Pour un cavalier : s’adapter à l’attelage n’est pas si facile !
Par Laurence Grard-Guenard, enseignante d’attelage
N°7 - Février 2010 | Vues : 1425
2 Commentaire(s)
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Les cavaliers possèdent sur les non cavaliers de sérieux atouts : leur habitude des chevaux leur permet en général d’anticiper les comportements équins. Toutefois, ils ont aussi de nombreuses habitudes, bien ancrées, qui ne sont pas adaptées au menage. Voici un bilan des différences entre les deux disciplines, qui permettra aux cavaliers de passer plus aisément des rênes aux guides.
L’attelage se distingue des autres disciplines équestres par la distance qui sépare le cheval de son utilisateur. Il en résulte deux conséquences majeures :
- L’être humain a une vision globale du cheval
- Il n’existe qu’un seul contact entre les deux êtres vivants : la bouche / la main
Pratiqué sans formation suffisante, l'attelage peut conduire à des situations très peu enviables ! © Laurence Grard-Guenard
| Pratique | Un cheval, un cavalier | Un cheval, Un meneur, un coéquipier |
| En cas de chute | Le cheval, seul, au pire, casse son filet, érafle la selle. Pas de traumatisme pour le cheval |
Le cheval emmène derrière lui une voiture qui peut se retourner, se coincer, se casser, affolante par son bruit et ses mouvements de rebonds, traumatisant le cheval presque sûrement à vie pour cette discipline. |
| Le cheval panique | Le cavalier ne doit pas descendre : il est plus en sécurité à cheval qu’à pied à côté de lui. | Avoir le reflexe de parler. Faire descendre le coéquipier qui rassure le cheval à la tête. |
| Entretien et solidité | Si le matériel casse, les conséquences ne sont jamais très graves pour le cheval. | Si le matériel casse, les personnes peuvent être éjectées de la voiture, le cheval conserverait alors la voiture accrochée ou à moitié cassée derrière lui, avec des risques de blessures physiques en plus du traumatisme psychologique. |
| Le filet, la bride, le matériel | Utilisation du cheval monté en filet, avec des mors divers, en licol, ou nu Monte à cru, totalement sans matériel, possible. |
Mors spéciaux, licol interdit. Apprendre à avoir une main exacte et juste. La présence de la voiture rend dangereuse toute approximation, le meneur ne peut rattraper une erreur avec son assiette ou ses jambes. Impossible d’atteler sans matériel approprié. |
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laurence :
Le 10/03/2010 à 10h10
Bonjour Maurice,
Merci pour votre long commentaire qui témoigne de votre intérêt pour cette discipline « à risques ».
En effet, l’article n’a pas développé chaque point, je ne souhaitais pas faire un gros paquet d’informations, indigeste et moralisateur, mais attirer ça et là, l’attention sur quelques points où les cavaliers « croient savoir ». Je voulais également laisser une marge de manœuvre aux enseignants « en live » qu’un article ne saurait remplacer, chacun ayant sa propre sensibilité pour aborder les différents aspects de chaque situation.
Toutefois, je vous rassure car il est prévu que les différents points énumérés dans le tableau soient chacun repris en détail dans des articles plus ciblés.
Merci de votre fidélité.
Laurence
mauricexb :
Le 04/03/2010 à 09h14
Bonjour
Lorsque j’ai découvert le titre de cet article : « Pour un cavalier : s’adapter à l’attelage n’est pas si facile ! », je me suis dit « génial ! ».
En effet je pratique l’équitation montée et me suis inscrit pour un stage d’attelage pour fin mars 2010. C’est donc dire l’intérêt que le titre a suscité en moi.
L’article m’a plu, mais honnêtement je suis resté sur ma faim : le tableau résume bien les différences entre les deux disciplines mais la partie de l’introduction qui dit « Les cavaliers possèdent sur les non cavaliers de sérieux atouts : leur habitude des chevaux leur permet en général d’anticiper les comportements équin. Toutefois, ils ont aussi de nombreuses habitudes, bien ancrées, qui ne sont pas adaptées au menage. » ne me semble pas avoir été développée et me semble mériter un autre article.
Certes, il est écrit de nombreuses choses dans le tableau, mais ce dernier recouvre manifestement aussi beaucoup de non-dit qu’il serait peut être bon d’expliciter.
Peut être n’était ce pas l’objectif de ce papier, mais tout me le laissait à penser. Ma lecture du titre et de l’introduction est certainement faussée par mes attentes. Ceci étant, je serais fortement intéressé si l’auteur, qui a l’air de vraiment bien connaitre son sujet et qui écrit de manière fort agréable, pouvait nous livrer son analyse de la partie de l’introduction qui ne me semble pas traitée.
En tout cas merci pour cet article et au plaisir d’en lire la suite
Cordialement
mxb