Haras Saint-Hubert
Accueil » Médecine vétérinaire

La “gale de boue”

Le terme de gale de boue, pour archaïque et impropre qu’il soit, demeure dans le langage équestre courant pour désigner des lésions pouvant s’installer dans le ceux des paturons du fait de diverses causes, notamment le contact avec un agent irritant (qui n’est d’ailleurs pas toujours de la boue !) Si l’appellation appartient au floklore de l’hippologie, l’affection est réelle et fréquente, surtout en saison humide –automme et début du printemps.

La gale véritable gale (aujourd’hui pratiquement éradiquée dans nos pays) était une maladie parasitaire, très contagieuse, provoquant de violentes démangeaisons, et qui pouvait chez le cheval affecter les crins (gale psoroptique) le corps (gale sarcoptique) ou les paturons (gale chorioptique). Celle dernière était appelée aussi “gale des paturons”, ce qui a contribué à créer une confusion de termes avec une autre pathologie de la peau, elle aussi localisée aux creux des paturons, et familièrement appelée “gale de boue”.

La gale de boue chez le cheval
Un cheval jusqu’aux canons dans la boue…Certains y sont sensibles, d’autres pas ! La vigilance s’impose toutefois aux saisons humides, et notamment en fin d’hiver.
© L. Bataille

La gale de boue, qui ne possède donc pas de nom médical adapté, entraîne des lésions cutanées qui se manifestent généralement sous la forme de crevasses. L’affection est sans réelle gravité, mais souvent rebelle à guérir. Elle n’est absolument pas contagieuse, contrairement à ce qui est parfois conclu lorsque plusieurs chevaux partageant un herbage boueux sont atteints, les mêmes causes produisant les mêmes effets...

Des micro-traumatismes aux lésions infectées

Ces lésions peuvent prendre la forme d’érosions légères au début, de type irritatif, notamment au niveau des talons et au creux des paturons, là où la peau est fine et sensible, souvent dépigmentée.

Les micro-traumatismes induits par l’agent irritant initial vont ouvrir la porte aux bactéries ou champignons présents dans la boue ou la litière. Les lésions vont s’aggraver, des crevasses proprement dites vont apparaître, devenant suintantes, voire purulentes. Non soignées, ces crevasses peuvent rapidement entraîner un risque de lymphangite, cette dernière nécessitant alors la mise en route d’un traitement antibiotique.

Pour lire la suite de cet article :

Abonnez-vous à l'année pour seulement 20€ !
Vous pourrez consulter en intégralité les 12 prochains numéros ainsi que les centaines d'articles archivés, classés par thème.

Cliquez-ici pour vous abonner à Cheval Savoir

Ce que vous ne lirez pas ailleurs

Si vous êtes déja abonné au journal, cliquez-ici pour vous identifier

6 commentaire(s) »

pandora :
Le 16/08/2010 à 08h37

Graisse a traire (+fleur de souffre) tres bien ,si c'est fait correctement .
Quand tout est propre et sec ,et apres la douche meme essuyé il reste
Trop d'humidite qui restera bloquée sous le gras ,mettre le cheval au box 1 heure avant application ;
Tres important =une fois que vous avez mis la main dans le pot de graisse elle n'y retourne plus ,car vous y metteriez des bacteries
Et votre pot devient une reserves à saletées !surtout si vous le posez sur l'etagere
Pour vous en reservir 1 an apres ...
J'ai pu soigner de cette facon un cheval qui etait remis au pre
Apres les soins ,a cette periode l'elevage etait sur des terres tres argileuse qui drainent mal et conservent les bacteries , depuis
Que j'ai demmenagé :gale de boue ,connais pas !

equitathome :
Le 15/08/2010 à 18h44

Il me semble qu'il est question aussi d'un acarien qui provoque cette gale de boue. Ma jument en a fait en période de sécheresse, un vieux remède de maréchal ferrant : huile d'olive mélangée à du souffre ( avec la vaseline c'est plus compact et plus efficace a appliqué). je ne mouillais surtout pas, et en un mois plus rien et aucune récidive. L'huile essentielle de Tea Tree en prévention est bien aussi, c'est un anti-acarien entre autre. Bien sûr faire un test avant toute application en cas d'allergie.

laetitia :
Le 07/03/2010 à 00h14


Le débat reste ouvert ! La graisse à traire a manifestement ses adeptes et ses détracteurs...Personnellement, j'ai eu de bons résultats avec le produit Nacricare, je ne connais pas encore le produit Keratex.
Nous sommes toujours ravis d'avoir vos commentaires, mais je rappelle que les opinions émises par les lecteurs n'engagent pas la Rédaction.

Laetitia Bataille

cayolle :
Le 04/03/2010 à 09h14

Les remèdes dépendent du cheval pour le mien la crème Nacricare n'a rien fait et m'a couté cher, j'ai tenté la graisse à traire mélangée à du souffre et le résultat est apparu rapidement pour un faible coût.

missviolette :
Le 26/02/2010 à 12h37

Keratex fait également une poudre "stop boue" qui isole très bien le membre de l'humidité et la cicatrisation des crevasse peut se faire. Mon cheval qui était dans la boue en permanence a pu guérir alors que la vaseline ou la graisse à traire conservent l'humidité et les résultats ne sont pas toujours là.

Postez un commentaire !

Pour pouvoir poster des commentaires, il faut être abonné et connecté :
Cliquez-ici pour vous abonner au journal  |  Cliquez-ici pour vous connecter si vous êtes déja abonnés