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Endurance : et les chevaux meurent encore...

Devant la multiplication des scandales et leur gravité, l’endurance est désormais en ligne de mire, à deux mois des JEM. La Fédération Equestre Internationale a réagi avec une apparente vigueur en publiant de nouvelles règles. Par ailleurs, les vétérinaires ont exprimé leur désarroi et ne se sentent pas soutenus. Cheval Savoir fait le point. Et devant l’importance du sujet et des enjeux, vous offre la totalité de cet article en lecture gratuite.

Les nouvelles règles de la FEI devraient être sorties depuis longtemps.
Cela fera bientôt un an que les difficultés de l’endurance avec le dopage et les tricheries de toutes natures sont connues, établies, confirmées.
En attendant des actions concrètes, efficaces et radicales, les chevaux meurent toujours...

Ce piétinement de nos instances internationales concrétise une forme d’incapacité à gérer la situation et à intervenir dans la pratique pour la protection des chevaux, et par voie de conséquence dans la protection de la discipline. Le désarroi exprimé par les vétos dans leur lettre ouverte est bien la confirmation qu’ils ne se sentent pas soutenus dans leur vocation et leurs actions professionnelles.

Cavalier à pied
Sur cette photo, on voit un cavalier à pied, dans une côte. Le cavalier gère le cardiaque de son cheval en limitant son effort. Cela lui permettra d’entrer plus vite au vetgate, certes. C’est surtout le signe qu’un voyant clignote, que le cavalier l’a analysé et qu’il réagi à la difficulté de sa monture en courant à  côté. Image prise lors du championnat de France à Castelsagrat fin mai 2014. © Yves Riou

Ils ne perçoivent pas à court terme, une issue, ou même un espoir de solution émanant du canal institutionnel. A tel point qu’il font appels aux socio-professionnels de l’endurance et même au delà, au milieu équestre dans son ensemble.

Le cheval lui-même constitue la seule preuve de l’infraction ! Il en est aussi la victime et doit être protégé immédiatement

Cette lettre ouverte est une bouteille à la mer, un appel au secours de la part de ceux qui sont au contact quotidien de tous nos chevaux tout au long de leur vie. Ils palpent et effleurent leur peaux et leurs organes jusqu’à huit fois au minimum, sur un CEI ***, et c’est de là que part cet appel au secours ! Directement de l’épiderme et du ressenti de nos chevaux !

Lobbying et magma administratif

Depuis un an, rien de concret n’a été décidé bien que les réunions et concertations ont été nombreuses et difficiles. Le Dr.Vétérinaire Jean-Louis Leclerc (co-signataire de la lettre ouverte) et membre du Endurance Strategic Planning Group (ESPG) qui fut aussi vétérinaire et sélectionneur national, puis consultant spécialiste en Endurance pour de nombreux pays…, était tourmenté à Castelsagrat, cette fin mai, tout autant que Denis Letartre, ancien cavalier d’endurance et pionnier de la discipline, président de jury sur la majeure partie des grandes épreuves nationales et internationales depuis environ 10 ans. Chacun en privé exprimait une lassitude, une envie d’horizons meilleurs et plus sereins, bien que leurs discours officiels s’efforçaient encore de paraître confiants dans les nouvelles règles… A la même époque cette lettre ouverte était rédigée… en comité restreint.

Lobbying et magma administratif anesthésient les efforts déployés depuis un an tant par les grandes gueules que par les patients diplomates… La FEI, instance sportive, se trouve confrontée à un choc culturel qui est loin d’être résolu.

Dans le contexte de l’endurance, le pur-sang arabe, grâce à sa perception intuitive de l’humain, est à mi-chemin entre l’animal de compagnie et l’outil de guerre qu’il a été. Il n’a cependant pas bougé, c’est toujours le même !

Favoriser l’évapo-transpiration
Sur des zones autorisées, on mouille l’encolure des chevaux, pour favoriser l’évapo-transpiration et abaisser le rythme cardiaque. Transmission de la bouteille d’eau. La méthode représentée est la méthode légale ! Il existe d’autres méthodes dites « médicalisées » par injection sur des points « d’assistance » sauvages... © Yves Riou

Nous avons évolué. Nous avons trouvé dans le pur sang arabe un interlocuteur sensible qui accepte de collaborer à nos aventures équestres avec plaisir quand la relation est conviviale. Mais il se trouve totalement désarmé et impuissant quand elle devient contraignante.

