aléas climatiques, attaques de chiens, etc...) mais on n'en veut pas plus... certains ne pourront pas le supporter, certains parlent déjà d'arrêter si le loup arrive. Mais quand dans un territoire donné, les éleveurs et leur troupeau auront disparus, à quoi s'attaquera le loup ?
On parle des techniques pour se protéger, elles sont difficiles à mettre en place et très couteuses.
En 1640 sur une grosse ferme Aveyronnaise il y avait pour protéger un troupeau de 800 brebis 24 chiens, des "mastins" c'est à dire des molosses équipés de colliers hérissés de pointe en fer. Mais cela représentait un coût élevé pour l'achat et l'entretien des chiens. Seules les grandes fermes pouvaient se le permettre. Aujourd'hui, nous avons les Patous, mais il se fait entendre que les loups commenceraient à s'habituer et à élaborer des techniques de diversions et puis surtout il faut savoir qu'un Patou peut être dangereux pour quiconque essaie de passer non loin du troupeau. Et voilà donc une nouvelle responsabilité pour l'éleveur. Combien d'éleveurs devant les tribunaux ? (taper sur google"éleveurs tribunaux patou" la liste est longue).

Nous ne sommes plus dans un pays où il peut y avoir un territoire assez grand et assez sauvage pour que puisse vivre et se reproduire les loups en toute sérénité.

Pour répondre à deux points de votre article :
1) "80% des français sont favorables au loup". Qui sont ces 80% ?
Les Français qui écrasent la moindre araignée dans leur appartement ? Ces 80% sont-ils prêts à manger de la viande industrielle (élevée en bâtiment pour éviter la prédation) ? Où à payer le vrai prix de la viande, ou bien de vrais impôts (indemnités aux éleveurs) pour la sauvegarde du loup ? En posant les questions différemment les résultats ne seraient pas les mêmes !

2)"en France, l’équarrisseur enlève les cadavres d’animaux de grande taille, privant ainsi les loups et les charognards (vautours, etc)… d’une source de nourriture potentielle."
L'inverse ne ferait qu'augmenter plus rapidement la population et donc au bout d'un moment la prédation.

Voilà ma modeste participation au débat, mais en tout cas merci de ne pas avoir mis de photos, car l'émotion nuit à la réflexion.

JC

Green Zone [invité] :
Le 23/12/2013 à 08h44

Le sondage auquel vous faites référence est intitulé "Les Français et le loup". Il a été réalisé en Septembre 2013 par l'Institut de sondage IFOP pour les associations ASPAS (Association pour la Protection des Animaux Sauvages) et One Voice.

Ce sondage donne 75% à 80% des Français favorables aux loups. Un tel résultat a été obtenu uniquement grâce à la formulation des 4 questions posé aux 1000 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus.
Conclusion: en fonction des questions que l'on pose, on peut obtenir les résultats que l'on souhaite... De tels sondages ne sont pas des références.

kty [invité] :
Le 23/12/2013 à 11h11

bonjour,
faites donc preuve d'un peu plus de sérieux quant à la recherche des données avant de sortir un dossier incomplet.
depuis l'apparition des loups dans le mercantour, nous avons eu 10 MERENS TUES MANGES. 8 EXPERTISES " loup" et 2 jamais retrouvés.
sur les 8 expertisés, seulement 2 poulains de 5/6 mois, le reste des ADULTES EN PARFAITE SANTE et trés habitués à leur montagne.
signé: éleveur mérens dans le mercantour.

valren :
Le 23/12/2013 à 11h18

Personne ne peut se prévaloir d'être neutre dans ce débat. La date officielle de retour du loup dans les documents administratifs est bien 1992, annoncer une autre date dans cet article serait un parti-pris. De toutes façons, ce n'est pas la question essentielle du débat.

En ce qui concerne les chiffres de prédation, il n'y a pas de comptage officiel et ils dépendent donc des personnes qui se font connaître et qui demandent une indemnisation... Autant l'on ne peut remettre en doutes les photos d'animaux dévorés - que nous ne montrerons donc pas, autant il est impossible de quantifier des attaques de manière fiable sur la base de simples témoignages oraux ou écrits (en raison des attaques de chiens, notamment. Il faut qu'un agent confirme une attaque de loup pour que le doute soit levé).

