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Organiser le travail
Le jeune cheval : garder à l’esprit la vision globale du dressage de son cheval (Partie I)

Par Pierre Beaupère, cavalier professionnel et Professeur de dressage.


N°49 Déc/Janv. 2014
5 Commentaire(s)
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Pierre aborde ce mois-ci le thème de l’organisation, modulé comme il le fait désormais en trois parties, destinées au cavalier débutant, au jeune cheval et au cheval avancé. Pour le jeune cheval, il s’agit de penser en termes de « progression permanente »... Mais sans brûler les étapes !

Niveau de difficulté : Niveau de difficulté

Pour : Tenter de maintenir le cheval et le travail dans une idée de « progression permanente » et pouvoir mieux gérer les différentes phases de l’évolution du dressage, malgré les périodes creuses ou celles qui demandent de la patience et donnent la sensation de ne pas avancer.

Moment idéal : A la fin de la phase de débourrage, lorsque le cheval est lâché avec le cavalier aux trois allures et qu’il accepte la main.

Prérequis : Le poulain doit pouvoir se déplacer aux trois allures en donnant un début de stabilité dans son attitude et le contact avec la main. Il doit être calme et ne pas avoir peur du cavalier. Ses allures doivent être régulières.

L’exercice :

Comme je l’ai souligné pour le cavalier débutant, il me semble extrêmement important que le cavalier montant un jeune cheval ait une vision globale de la progression qu’il va vouloir faire suivre au dressage de son partenaire. A nouveau il n’est pas question d’avoir un plan rigide ou répétitif qui n’admet aucune adaptation mais j’aimerais me lancer dans le projet assez vaste et compliqué de donner aux cavaliers une idée des différentes étapes par lesquelles il va passer pour aller aussi loin que possible dans le dressage de son cheval.

Je fais actuellement travailler plusieurs élèves qui ont commencé il y a moins d’un an des jeunes chevaux (moins de cinq ans) et je pense qu’il est très important de leur rappeler très régulièrement que ce que nous travaillons actuellement les mènera à telle étape, qui leur ouvrira les portes à telle autre, afin de remettre un instant précis en perspective avec un travail qui s’étalera sur plusieurs années et qui mènera au piaffé, au passage et aux pirouettes.

J’observe des cavaliers qui, avec un jeune cheval, travaillent bien les bases puis soudain se lancent dans le travail de deux pistes alors qu’ils n’ont pas encore mis en place la moitié de ce qui est nécessaire !

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5 commentaire(s) »

ludo :
Le 04/01/2014 à 20h14

Baucher aurait dit la décontraction d'abord... ?
Von Heydebreck aurait dit rythme/décontraction/contact, or il n'est pas facile de faire une serpentine sans contact...
Dans votre article sur la descente d'encolure, vous dites que c'est la première chose que vous entreprenez, vous insistez beaucoup sur son côté gymnastique, peu sur son côté psychologique ( même si vous dites en introduction qu'elle permet de "calmer les chevaux nerveux" ).
Au final, est-ce le cheval détendu qui étend son encolure ou l'extension qui le détend? Les deux?

mariebx :
Le 08/01/2014 à 18h59

Bonne question Pierre ! Mon expérience sur le sujet est que le contrôle de la trajectoire est un atout pour la décontraction. Imaginer une ligne virtuelle sur laquelle marcher nous permet de nous rendre compte si le cheval s'échappe légèrement d'un coté ou pas et juste le fait d'avoir cette exigence (en premier lieu avec nous même) m'aide à mieux ressentir mon cheval. Il me tarde d'avoir ton point de vue sur le sujet.

cara :
Le 18/01/2014 à 21h02

"Au final, est-ce le cheval détendu qui étend son encolure ou l'extension qui le détend? Les deux?"
C'est toujours la question que je me pose. Des années que j'entend deux discours différents à ce propos, à tel point qu'on ne sait plus si c'est l'un ou l'autre qui passe en premier. Je dirai, certainement les deux, mais lequel est-ce qui amène l'un à l'autre finalement ?

:
Le 10/02/2014 à 00h02

Je ne possède malheureusement pas de cheval et je ne peux donc pas observer l'évolution et la progression d'un cheval sur un travail précis et quotidien mais j'observe beaucoup et j’essaye de ressentir....le cheval lorsque je monte.. Pour moi, des descentes d’encolure sur le cercle permettent au cheval de se détendre, de se libérer de ses contraintes et de ses tensions; Naturellement, si le cavalier n'exerce aucune contrainte, le cheval va se poser, s'équilibrer. Sans gestion de cavalier, le cheval se met en condition : son dos s'adapte naturellement au poids du cavalier. Il adopte une attitude qui va lui permettre de limiter naturellement les tensions. Il n'y a plus qu'ensuite à reprendre un contact, le guider et le cheval s'adapte plus facilement au travail de serpentine car il est souple, moins tendu.Je pense qu'une descente d'encolure devrait se faire en début et en fin de séance.....C'est évidemment un ressenti personnel

dragonelly :
Le 14/02/2014 à 16h51

Concernant l'extension d'encolure, il faut distinguer celle que le cheval donne spontanément (car il en ressent le besoin) et celle qu'il donne à la demande d'un cavalier.
Dans le premier cas, c'est la décontraction (et le besoin de s'étirer) qui fait que le cheval s'étend vers l'avant et vers le bas.
Dans le second cas, c'est du conditionnement (le cheval répond à un code) et n'est pas forcément synonyme de décontraction. Mais il est courant qu'un cheval a qui on demande de s'étendre, se décontracte grâce à cette posture.

Article publié le 29-12-2013

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