Ces deux images mentales de la relation à l’animal coexistent sur une course d’endurance. Suivant la culture du cavalier qui le dirige la relation entre les acteurs frôle le rêve ou baigne dans l’horreur !
Ce n’est pas une fédération sportive qui saura faire la part de ces faits bien réels et totalement actuels !

L’endurance, une discipline inclassable

L’endurance équestre est un sport qui ne se pratique pas sur un timbre poste. En pleine nature, dans de très grands espaces, sur de très longues distances, seule la déontologie du cavalier envers le cheval, envers les règles, constitue la colonne vertébrale de la discipline. C’est cette liberté dans une nature retrouvée avec l’animal qui génère en grande partie la passion pour l’endurance !

Evidemment, les passionnés d’endurance ont du mal à se plier au formalisme de règles dominées par l’archaïsme du plus fort (le sport), quand ils vivent des moments d’accord parfait dans un effort commun avec une alter ego tout à la foi sensible, brut et généreux. L’administration tue la passion lorsqu’elle ne sait pas protéger et développer son action. Quand elle n’est pas à la hauteur des ambitions de la discipline !

L’endurance dépasse le sport. L’endurance perturbe. L’endurance est inclassable actuellement, mais elle sera un jour un symbole de notre évolution vers plus d’humanité… envers la nature, envers l’animal. Un jour nous devrons accepter de vivre ensemble sur une même terre.

Faut-il en déduire que l’on veuille insidieusement sacrifier l’endurance ? La question va finir par se poser ! Rebelle et dissidente, obéissant à des valeurs différentes des autres sports équestres, l’endurance a toujours eu une place spécifique dont la gestion s’est toujours révélée trop vivante pour ceux qui nous gouvernent.

Etablir une règle simple...

Une règle s’imposerait d’elle même si l’on avait la volonté d’agir. Et elle est très simple : tout cheval qui a subi une maltraitance matérialisée par un dopage, un défaut d’allure majeur, un problème métabolique grave est arrêté pour une durée favorisant son repos complet et régénérateur. Son cavalier et le décideur de son encadrement sont interdits d’exercice (au niveau mondial) dans la discipline pour la durée de sa convalescence. Cette durée de mise à pied peut être augmentée de façon significative pour les humains en fonction de la gravité des faits de manière à pénaliser les compétiteurs humains. Et non la carrière du cheval ou de son naisseur.  

Bien entendu la mort, non accidentelle du cheval implique l’exclusion définitive (à vie) des compétiteurs humains concernés. Le cheval doit être sacralisé !

La féminisation de l’endurance
La féminisation de l’endurance est liée à une capacité d’écoute et d’attention à l’égard du cheval qui conduit au succès, par la qualité de la relation. © Lozère Endurance Tourisme

Pour réaliser cela, il est nécessaire et impératif que la FEI puisse immédiatement après le constat ou la seule forte présomption (voir plus bas d’une infraction, saisir (mettre « sous scellé » !) le cheval de telle sorte qu’aucune intervention médicalisée de quelque nature que ce soit, ne soit plus possible, hors de son contrôle.

Dans les faits, les stewards ont un pouvoir supérieur à celui des vétos

Le cheval est en effet la preuve et la seule preuve de l’infraction. Il en est aussi la victime et doit être protégé... Immédiatement ! La seule manière efficace pour cette protection (et éventuellement une prise de conscience du préjudice) est de retirer la garde du cheval aux compétiteurs, dans l’instant par autorité et aussi par mesure de protection.

La mise en pension (ou en soins spécialisés) du cheval est bien entendu à la charge des compétiteurs, et se réalise dans le pays où l’infraction a été constatée. 

Il y a en effet dans tous les pays de tradition équestre de nombreux éleveurs compétents qui se feront un plaisir de soigner avec affection un cheval en difficulté, moyennant des pensions conséquentes.

