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Quand le cheval recherche l’appui !

Par Isa Danne, cavalière professionnelle et Professeur de dressage


N°51 Mars 2014
1 Commentaire(s)
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Question : J’ai acheté une jument Holstein de 8 ans en Allemagne il y a un an, douce gentille, pour progresser. Elle a été habituée à la monte stricte allemande jambe de béton bouche d’acier. En lui donnant plus d’aisance elle ne se retrouve pas bien dans ses allures ; elle cherche une main dure, bouge sa tête sans arrêt pour chercher un contact dur et altère sa locomotion. Quel travail dois-je mettre en place ? Isabelle

Réponse de Isa Danne

Le premier souci est effectivement l’impulsion : il faut vraiment que la jument réponde au souffle de la botte sur des rênes longues. Laissez-la libre dans son encolure mais limitez la possibilité de descendre vers le bas, ce qui sous-entend que vous devrez pendant quelques temps soutenir vos mains.

Un mauvais exemple
Un mauvais exemple que notre lectrice ne veut pas suivre... © Fotolia.com

Il faut dans tous les cas que sa nuque soit plus haute que son garrot.
Il faut reprendre le travail comme c’était une pouliche.
Elle a appris que la main était un support, qu’il fallait qu’elle si appuie… il va falloir l’aider a comprendre qu’elle doit se tenir.

Sa musculature se construit complètement dans le mauvais sens, c’est pourquoi elle ne sait plus trotter sans le secours de la main

Cette vision non classique (équitation disons « sportive ») du travail d’un cheval anéantit son...

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1 commentaire(s) »

:
Le 28/03/2014 à 09h40

Ces conseils avisés vont particulièrement intéresser les cavaliers qui n'ont pas dans leur entourage immédiat un soutien technique compétent.
J'ai été confronté à ce genre de situation. Remettre dans le droit chemin un cheval qui tire est un vrai challenge qui exige une patience inaltérable et une technique plus pointue qu'il y parait. Pas évident que ce soit à la portée d'un amateur laissé à lui-même (ce que je suis).
Avec un cheval qui s'appuie, qui tire à la moindre occasion, s'arrêter est délicat (surtout au galop!); idem pour reculer avec le risque de voir le cheval utiliser ce mouvement comme refus de se porter en avant.
De plus, pour être efficace dans la recherche de l'abaissement des hanches, il vaut mieux que le cheval recule "juste", c'est-à dire diagonalisé, droit, avec des foulées régulières, amples, détachées du sol, et pas trop rapides pour éviter l'acculement. Pas si fréquent... même au niveau international !
Un travail préalable en main associant la voix peut faciliter le travail monté. Mais pour être sûr de ce qu'on fait, mieux vaut suivre un stage de "mise en place" des exercices avec un professionnel pratiquant une équitation d'arrière en avant.

Article publié le 21-03-2014

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