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Quand tu n’es pas sur son dos...

L’équitation, ce n’est pas uniquement monter ! C’est aussi passer du temps avec le cheval, t’en occuper, ‘emmener au manège. Nous te donnons des conseils pour bien gérer ta monture... à pied ! Ce mois-ci dans CS Junior, découvre aussi des conseils de soins, et une race fascinante : l’Akhal Teké !

CS Junior

Gérer ton cheval à pied

Monter à cheval (ou à poney) c’est aussi passer beaucoup de temps à côté du cheval dans son box, dans la cour de l’écurie, et même dans la carrière si tu fais avec lui du travail à pied.
Mode d’emploi pour gérer ton cheval en toute sécurité quand tu n’es pas sur son dos !
C’est en entrant dans son box que le premier contact s’établit entre ta monture et toi. Et ce premier instant est très très important !

A l’écurie : le premier contact

Si tu es un cavalier novice, tu es peut-être un peu impressionné, et tu as raison : il faut être prudent en entrant dans le box d’un cheval. N’oublie pas que le cheval est un animal « proie », ce qui signifie que dans sa vie naturelle, il était pourchassé par d’autres animaux « prédateurs » carnivores. C’est resté dans un coin de sa mémoire.
Alors annonce ton arrivée, parle gentiment au cheval et ouvre le box franchement.

La complicité
La complicité avec ton cheval ou poney commence à pied ! © FreeProd - Fotolia.com

Il y a deux catégories de chevaux : ceux qui sont sympas au box, et ceux qui font semblant d’être grincheux. En fait, ils te testent ! A toi de ne pas te laisser impressionner... tout en restant prudent !

Les petites manœuvres d’intimidation

Les chevaux qui cherchent à tester le cavalier ont un répertoire classique de petites manœuvres d’intimidation : coucher les oreilles, montrer le blanc de l’œil, soulever légèrement un pied postérieur comme pour te menacer d’une ruade.
Prudence ! Demande conseil à ton moniteur : il connaît le cheval, il sait si c’est un comédien ou un vrai grincheux... et dans ce cas, il viendra t’aider (il n’y a pas de honte à cela).

Marcher avec ton cheval en main

Marcher avec un cheval en main paraît une chose simple ? Eh bien non !
On voit très souvent des cavaliers qui semblent « remorquer » leur cheval en tirant sur les rênes. Et le cheval montre alors une certaine mauvaise grâce à avancer.
La chose à ne vraiment pas faire est de le regarder en tirant sur les rênes : tu déclencherais ce que l’on appelle le « réflexe d’opposition ».

Tenir un cheval en main
Reste toujours à côté du cheval et ne tire pas sur les rênes. © Agence DER - Fotolia.com

Marche d’un pas franc en te plaçant à hauteur de l’épaule du cheval.
Ne tiens pas les rênes trop près de la bouche comme on le voit si souvent faire (même par des cavaliers très confirmés) : cela bloque le mouvement et agace le cheval. Les rênes doivent être tenues souplement, à environ 25 cm de la bouche. L’extrémité des rênes est dans ta main gauche, pour que ni toi ni ton cheval ne marchiez dessus !

Si le cheval avance trop

Parle lui, calme le de la voix, mais évite le « coup de sonnette » dans la bouche avec les rênes : cela fait très mal au cheval – et ce n’est pas du tout cavalier !

Attention ! Ne tiens pas les rênes trop longues non plus ! Tu risques, si le cheval bouge un peu, de te retrouver à bout de rênes dans une situation dangereuse. Le cheval peut t’échapper, se retourner et tu pourrais prendre un coup de pied. Pour cette même raison, ne cours pas à côté de ton cheval.

Truc : Ne fais pas le dos rond, tiens-toi droit, et ton cheval se « tiendra » tranquille !

Un peu d’éthologie !

L’observation du comportement des chevaux montre que dans la nature, quand un cheval « dominant » veut faire avancer un congénère dans une direction, il se place derrière : en quelque sorte il le « pousse » ! « Tirer » le cheval par la bride n’est donc pas du tout la bonne solution.

Truc : Quand tu mènes un cheval en main, munis-toi d'une badine légère et assez longue. Bien sûr il ne s'agit pas de frapper le cheval, mais de le le stimuler légèrement s’il traîne trop... Ou encore de pouvoir repousser ses hanches s’il se met un peu de travers. Pousser, jamais tirer... !

Trois conseils soins

Soins

Dès que ton cheval commencera naturellement à perdre son poil d’hiver (pas avant) tu peux passer l’étrille pour accélérer le processus et avoir plus vite un cheval à la robe soyeuse.

A la fin de l’hiver, le cheval patauge souvent dans la boue, soit en balade, soit dans une prairie humide où l’herbe a été arrachée par le piétinement. La gale de boue se manifeste par des cloques sur les zones exposées (bas des membres). Pour éviter cela, rince bien les jambes de ton cheval après le travail, et sèche-les.

Au moment de la mue (chute du poil d’hiver) ton cheval a besoin d’une petite cure de vitamines que tu peux ajouter à sa ration.

La race chouchou : l’Akhal Téké

C’est une race très ancienne, originaire du Turkménistan (pour mémoire : c’est un pays d’Asie centrale).
L’Akhal Téké est un cheval très rapide, et il existe aujourd’hui en Russie des courses de galop qui lui sont exclusivement réservées.