Il y a aussi, d'après la biologiste que nous avons interrogée, certains fantasmes autour de l'intelligence du loup et de l'organisation des meutes (il est impossible qu'un loup ou une meute de loups pense(nt)à pousser un cheval dans des filets pour le dévorer ensuite, par exemple. C'est pourtant l'explication qu'un témoin de l'attaque sur troupeau de Mérens avait donné)

Cette enquête est loin, très loin d'être facile et simple. En ce qui concerne le sondage, il a le mérite d'exister. S'il existait un autre sondage posant la question de manière différente ("seriez-vous prêt à payer davantage d’impôts pour indemniser les éleveurs victimes du loup"), je n'aurai pas manqué d'en parler.



ouragan [invité] :
Le 23/12/2013 à 18h35

a jyce : Ma mère était louée sur les causses Mèjean dés l'age de 7 ans pour protéger les troupeaux des fermes dont les descendant nous disent que leurs aïeul n'avaient pas de problème avec les loups!
http://leloupdanslehautdiois.blogspot.fr/2013/04/mon-temoignage-propos-du-metier-de.html

a valren :
Toutes les attaques indemnisée l'ont été après expertise.
les attaques de chiens sont un risque quantifié par des analyses scientifiques : le risque d'attaque pour un troupeau et de 12 fois tout les 5 ans, ces attaques sont diurnes a 75% et les chiens sont identifié (on connait leur propriétaires) dans 89% des cas. Avant l'arrivée du loup personnes n'avait besoin de mettre en place des mesures de protection spéciales!

Le monde du cheval est le plus réticent a la réalité des attaques de loups et le plus grand pourvoyeur de chiens meurtrier, envers et contre toute les études faites a ce sujet: http://leloupdanslehautdiois.blogspot.fr/2013/07/du-nouveau-dans-chiens-errants-ou-loups.html

A la question "êtes pour l'éradication du loup " Ouragan et la plupart des éleveurs ont répondu NON
A la question "("seriez-vous prêt à payer davantage d’impôts pour indemniser les éleveurs victimes du loup" si elle avait existé, les éleveurs aurait répondu qu'ils ne pourront jamais accepté d'etre payé pour nourrir le loup! Seuls des écologistes en serait capable!
Tout les intégristes pros loup nous reprochent de provoquer les attaques pour être indemnisé. Devant de telles diffamation, il ne Nous reste quel autre choix,

ouragan [invité] :
Le 23/12/2013 à 18h38

RECTIFICATIF / IL FALLAIT LIRE "e risque d'attaque pour un troupeau et de 1 fois tout les 5 ans" désolé faute de frappe

jyce :
Le 23/12/2013 à 19h46

Merci à Ouragan pour le lien, je vous invite à aller voir.
Mais tous les écologistes ne sont pas des intégristes pros loup !

ouragan [invité] :
Le 23/12/2013 à 22h20

"Mais tous les écologistes ne sont pas des intégristes pros loup !"
Oui, désolé Jyce, comme vous avez pu le constater dans mon "témoignage a propos des bergers", je travaille avec mes chevaux, je me chauffe au bois, je n'utilise ni engrais ni pesticide,
Il faut savoir que la très grande majorité des ruraux, pratiquent le tri des ordures depuis toujours, se chauffent au bois bien avant la prise de conscience des gaz à effet de serre, se déplacent très peu, ne prennent jamais l'avion pour partir en vacances, inexistantes d’ailleurs, travaillent, avec amour et passion, souvent plus que dans n'importe quel autre métier, respectent bien plus la nature et la biodiversité que dans beaucoup d'autres activités, se satisfont de ce qu'ils possèdent, car ils connaissent la valeur des choses, meurent dans leur maison et sur la terre qui les a portés et dont ils ont su faire éclore les fruits qu'ils savent encore partager en cas de nécessité ......Aucun ne se revendique comme écologiste, mais aucun n’acceptera d'etre la victime d'un phénomène de société qui suggère la disparition d'une catégorie de la population qui vit de et en accord avec la nature, pour satisfaire des fantasmes complètement abstrait!
A moins que comme le suggére l'association pour la protection des animaux sauvages, je cite : "Le loup, Une opportunité ecotouristique
Deux millions de visiteurs sont accueillis chaque année pour le seul parc des Abruzzes, en Italie !
GLING! GLING! le tiroir caisse et ta&nt pis si ça dérange le loup!


Aucun d'entre eux ne maîtrise quoique ce soit! Ils sont animés par une passion, qui bien que légitime, ne doit pas rendre aveugle, au point de dresser les populations les unes contre les autres!
Le loup ne peut pas être l'idole qui efface les erreurs humaines, dont la responsabilité incombe à nos civilisations, et dont les écologistes intégristes ne peuvent pas se targuer d'être les élus choisis pour les corriger, au mépris des populations qui vivent de et en accord avec, cette nature!

