Accueil » Editos

« Ils » approchent !

Laetitia Bataille

Ils approchent. Plus que cinq mois. Vingt quatre années se sont écoulées depuis leur création. Cela date. La qualité des photos en témoigne : c’était l’ère du numérique !

Mais l’équitation, même si elle est en perpétuelle mutation, était déjà « moderne » par rapport à celle des grands cavaliers d’après guerre. L’histoire des Jeux Equestres Mondiaux s’écrit tous les quatre ans. Et tous les jours, à mesure que le sport évolue...

Ainsi les frères d’Inzeo, par exemple, qui nous ont quittés à trois mois d’intervalle (Raimondo en novembre, Piero, en février) et à qui nous consacrons un hommage dans ce numéro, étaient aux Jeux Olympiques de 1960, simple casquette de carabiniers sur la tête, sur des parcours énormes (la limitation de la hauteur des obstacles à 1,60m n’est intervenue qu’en 2011 !) où les chutes spectaculaires des chevaux pleuvaient (presque à la même fréquence qu’aujourd’hui les « quatre points ») où tous les cavaliers étaient en permanence dans la position « en équilibre », jambes pas très fixes il faut bien dire, alors qu’aujourd’hui, les grands champions réalisent une partie de leur parcours presque assis dans la selle... Oui, l’équitation de saut d’obstacle a changé. Et – osons l’écrire – en bien. Ce qui n’enlève rien au mérite de tous ces immenses cavaliers qui ont jalonné l’histoire de notre sport, de JO en JEM, et qui avaient à leur actif une bravoure et un panache inimitables.
Aujourd’hui, la technique est extraordinairement affinée...

Côté dressage, le cheminement est presque inverse. Aux JEM de 1990, on ne pouvait qu’admirer la prestation d’une Nicole Uphoff, alors qu’aujourd’hui, les chevaux de cette discipline sont – et c’est prouvé – ceux qui subissent le plus de stress physique et mental.

Tous les sports sont en mutation, et toujours dans le sens d’une plus grande perfection, obtenue par un travail de plus en plus poussé et cadré. Même en danse classique, on ne peut regarder une vidéo de Margot Fonteyn sans un léger malaise : malgré tout son talent, sa prestation physique s’apparente à une aimable danse de salon comparée à ce que réalise une Irina Kolechnikova...C’est le même malaise que l’on éprouve en  visionnant des films des cavaliers de dressage des JO de 1932. Entre le trop et le pas assez, que la vérité est difficile à trouver !

En lisant notre rétrospective des JEM, en regardant ces photos d’archives, nous pouvons espérer le meilleur pour la France en voltige et en CSO, le meilleur pour d’autres peut-être en complet, ou en attelage et aussi en CSO.
Qu’importe la nation, pourvu que la sensibilité rejoigne la technique et que le sport puisse exprimer sa beauté. Dans cinq mois...

Photo de couverture : © ssspablo – Fotolia.com

Lisez le journal sans restriction :

Abonnez-vous à Cheval Savoir pour seulement 29€ !
(31$ US. 38$ Canadien; 35 Franc CHF)

S’abonner à Cheval Savoir, c’est :

  • bénéficier de la lecture des numéros à paraître
  • avoir un accès permanent et totalement gratuit à la Bibliothèque d’Archives en ligne, soit plus de 2000 articles parus ! Des dizaines de milliers de pages de lecture, l’équivalent de plusieurs centaines de livres sur tous les sujets équestres ! Ce qu’aucun autre magazine ne pourrait vous offrir…
Cliquez-ici pour vous abonner à Cheval Savoir

Ce que vous ne lirez pas ailleurs

Si vous êtes déja abonné au journal, cliquez-ici pour vous identifier

0 commentaire(s) »
Article publié le 21-03-2014

Postez un commentaire !

Prénom (requis)

Email (requis)

Votre commentaire