Accueil » Tribune Cheval Savoir

Fallait-il interdire le Roll Kur ?

Par Christian Carde, ancien Ecuyer en Chef du Cadre Noir, Conseiller technique de Cheval Savoir


N°50 Février 2014
1 Commentaire(s)
Imprimer cet article
La pratique du Rollkur, méthode d’entraînement qui aura fait couler beaucoup d’encre, a récemment été interdite en Suisse. Nous avons demandé à notre Conseiller technique, le Colonel Christian Carde, ancien Ecuyer en Chef du Cadre Noir, de nous donner son ressenti et ses commentaires à ce sujet.

A compter du 1er janvier de cette année, la Suisse a donc interdit les méthodes qui conduisent à une très grande flexion de l'encolure et du dos des chevaux (voire notre news sur ce sujet). L'agence Fédérale pour les affaires vétérinaires, qui a conduit le dossier, explique, en le ciblant, que le Roll Kur, appelé aussi hyper flexion, est une fermeture très accentuée de la tête et de l'encolure. Elle précise que cette attitude, en équitation de Dressage, 1est obtenue par une action violente de la main du cavalier ou par l'usage d'enrênement.

Roll Kur
© D.R.

A l'annonce de cette nouvelle j'ai ressenti une profonde joie. Comme beaucoup j'étais catastrophé par la barbarie avec laquelle certains forçaient leurs chevaux, pensant imiter celle qui avait mis ce procédé en vogue en lui attribuant les vertus qui lui avaient permis de devenir trois fois championne olympique. J'étais désolé de constater qu'on ne réalisait pas que ce qui avait réussi à un trio exceptionnel (un cheval doué, monté par une cavalière de grand talent entraînée par un coach avisé... connu cependant pour ne pas faire de sentiment) ne pouvait pas être transposé à monsieur ou madame tout le monde. Et peiné de voir s'afficher dans la grande presse le type d'article dont nous vous montrons une illustration ci-dessous. Il portait le discrédit sur l'art équestre que, paradoxalement, la compétition ambitionnait de préserver.

Roll Kur
© D.R.

Et, d'un pays à un autre, je constatais les effets pervers du Roll Kur qui, dans des mains maladroites ou manquant d'expérience, conduisait à travailler les chevaux enfermés, sur les épaules. La nuque « généralement le point le plus haut » n'était plus qu'une expression désuète. Les mots overbent ou shortneck avaient perdu de leur négativité.

Ce n'est pas la Fédération nationale Suisse qui a statué mais l'Etat. Va-t-il falloir impliquer des policiers pour faire appliquer la loi et verbaliser ?

Pour lire la suite de cet article :

Abonnez-vous à Cheval Savoir pour seulement 29€ !
(31$ US. 38$ Canadien; 35 Franc CHF)

S’abonner à Cheval Savoir, c’est :

  • bénéficier de la lecture des numéros à paraître
  • avoir un accès permanent et totalement gratuit à la Bibliothèque d’Archives en ligne, soit plus de 2000 articles parus ! Des dizaines de milliers de pages de lecture, l’équivalent de plusieurs centaines de livres sur tous les sujets équestres ! Ce qu’aucun autre magazine ne pourrait vous offrir…
Cliquez-ici pour vous abonner à Cheval Savoir

Ce que vous ne lirez pas ailleurs

Si vous êtes déja abonné au journal, cliquez-ici pour vous identifier

1 commentaire(s) »

anne :
Le 22/02/2014 à 06h14

bonjour,
"L'interdiction peut apparaître alors comme un échec à n'avoir pas pu anticiper, canaliser puis empêcher le développement d'un procédé qui serait devenu maltraitance."
Vous avez tout résumé dans cette phrase!
merci

Article publié le 12-02-2014

Postez un commentaire !

Pour pouvoir poster des commentaires, il faut être abonné et connecté :
Cliquez-ici pour vous abonner au journal  |  Cliquez-ici pour vous connecter si vous êtes déja abonnés