Accueil » Savoir Pratique Attelage

Pour un cavalier : s’adapter à l’attelage n’est pas si facile !

Les cavaliers possèdent sur les non cavaliers de sérieux atouts : leur habitude des chevaux leur permet en général d’anticiper les comportements équins. Toutefois, ils ont aussi de nombreuses habitudes, bien ancrées, qui ne sont pas adaptées au menage. Voici un bilan des différences entre les deux disciplines, qui permettra aux cavaliers de passer plus aisément des rênes aux guides.

L’attelage se distingue des autres disciplines équestres par la distance qui sépare le cheval de son utilisateur. Il en résulte deux conséquences majeures :

  • L’être humain a une vision globale du cheval
  • Il n’existe qu’un seul contact entre les deux êtres vivants : la bouche / la main
Le meneur n’est donc pas un cavalier et vice-versa. Lorsque les cavaliers arrivent à l’attelage, ils doivent se débarrasser de reflexes inappropriés, acquis en tant que cavaliers, puis apprendre les comportements spécifiques de cette autre discipline.

Attelage
Pratiqué sans formation suffisante, l'attelage peut conduire à des situations très peu enviables ! © Laurence Grard-Guenard
 
Equitation
Attelage
Pratique Un cheval, un cavalier Un cheval, Un meneur, un coéquipier
En cas de chute Le cheval, seul, au pire, casse son filet, érafle la selle.
Pas de traumatisme pour le cheval
Le cheval emmène derrière lui une voiture qui peut se retourner, se coincer, se casser, affolante par son bruit et ses mouvements de rebonds, traumatisant le cheval presque sûrement à vie pour cette discipline.
Le cheval panique Le cavalier ne doit pas descendre : il est plus en sécurité à cheval qu’à pied à côté de lui. Avoir le reflexe de parler.
Faire descendre le coéquipier qui rassure le cheval à la tête.
Entretien et solidité Si le matériel casse, les conséquences ne sont jamais très graves pour le cheval. Si le matériel casse, les personnes peuvent être éjectées de la voiture, le cheval conserverait alors la voiture accrochée ou à moitié cassée derrière lui, avec des risques de blessures physiques en plus du traumatisme psychologique.
Le filet, la bride, le matériel Utilisation du cheval monté en filet, avec des mors divers, en licol, ou nu
Monte à cru, totalement sans matériel, possible.
Mors spéciaux, licol interdit. Apprendre à avoir une main exacte et juste.
La présence de la voiture rend dangereuse toute approximation, le meneur ne peut rattraper une erreur avec son assiette ou ses jambes.
Impossible d’atteler sans matériel approprié.

Pour lire la suite de cet article :

Abonnez-vous à Cheval Savoir pour seulement 29€ !
(31$ US. 38$ Canadien; 35 Franc CHF)

S’abonner à Cheval Savoir, c’est :

  • bénéficier de la lecture des numéros à paraître
  • avoir un accès permanent et totalement gratuit à la Bibliothèque d’Archives en ligne, soit plus de 2000 articles parus ! Des dizaines de milliers de pages de lecture, l’équivalent de plusieurs centaines de livres sur tous les sujets équestres ! Ce qu’aucun autre magazine ne pourrait vous offrir…
Cliquez-ici pour vous abonner à Cheval Savoir

Ce que vous ne lirez pas ailleurs

Si vous êtes déja abonné au journal, cliquez-ici pour vous identifier

2 commentaire(s) »

mauricexb :
Le 04/03/2010 à 09h14

Bonjour
Lorsque j’ai découvert le titre de cet article : « Pour un cavalier : s’adapter à l’attelage n’est pas si facile ! », je me suis dit « génial ! ».
En effet je pratique l’équitation montée et me suis inscrit pour un stage d’attelage pour fin mars 2010. C’est donc dire l’intérêt que le titre a suscité en moi.

L’article m’a plu, mais honnêtement je suis resté sur ma faim : le tableau résume bien les différences entre les deux disciplines mais la partie de l’introduction qui dit « Les cavaliers possèdent sur les non cavaliers de sérieux atouts : leur habitude des chevaux leur permet en général d’anticiper les comportements équin. Toutefois, ils ont aussi de nombreuses habitudes, bien ancrées, qui ne sont pas adaptées au menage. » ne me semble pas avoir été développée et me semble mériter un autre article.

Certes, il est écrit de nombreuses choses dans le tableau, mais ce dernier recouvre manifestement aussi beaucoup de non-dit qu’il serait peut être bon d’expliciter.

Peut être n’était ce pas l’objectif de ce papier, mais tout me le laissait à penser. Ma lecture du titre et de l’introduction est certainement faussée par mes attentes. Ceci étant, je serais fortement intéressé si l’auteur, qui a l’air de vraiment bien connaitre son sujet et qui écrit de manière fort agréable, pouvait nous livrer son analyse de la partie de l’introduction qui ne me semble pas traitée.

En tout cas merci pour cet article et au plaisir d’en lire la suite
Cordialement
mxb

laurence :
Le 10/03/2010 à 10h10

Bonjour Maurice,

Merci pour votre long commentaire qui témoigne de votre intérêt pour cette discipline « à risques ».

En effet, l’article n’a pas développé chaque point, je ne souhaitais pas faire un gros paquet d’informations, indigeste et moralisateur, mais attirer ça et là, l’attention sur quelques points où les cavaliers « croient savoir ». Je voulais également laisser une marge de manœuvre aux enseignants « en live » qu’un article ne saurait remplacer, chacun ayant sa propre sensibilité pour aborder les différents aspects de chaque situation.

Toutefois, je vous rassure car il est prévu que les différents points énumérés dans le tableau soient chacun repris en détail dans des articles plus ciblés.

Merci de votre fidélité.
Laurence

Article publié le 17-05-2009

Postez un commentaire !

Pour pouvoir poster des commentaires, il faut être abonné et connecté :
Cliquez-ici pour vous abonner au journal  |  Cliquez-ici pour vous connecter si vous êtes déja abonnés