Concernant, l’autorité des vétérinaires ou des stewards (qui dans les faits ont un pouvoir supérieur aux vétos) la seule présomption doit être suffisante pour mettre à pied un cavalier. Face à la volonté de nuire affirmée par la lettre ouverte des vétos, l’arbitraire raisonné avec effet immédiat ramènera le pouvoir du côté des justes et des compétents. De toute façon, le seul fait de laisser paraître ou évoquer l’idée d’une action malveillante à l’égard d’un cheval doit être combattue, sans autre justification radicale et instantanée que celle de la protection du cheval. Tergiverser dans le cadre de commissions, ou de justifications argumentées donne le temps au cheval de subir encore davantage et finalement de mourir.
Nous avons trop attendu, et pendant ce temps les chevaux continuent à mourir !

Le scandale de Compiègne : un catalyseur

Le récent concours Compiègne s'est révélé comme le catalyseur d'une série de déclarations de la FEI. La mort de la jument Erenita di Gallurn, portant le numéro 74, a bien été confirmée après avoir été réfutée un temps par les organisateurs de la compétition

En quelques jours, la Fédération Equestre Internationale a réagi. La première mesure proposée vise à mettre un terme au conflit d’intérêts entre la princesse Haya de Jordanie (par ailleurs très appréciée dans les autres disciplines équestres) et l'organisation de l’endurance, cette dernière étant confiée au premier vice-président John Mc Ewen. Il prendra l'endurance en charge jusqu'à la fin de la présidence de la princesse Haya. Quand on pense que John M Ewen est un proche collaborateur de la Princesse Haya, qui travaille avec elle depuis des années, on ne peut que douter d’une évolution radicale de la situation...

Ces nouvelles décisions devraient être effectives sans attendre le vote de l'Assemblée générale de la FEI en décembre prochain. Les nouvelles règles entreront en vigueur à compter du 1er août 2014. Elles proviendraient majoritairement des propositions de l'Endurance Strategic Planning Group (créé à l’automne 2013), qui les avait présentées à la FEI au forum des Sports les 28 et 29 avril derniers. Les détails devraient être rendus publics dans un deuxième temps. Il était évidemment urgent de pacifier l’approche des JEM...

Le groupe de travail Endurance Task Force « réfléchit actuellement à différents moyens d'assurer le bien-être des chevaux et garantir un niveau élevé d'endurance à travers le monde grâce aux nouvelles technologies ». Le président du comité endurance de la FEI, Brian Sheahan, estime que ce nouveau règlement représente « un grand pas en avant pour le bien-être des chevaux et le fair-play [...] Maintenant, nous pouvons envisager avec confiance les Jeux équestres mondiaux, sachant que nous avons les bonnes règles et les bons officiels en place pour faire respecter le bien-être des chevaux et le fair-play sportif »

A.T.-V.

Le GPS comme adjuvant du contrôle

En face de ces affirmations il faut savoir que le suivi GPS des chevaux (via leur sonde de chronométrage portée à la sous-gorge) est disponible et fonctionnel depuis le championnat d’Europe 2012 à Florac. Le suivi de la progression des concurrents sur la piste officielle et le contrôle de ses éventuels arrêts (donc d’une éventuelle tentative de médicalisation ou d’assistance sauvage) aurait pu depuis longtemps être mis en œuvre… Au vu et au su du public, il est possible de vérifier cette progression en « live ».

De la même façon, il a fallu plusieurs années pour que la prise et l’affichage du cardiaque, en direct sans intervention humaine soit autorisée et pratiquée. Cela ne s’est généralisé que l’an passé alors que la disponibilité du système date d’au moins trois ans, dans une version prototype.

Pendant ces temps d’attente, des chevaux sont morts inutilement.
Ces évolutions technologiques sont issues sui generis du milieu de l’endurance qui se bouge pour assainir sa discipline.
En face d’elle, l’administration internationale fabrique une inaction organisée, un immobilisme nocif pour son avenir et sa réputation.

Y.R.

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9 commentaire(s) »

educaval :
Le 19/06/2014 à 21h10

Il est bienheureux de voir que c'est grâce aux compétiteurs et à certains officiels que les chose commencent à bouger , pour plus de respect du cheval. Il est,par contre, navrant une fois encore de constater le fossé qui sépare les fédérations des pratiquants et le risque de collusion entre le monde du sport et les milieux financiers.

jardin :
Le 20/06/2014 à 13h10

un article remarquable , qui donne un éclairage très large sur ce problème et ses différents aspects .

