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Le Breton, cheval de loisir ?

Par Amélie Tsaag Valren, avec la participation de Goulwena Moel et Brittia Guiriec, éleveuses de chevaux Bretons.


N°50 Février 2014
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Avec le Comtois, le Breton caracole en tête des races de trait populaires en France. Malheureusement pour lui, son succès dépend principalement du… marché de la viande, vers l’Italie. Une poignée de passionnés promeut activement ce trait de terroir à l'attelage et pour les loisirs. Ils nous assurent, démonstrations à l’appui, qu’il peut tout faire s’il est convenablement éduqué. Voyage en Bretagne, à la découverte de traits pas comme les autres.

Un cheval Breton en équitation de loisir ? L’idée peut paraître saugrenue… d’autant plus que l’immense majorité des chevaux Bretons que l’on rencontre (en particulier au salon de l’agriculture, au salon du cheval et en concours de modèle et allures) présente un modèle lourd, pour ne pas dire du surpoids. Ces chevaux destinés pour l’immense majorité au marché de la viande restent la vitrine habituelle de la race lors des grands évènements.

Brittia Guiriec aux guides d’un postier breton
Brittia Guiriec aux guides du postier breton Nozkaer de Kerlann, à la Grande Semaine de Saumur.
©  Dominique Gautier.

Pourtant, quelques irréductibles éleveurs et utilisateurs de Bretons font de la résistance au « tout boucherie », dans un contexte économique rendu plus difficile encore depuis la remontée de la TVA sur les ventes de chevaux non-destinés au marché de la viande. Ils appartiennent souvent à une jeune génération qui s’intéresse à la génétique, à l’alimentation et à la sélection de ses protégés.

La place du Breton de loisir

Faire cohabiter deux objectifs de sélection au sein d’une même race n’est jamais de tout repos. Le problème des éleveurs de Bretons se retrouve chez ceux de Mérens (conflit entre les éleveurs de type sport et les éleveurs de type montagnard) et d’Anglo-arabes (élevage course et élevage pour le concours complet), pour ne citer qu’eux. Chez le Breton, ces deux objectifs de sélection contradictoires privilégient des chevaux « lourds » voire « gras » d’un côté, tout en recherchant de l’autre les animaux fonctionnels. La sélection de la race bretonne est entièrement entre les mains du Syndicat des éleveurs de chevaux Bretons, nous assure la FNC (Fédération Nationale du Cheval). 

Le conflit devient visible lors des concours d’élevage, qui attribuent souvent les primes aux « lourds », dont des chevaux engraissés, qui se déplacent avec difficulté. La qualité d’éducation des poulains n’est pas prise en compte, comme nous avons pu le constater lors du concours de jeunes poulains du Ménez Bré, en août 2013. Une éducation pourtant essentielle dans le domaine du sport et des loisirs.

Un cheval Breton « sportif » est rarement bien vu par les juges de la race. Les orientations actuelles du Stud-Book sont clairement favorables à la viande

« Il n’est pas rare que d’autres éleveurs et même des juges de concours...

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Article publié le 05-03-2014

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