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L’esclavage existe encore

Laetitia Bataille

Un scandale été récemment révélé : les crevettes élevées en Thaïlande, que nous achetons dans nos supermarchés, sont nourries par des esclaves humains achetés, torturés, et travaillant parfois vingt heures d’affilée.
L’esclavage du cheval, lui, est une banalité...
Il faut boycotter ces crevettes, comme il faut boycotter les vêtements fabriqués au Bangladesh, (sauf s’ils portent l’étiquette « Clean Clothes Campaign ») quand on se souvient qu’une usine non conforme s’est écroulée dans ce pays 24 avril 2013, faisant 1135 morts.

Des crevettes, il y e n a aussi dans la Mer du Nord, pêchées par des hommes du cheval et de la mer, avec la collaboration de gros chevaux de trait, sur les flancs pleins desquels sont posés des paniers d’osier... Vision de tradition, d’harmonie et de civilisation. Ce sont ces images que nous vous proposons dans notre reportage sur la pèche traditionnelle à Coxyde, en Belgique, où aura lieu les 28 et 29 juin prochains la pittoresque « Fête de la crevette » qui existe depuis 1950... Ces chevaux ne sont ni des animaux de compagnie, ni des esclaves : ce sont des chevaux utiles, et aimés, qui ont gardé une place dans notre société, où le cheval de trait a tant de peine à trouver de nos jours sa raison d’être.

Mais tous les chevaux –comme les hommes- n’ont pas droit au travail dans le respect. L’endurance se trouve à nouveau sur le devant de la scène. Les récents événements survenus à Compiègne ont suscité une double réaction : celle des vétérinaires, qui ont rédigé une longue lettre ouverte (que nous publions in extenso) et celle de la Fédération Equestre Internationale, qui a annoncé de nouvelles règles applicables dès le 1er août. Ce qui, à l’approche des JEM, va anesthésier les esprits crédules...

Courir, courir, courir encore lorsque l’on est près de s’écrouler, et que l’on s’écroule effectivement... n’est-ce pas une définition de l’esclavage ? Notre spécialiste Yves Riou se penche sur la question, dans une analyse sans complaisance des problèmes de l’endurance.

Depuis son premier numéro, Cheval Savoir est à l’écoute. Pour débusquer tout ce qui pourrait nuire aux chevaux, et découvrir tout ce qui pourrait les aider. Créé en juin 2009, CS fête ce mois-ci ses cinq années d’existence, et est aujourd’hui la première revue de protection du cheval.

Cet anniversaire nous donne l’occasion de vous remercier de votre fidélité sans faille, et nous galvanise pour poursuivre notre ligne éditoriale, qui est aussi une ligne de conduite : savoir pour protéger.

Photo de couverture : © zuzule – Fotolia.com

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Article publié le 19-06-2014

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