Carol Ann [invité] :
Le 20/06/2014 à 14h42

Merci Cheval Savoir pour les mettre à disposition pour tout le monde à lire.

Chris [invité] :
Le 20/06/2014 à 21h41

Les vétos commencent à bouger enfin. Mais je crois que le FFE ont fait pas mal des erreurs avec les changement des règles en faveur des équipes du pays lointain.
Dans le passée les vétos ont toujours dit ' bon course, mais soignez votre cheval'. Egalement c'était interdit d'aller dans les boxes à l'éveil d'un course sans être accompagné par un garde. Maintenant tout le monde peuvent y aller.
Mais le pire (pour moi) c'était le fait qu'il y avait un dernière contrôle le lendemain. Maintenant les chevaux peuvent partir toute de suite après un course. N'importe quel cheval après 130/160 km est fatigué et mérite une nuitée au repos, même s'il y a un véto avec l'équipe. Tous les chevaux doivent être dans les mêmes boxes et ne doit pas être ailleurs. A Monpazier, il y a deux ans, il y avait tout un équipe à 50 mètres des autres dans les box en dur, à l'abri de tout. Et finalement, pourquoi pas un autre contrôle dans les 3 heures après le dernier vet contrôle à l'arrivée. Tous les chevaux qui ont besoin de soin dans les 3 heures à cause des problèmes métabolique ELIMINE!!!
C'était un sport superbe, mais je n'ai plus envie de sortir sachant que il y a beaucoup trop des tricheurs, dommage.
Bon courage Messieurs les vétos.

:
Le 22/06/2014 à 17h04

Bonjour Chris,

Théoriquement, sur les CEI ** et *** étoiles, il est nécessaire de laisser dormir le cheval sur place, ce qui explique que ces compétitions ont lieu le samedi, au plus tard. Dans la tradition européenne sinon française, il y a le dimanche matin ce que l'on appelle la meilleure condition.
C'est un titre chargé de sens et d'honneur, qui est donné à un cheval sélectionné parmi les dix premiers arrivés et classés. La présentation des chevaux n'est pas obligatoire et le fait de ne pas présenter un des dix premiers au public, exprime de fait des difficultés mineures ou plus.... Bien entendu l'absence de présentation d'un cheval devant ses pairs implique une incapacité. En général, quand c'est bénin, l'équipe tient à donner des précisions par l'intermédiaire du vétérinaire traitant, ou du speaker.
Dans sa version ancienne de Florac (sur 160 km ) représentait 6500 mètres de dénivelés montants, mais se faisait à moins de 17 km/h. Après une grande classique de l'énorme difficulté qu'était Florac, les chevaux sont présentés à la meilleure condition le dimanche matin. Ils saluent ainsi le public des connaisseurs par un canter en groupe sur les 400 mètres de la ligne d'arrivée.
Ce n'est pas une épreuve de vitesse...C'est tout de même un bon galop !

Les chevaux qui ont été bien préparés (avec des objectifs à long terme) et bien menés n'éprouvent aucune difficulté à participer à ce galop collectif....on est même très fier de féliciter les équipes qui sont arrivées là, en gardant au cheval sa joie de vivre, oreilles pointées et oeil brillant !
Cette tradition qui fait la preuve de la réelle aptitude du cheavl à ce type d'effort et de la bonne santé naturelle après récupération tend à disparaître, même en Europe ! En effet, un cheval trafiqué a toujours du mal à évacuer ce qu'on lui a mis dans le corps et qui ne lui appartient pas.
Donc nuit difficile, problèmes de foie, de rein, de fonte musculaire soudaine (hémoglobinurie et pire) qui impliquent des traitements de survie, de soin, de confort selon les cas. Obligatoirement, cela a des conséquences sur le métabolisme du cheval.
Il ne faut pas oublier que de nombreux problèmes métaboliques (organiques) se traduisent aussi par des difficultés de locomotion, rédhibitoires pour un succès à la meilleure condition.

L'autorisation de prendre la route est donnée à l'ensemble des partants, mais au cas par cas, pour chaque cheval après examen individuel. Après l'attribution de la meilleure condition.

