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Le jeune cheval - Garder à l’esprit la vision globale du dressage de son cheval (III) : le soutien du garrot et de la cage thoracique

Par Pierre Beaupère, cavalier professionnel et professeur de Dressage.


N°51 Mars 2014
6 Commentaire(s)
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Le mois passé, nous avons vérifié que notre jeune cheval était capable de se tendre vers la main sans arrondir son encolure et qu’il était capable de sortir de la mise en main à la demande du cavalier afin d’être certain que la mise en main ne sera pas le signe d’un refus du contact et de la main.

Niveau de difficulté : Niveau de difficulté

Pour : Etablir de bonnes bases qui permettront d’accéder sans combat ni résistances aux exercices plus avancés. Sentir quelles sont les conditions à réunir pour mettre en place tout ce dont nous allons avoir besoin dans le futur.

Moment idéal : Pendant et juste après la phase de débourrage et de régularisation des allures.

Prérequis : Le poulain doit pouvoir être lâché avec un cavalier sur le dos, être calme et sous contrôle.

Mon premier point de repère lorsque je travaille un poulain est donc d’obtenir la stabilité du contact et d’une attitude haute et ouverte dans le mouvement en avant. De cette manière, j’apprends en priorité au poulain à se tenir la nuque le point le plus haut avant toute demande de mise en main.

Cela a plusieurs avantages : me permettre de lui enseigner immédiatement à se porter dans l’idée de l’attitude qu’il devra maintenir lorsqu’il sera dressé (la nuque en haut, le garrot soutenu et le dos tendu) mais aussi de partir avec un cheval au contact de mes mains, dans une attitude à laquelle je pourrai revenir facilement si je sens le cheval passer derrière la main, se déconnecter, s’enrouler ou refuser la main d’une quelconque autre manière lorsque je lui demanderai progressivement de s’arrondir.

Pierre Beaupère
© Laurianne Decoster

J’aurai donc installé une zone de confort, une attitude simple qui lui demande le moins d’effort possible et surtout qui me sert de point de départ pour demander (on pourrait presque dire laisser venir) progressivement la mise en main.

Il faut avoir la sensation que le cheval regarde devant lui (même légèrement vers la haut) et non par terre, et que son garot est plus haut que ses hanches

Le début de la mise en main, est un moment très délicat car il va...

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6 commentaire(s) »

ulysse :
Le 29/03/2014 à 19h31

Merci encore, cher Pierre, pour cette explication de l'attitude du jeune cheval en avant. C'est une sensation très délicate, car chaque cheval a un physique qui lui est propre (gallopeurs, trotteurs, hanovriens, andalous, etc..). Il me semble que dans cette recherche, il ne faut pas non plus oublier de ressentir et respecter l'amplitude et le tempo naturel propre à chaque jeune cheval, car cela lui donne confiance en lui et permet au cavalier de sublimer chaque jour un peu plus ses allures naturelles.

mariesophie :
Le 06/04/2014 à 11h38

limpide !...savoir rechercher les bonnes sensations à partir d'images adaptées ...de quoi construire ses séances en sachant revenir aux priorités ... non seulement au cours d'une séance mais aussi bien souvent au cours des séances...me rappelle quelqu'un ça !!!!..................ah !....les bonnes bases !!!!...marrant comme cet article me parle! ...encore une fois MERCI Pierre !

mariesophie :
Le 06/04/2014 à 11h46

PS : Pierre je te rassure toute proportion gardée je reste concentrée sur le travaille propre à Bob !...

renaud :
Le 08/04/2014 à 13h53

Bonjour Pierre. Tout d'abord un grand merci pour la qualité de vos articles qui m'apportent beaucoup dans le travail de ma jument trotteuse de 12 ans. J'en profite pour vous poser une question concernant cette jument de fort gabarit qui a couru. Je cherche le plus possible à la travailler dans la décontraction et la plupart du temps à l'extérieur n'ayant aucune installation à disposition. Lorsque je prends le trot, assez rapidement elle se met à chauffer et commence à s'appuyer gentiment puis de plus en plus fort et si je la reprends, elle fuit la main soit en s'encapuchonnant soit en levant la tête tout en ouvrant grand la bouche. J'ai essayé rênes plus longues en mettant le moins de main possible, elle accélère encore plus. Je cherche une solution pour rester maître de son allure et surtout sa vitesse dès le début de son travail et même si elle a du "feu" à jeter. En attendant de vous lire avec intérêt, je vous remercie.

:
Le 10/04/2014 à 21h27

Pour Renaud,
J'ai moi aussi un jeune trotteur (6 ans tardif), et j'avais les mêmes réactions de sa part au début Nous travaillons depuis presque un an, et grâce aux conseils de Pierre, il devient un vrai régal. Nous avons commencé avec des mains plutôt hautes et des actions vers le haut pour rechercher le contact franc puis l'extension d'encolure. Beaucoup de transitions descendantes (et cela dès que le trot devenait trop rapide, et sans jamais se décourager - cette période m'a parue longue). Les premiêres transitions correctes ont été largement récompensées. Son dos s'est renforcé et formé peu à peu.
Il avait les épaules bloquées, avec une surcharge sur l'antérieur droit. Il faut se mettre à la place d'un trotteur tractant un sulky, avec la sanction dès le départ au galop ! Ils compensent comme ils peuvent, et les accélération du trot se font dos creux avec des postérieurs passant à l'extérieur des traces des antérieurs. Dans ces conditions, pas de construction des muscles du dos ni de ceux de la cage thoracique permettant de porter le cavalier et aucune souplesse. Même sa respiration était altérée, il travaillait en stress. Alors, patience, j'ai beaucoup appris en lisant et relisant tous les articles de Pierrre Beaupère.
Le plus dur à été de faire patienter son propriétaire, mais aujourd'hui, le résultat est plus qu'encourageant : un cheval épanoui, courageux, droit et très attentif. Nous travaillons exclusivement à l'extérieur : ronds de sables en forêt de Chantilly, larges pistes de galop qui se prétent à toutes les figures de manège et tout terrain, ce qui est formidable pour le moral et la maîtrise de l'équilibre.
Mais je crois que ce qui m'a le plus aidé à été de toujours éviter la précipitation et aussi de porter systématiquement et très délicatement le cheval en avant sur les refus de prises de contact avec quelques foulées plus tard des transitions descendantes (revoir l'article de Pierre sur l'A-RET !) puis les grands cercles en diamant, avec recherche de tracés corrects : postérieurs dans les traces des antérieurs.
Bon courage, le travail est passionnant, la métamorphose splendide, et l'expérience d'un cavalier comme Pierre Beaupère un soutien formidable. Merci encore pour toutes ses réponses à nos questions.

ankeo :
Le 13/07/2014 à 00h25

Merci Pierre pour cet article ! Merci MERCI !

Article publié le 29-03-2014

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