L’Akhal téké
L’Akhal téké, le cheval doré ! © Viktoria Makarova - Fotolia.com

Mais c’est aussi un beau cheval de selle, qui peut convenir au dressage pour les cavaliers très confirmés. Certains Akhal Téké ont été employés pour des longues randonnées, à cause de leur grande endurance.

Physiquement, il est comment ?

L’Akhal Téké est un cheval longiligne et élancé, de taille moyenne. Il présente parfois une robe étonnante qui paraît complètement dorée ; c’est pourquoi on l’appelle souvent le « cheval d’or » même si cette robe n’est pas la plus fréquente (elle ne concerne qu’environ 1% des représentants de la race). Mais il peut aussi avoir d’autres robes, notamment l’alezan et le noir.

L’Akhal Téké est aujourd’hui élevé dans différents pays, et aussi en France où la race a été reconnue officiellement par les Haras.

Pour en savoir plus sur l’Akhal Téké, lis le dossier de Cheval Savoir ici

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3 commentaire(s) »

dragonelly :
Le 27/03/2014 à 15h46

Bonjour,

Même si cet article est destiné à un jeune public, j'en attendais la rigueur et l'honnêteté que j'aime particulière chez Cheval Savoir.

Or, dire qu'un cheval "teste" ou est un "comédien" tout en décrivant clairement des attitudes de peur (montrer le blanc de l'oeil), dénote soit un manque de sérieux, soit un manque de connaissance.

Déjà, les chevaux ne jouent pas la comédie.
Ensuite, si des chevaux manifestent des comportements agressifs à l'approche d'un être humain (adulte ou enfant), c'est qu'ils ont une très bonne raison : douleur, peur, etc. L'erreur la plus commune est de ne pas tenir compte de ces signaux ou pire, de les punir. Quelle belle preuve de respect du cheval n'est-ce-pas ? "Tu as mal ? C'est pas mon problème ! Fais ce que je te dis ou tu vas t'en prendre une !" J'espère que ce n'est pas ce que Cheval Savoir essaie de transmettre comme valeurs...

Un cheval bien dans sa peau et dans sa tête accueille les visiteurs (enfants ou adultes) avec bienveillance et curiosité. Dans le cas contraire, c'est le moniteur ou le gérant de l'écurie qui est à mettre en cause, et sûrement pas le cheval.
Pour rappel, un cheval ne doit pas rester enfermé dans un boxe. Il doit pouvoir se déplacer et manger à volonté avec des congénères. Tant que ces conditions ne sont pas réunies, forcer le cheval par quelque moyen que ce soit n'est que de l'abus de pouvoir voir de la maltraitance...

Un bon conseil à donner aux jeunes cavaliers est donc de quitter immédiatement un club où des chevaux réagiraient mal à l'approche d'un être humain. En effet, quand les chevaux sont bien traités, ils sont confiants et n'ont aucune raison d'être sur la défensive...

laetitia :
Le 01/04/2014 à 13h47

Chère Dragonelly,

Merci de vos compliments sur Cheval Savoir...rigueur et honnêteté sont en effet nos mots d'ordre. Merci aussi de votre fidélité car c'est souvent que nous voyons votre signature dans les "Commentaires" !
Tout à fait d'accord avec vous : un cheval ne devrait pas rester enfermé au box, et un club où les chevaux sont ombrageux vis à vis de l'homme n'est pas à recommander, surtout pour les jeunes cavaliers.
Là où nous ne vous rejoignons pas, c'est quand vous dites que les chevaux ne "testent" pas et ne sont jamais "comédiens". Eh bien si ! Et c'est ce qui prouve leur intelligence (que certains leur dénient). Tous les vieux hommes de cheval ont rencontré dans leur carrière des chevaux frimeurs, des "simulateurs de boiterie", des petits malins qui couchent les oreilles et montrent le blanc de l'oeil à l'arrivée du cavalier novice, et redeviennent doux comme des agneaux quand c'est le moniteur qui l'approche. Vous ne trouvez pas cela mignon, au contraire ? La vraie question est de savoir pourquoi certains chevaux sont amenés à agir ainsi : cela signifie qu'ils cherchent à se soustraire à leur travail ou à le retarder. Et c'est là que nous sommes d'accord avec vous : on n'est jamais assez soucieux du confort et du respect de nos montures.

Bien cordialement.

Laetitia Bataille
Rédactrice en Chef

dragonelly :
Le 01/04/2014 à 19h27

Merci pour cette réponse chère Laetitia,

Peut-être n'entendons-nous pas la même chose par "comédie" mais ce n'est qu'un détail, puisqu'au fond, nous sommes d'accord :)

En effet, un cheval qui se sentirait obligé d'intimider l'être humain ou d'inventer des "astuces" pour ne pas travailler est, indéniablement, un cheval en souffrance (physique ou psychologique).

Par conséquent, il est du devoir de chaque cavalier de ne pas prendre ces tentatives de communication à la légère mais, au contraire de s'interroger sur les raisons qui poussent les chevaux à agir ainsi.

Après tout, l'unique but de tout(e) homme/femme de cheval doit être de s'assurer de ne travailler qu'avec des "athlètes heureux" et non des esclaves résignés.

Je souhaite donc que Cheval Savoir continue, par ses articles, à éduquer ses lecteurs afin qu'ils deviennent de vrai(e)s hommes/femmes de cheval ;)

Article publié le 19-03-2014

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