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Grand Prix Saut Hermès : Marcus Ehning trois centièmes devant Delaveau

Dimanche après midi, sous la verrière du Grand Palais, commence un Grand Prix qui ne manquera pas de rebondissements. Il sera remporté par Marcus Ehning avec Cornado, avec trois centièmes de seconde d’avance sur le couple Patrice Delaveau/Lacrimoso en éblouissante forme.

Dans la première manche de ce Grand Prix dessiné par le chef de piste Franck Rothenberger, seuls Patrice Delaveau, Markus Ehning, Katarina Offel (victorieuse très acclamée de ce même Grand Prix en 2012) et la cavalière britannique Laura Renwick arrivent à passer à travers les mailles du filet, et à boucler un premier parcours sans anicroche.

Une véritable hécatombe

En effet, le tracé comporte un juge de paix. C’est un triple en fin de parcours, qui provoquera une véritable hécatombe.
Trop difficile le parcours ? « Moins haut que l’an dernier », explique à Cheval Savoir Michel Robert, conseiller technique du concours, « mais plus compliqué. Cette ligne en fin de parcours, pour les chevaux fatigués, posait aussi un problème de foulées ; trois foulées ce n'était pas assez, il n'y avait pas la place d’en mettre quatre. Du coup on perdait du contrôle ».

Marcus Ehning et Cornado
Marcus Ehning et Cornado : l’entente parfaite, la classe, l’efficacité. © F.Chéhu

Les plus grands cracks –entre autres Kevin Staut, Maikel van der Vleuten, Reed Kessler, Janika Sprunger, Piuis Swizer, Malin Barryard-Johnsson et même Scott Brash, le médaillé d’or olympique – récoltent des fautes dans cette combinaison. Sur le premier élément souvent, parfois sur le second, et même sur le troisième – qui est le tout dernier obstacle du parcours – ce qui ne manque pas de provoquer dans la foule un vrombissement de déception lorsque le reste du tour a été parfait.

Sont également écartés du barrage Pénélope Leprévost, pourtant si brillante depuis le début de ce Saut Hermès 2014, qui fait douze points ! Et Christian Ahlmann qui en fait huit, ce qui n’est pas non plus dans ses habitudes. Hors course également Marc Houtzager, Jeroen Dubbledam, Marco Kutscher (qui avait gagné la veille dans l’épreuve par équipe avec Pénélope)...

Patrice Delaveau avec un Lacrimoso
Patrice Delaveau avec un Lacrimoso en grande forme, signera un double sans faute et sera deuxième à trois centièmes de secondes du vainqueur. © F.Chéhu

Côté français, s’en tirent avec quatre points Simon Delestre, Matthieu Billot, Philippe Rozier (qui sera classé neuvième) et Julien Epaillard.
Notons l’absence de Roger-Yves Bost, qui n’avait pu prendre le départ, Nippon d’Elle s’étant blessé samedi en sortant de piste.

Barrage à quatre

Un barrage à quatre cavaliers seulement, donc. Ce qui est un peu décevant pour le public... la fête est trop vite finie !
Seuls deux d’entre eux arriveront à être à nouveau sans faute : Marcus Ehning, et Patrice Delaveau, qui a le désavantage de partir en tout premier ; il boucle avec Lacrimoso HDC* un parcours splendide et établit le temps-étalon de 37 secondes 62.

Marcus Ehning sait donc à quoi s’en tenir. Son cheval, le magnifique Cornado RNW, très calme, semble se jouer des obstacles qu’il passe très au dessus. On entendrait une mouche voler. Verdict du chronomètre : 37 secondes 59... trois centièmes de mieux que Patrice Delaveau, qui sera brillant second. Katarina Offel (avec Lacontino) est troisième, suivie de Laura Renwik avec Bintang II, Reed Kessler (Cos I Can) et Kevin Staut (Rêveur de Hurtebise HDC*), qui, sixième, sera à la remise des prix.

Marcus Ehning
Marcus Ehning, pour l’Allemagne, reçoit son trophée des mains de Monsieur Axel Dumas, Président d’Hermès. Son cheval Cornado RNW ne bougera pas un pied pendant toute la cérémonie. On reconnaît aussi Monsieur Serge Lecomte, Président de la Fédération Française d’Equitation. © F.Chéhu

Lacrimoso a consolidé son statut de cheval n°2 de l’écurie Delaveau, peut-être même celui de n°1 bis ! « Il a pris beaucoup de maturité », explique Patrice, « il a des moyens énormes, il est très maniable, il a gagné en concentration ».

Il l'a montré aujourd'hui.

Quelques mots avec Marcus Ehning

Marcus Ehning

Cheval Savoir : Marcus Ehning, quel est votre sentiment sur ce Grand Prix ?

Marcus Ehning : Il était très bien, c’était un très beau Grand Prix, la piste est parfaite, j’aime beaucoup venir à Paris !

C.S. D'accord ! Mais c’était très sélectif tout de même ?

M.E. Ce parcours n’était pas spécialement difficile, en tous cas pas plus que l’an dernier. Il y a eu beaucoup de cavaliers avec quatre points, qui n’ont pas eu de chance, c’est tout. C’est une question de chance. Vous savez dans le sport équestre il y a des jours où on a plus de chance que d’autres...

C.S. En pratique, il y a eu seulement quatre cavaliers au barrage, et une combinaison de triple qui a posé des problèmes à presque tout le monde. Pourquoi a-t-elle provoqué tant de fautes ? Bien sûr, elle était située en fin de parcours, le long des tribunes. Mais il y a d’autres raisons...

M.E. Oui, cette combinaison était difficile, l’abord était compliqué, au point de vue des foulées. On n’avait pas la place de laisser aller le cheval, et pas la possibilité de le retenir non plus. En fait on n’avait pas le temps d’intervenir...

C.S. Vous, ce parcours, vous avez eu l’air de le trouver facile...

M.E. Non, c’est mon cheval qui l’a trouvé facile...

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Article publié le 20-03-2014

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