jack [invité] :
Le 24/12/2013 à 10h10

ni pro loups,ni anti loups,je pense que les jours de protection du loups sont comptés,les écolos ne peuvent pas les empécher de se multiplier,lorsque la coupe débordera, il faudra réguler,je ne veux pas manger des produits importés ,bravo l'écologie,pour avoir dans mon assiette des aliments emballés sous vide,je ne veux pas qu'on supprime le peu d'élevage qui reste en france,je parle d'élevage naturel,que se soit des poulets, moutons,bovins etc élevés dans des conditions saines ,donc dehors .Les assos qui défendent la multiplication des grands prédateurs font le jeux de la grande distribution qui veux récupérer les marchés des petits éleveurs,des maraichers etc pour nous fourguer de la malbouffe en faisant des bénéfices considérables.
Il faut toujours prendre un probléme à l'envers, qui finance ces assos ,pas leurs adhérents...trop peu nombreux,il y a les écolos sincères manipulés par des écolos qui n'en n'ont que le nom.
Le loup est un bel animal mais qui vit en meute et qui se propage vite sur notre territoire,on a beau ne pas donner les vrais chiffres sur le nombre, un jour ils exploserons à la grande stupéfactions des habitants de france,et les 80% pour, seront à 80% contre,comme pour les élections,rien n'est jamais acquis.

Marie-France [invité] :
Le 26/12/2013 à 15h50

C'est bien la polémique où tout se défait au profit d'autres, j'ai trois Mérens , 25 ans 6 et 5 ans souhaite maintenir la race, je suis en montagne leur espace naturel - je suis peinée pour Jacques dans le 06 qui élève de beaux Mérens , j'ai eu la joie de voir évoluer - allez vous nous chasser comme le peuple Sioux des grandes plaines pour laisser grandir et se servir le loup - chacun a certes sa place sur cette montagne mais la main de l'homme n'est elle pas trop "lourde ".Ce cheval est sur les grottes des Pyrénées et s'identifie à nos richesses de patrimoine.A l'heure où virtuel éphèmère se confondent , laissez nous vivre avec nos jolis chevaux et nos ânes poneys qui servent l'homme.
Mes chevaux sont ma seule famille depuis vingt comme chacun ils donnent force et volonté.De débardage, de portage pour les mines d'argent, de randonnées, (Tour du Queyras) ,de surveillances forestières dans les vallées hautes alpines, d'attelage dans le patrimoine de l'Unesco Briançon. Soutiennent des maux de la vie .Avec deux jeunes je repars sur le chemin n'ont ils plus le droit d'escarper les pentes de leurs montagnes naturelles. Serait ce donc devenu le seul habitat des loups exterminateurs !!!! Doit il être contraint à vivre en "boite" et ne plus profiter de ces luxueuses montagnes; Moi j'ai mis des Princes Noirs en Ecrins où je vis . Je suis très peinée d'apprendre les désagréments de cet éleveur Jacques et les autres en Alpes Maritimes car j'ai travaillé au milieu de ces chevaux . Qui connait le travail , de l'élevage, du dressage, et la joie de faire monter des cavaliers peu expérimentés, handicapés même où à Savines un paraplégiste s'est ému, lors des jours ensoleillés .Un cheval généreux auquel il reste son instinct de fuite et encore ... Revoir les copies et mettre un peu d'ordre pour une harmonie en symbiose une symphonie pastorale bien orchestrée.

ouragan [invité] :
Le 26/12/2013 à 19h11

Hors sujet:
Alors que je suis habitué aux plus ville diffamation dans le monde du cheval a propos de la prédation des chevaux par les loups, c'est avec étonnement et ravissement que je constate que les lecteurs de cheval savoir sont tout simplement des humains empreint de bons sens et de charisme. Grisette la ponette de ma voisine, ( http://www.chevalmag.com/chevalmag/Actualites/Divers/Une-ponette-victime-des-loups) dont j'ai assisté au constat, a été le détonateur pour La création de mon blog et mon entrée en résistance contre le loup. Il y a 20 ans, j'étais prêt a accepter la cohabitation, mais après plus de 20 ans de mensonges, diffamation, incitation à la haine, discours digne des judicatures les plus répugnantes, difficile de ne pas se rendre a l'évidence comme l'a bien compris Marie France!
Pour égayer un peu l'ambiance pendant ces fêtes de Noel voici un lien ou vous pourrez voir mes compagnons :
https://picasaweb.google.com/109201976681112787676/NAISSANCE?authuser=0&authkey=Gv1sRgCIX2l8PDotesYA&feat=directlink

https://picasaweb.google.com/109201976681112787676/NOSCHEVAUXAUQUOTIDIEN?authuser=0&authkey=Gv1sRgCIq4ibWH3MjJdA&feat=directlink

JOYEUSE FÊTES A TOUS LES AMIS DES CHEVAUX ET DE LA NATURE

Article publié le 21-12-2013

Postez un commentaire !

Prénom (requis)

Email (requis)

Votre commentaire