Pour un observateur attentif, la meilleure condition est le juge de paix !
Les chevaux qui ne sont pas présentés sont soit douteux, soit ont connu un problème de locomotion simple, une entorse par exemple. Et dans ce cas le cheval est visible au box, on peut lire son regard son attitude et se faire une opinion.
Un cheval absent à la meilleure condition alors qu'il y a droit, et absent dans les boxes est souvent en box de traitement ou bien a été éloigné pour raisons médicales en urgence, ou pour des causes plus graves qui veulent être cachées.

Ian Williams considère que ce qui se passe dans les box de traitement est confidentiel. Il est donc très difficile d'obtenir un compte rendu verbal et rapide de sa nuit, de la part du vétérinaire traitant, même si c'est un ami !
Pour ma part, je crois sincèrement que ce bilan sanitaire devrait être donné avant même le classement officiel et définitif.
Combien de chevaux et lesquels précisément : noms n° de dossard pour tous les chevaux admis sur la compétition même s'ils n'ont pas pris le départ, avec le nom du gestionnaire du cheval sur la course, le cavalier, le nom du propriétaire actuel et du naisseur.
Le naisseur laisse toujours paraître une émotion particulière qui se lit sur son visage ou dans ses gestes quand son poulain souffre ou a souffert ! Il est lui aussi une victime et mérite de la compassion....Et bien sûr, il faut dire et expliquer sans honte quels traitements et pourquoi, associés à un pronostic vital à court et moyens termes.
De nombreux cavaliers découvrent l'endurance et on besoin de connaître ces faits pour mieux comprendre les risques qu'ils prennent, ou qu'ils pourraient prendre dans le futur.

Chris, la meilleure condition est le meilleur moyen actuel pour deviner ou savoir ce qui s'est réellement passé sur une course, et cela de façon publique !
Il te faut garder l'envie de courir. L'endurance est un sport très, très jeune à l'échelle des autres disciplines équestres. L'endurance est aussi une tribu, bientôt un peuple, qui s'emploie avec détermination à construire son sport !
Tu as ta place dans cette grande famille.

Yves Riou

educaval :
Le 23/06/2014 à 18h12

Dans ce que rapporte Y Riou,on peut considérer que Florac ancienne version représente ce que devrait être une épreuve d'endurance. Et personnellement,je considère que les règlements français devraient parfois prendre le pas pour le classement sur les règlements FEI,apparemment beaucoup plus laxistes et permettant plus facilement sinon la triche du moins l'exploitation honteuse du cheval.


Veronique [invité] :
Le 23/06/2014 à 19h02

Je ne pratique plus l'équitation mais j'ai toujours de l'intérêt pour les sports équestres et le cheval. Il ne faut pas que les vétérinaires baissent les bras ! Faire bouger les choses prend du temps (voir les associations de défense des animaux qui se battent sans relâche et finalement obtiennent des résultats). C'est un combat neuf mais il doit continuer. L'endurance est un sport très intéressant, combinant les efforts des humains et des chevaux. Il ne faut pas laisser une minorité de personnes miner et salir ce beau sport uniquement parce que cette minorité se croit au-dessus de tous. Parce qu'elle y injecte de l'argent ou qu'elle s'engouffre dans cette discipline pour passer le temps, pensant que cela ne demande pas d'efforts : on achète des chevaux et y'a plus qu'à ... A côté d'eux, il y a les vrais amoureux de ce sport, qui possède un cheval et les difficultés financières qui vont avec et qui pratiquent avec sincérité. Ne baissez pas les bras, faites-vous entendre c'est vous qui avez raison. Les fédérations équestres se doivent de faire appliquer les règlements en vigueur en France et ceux et celles qui ne veulent pas s'y soumettre ne devront plus être admis dans ce sport. N'est-ce qu'une question de gros sous ? Rendre attractive cette discipline, la faire connaître c'est aussi la démocratiser et l'ouvrir à l'attention d'un plus grand nombre ce qui lui donnera "une bouffée d'air frais". Les tricheurs et les "bons à rien" n'y auront plus que très peu de place et s'en iront alors voir ailleurs.

Jean-Claude Thergal [invité] :
Le 01/07/2014 à 17h16

Je suis impressionné! ce qui m'avait justement tant plus dans les courses d'endurance c'était cette notion de santé et de respect du cheval qui passe avant! J'étais tombé amoureux de cette discipline où je m'éclatais avec mon p'tit camargue, en sachant qu'au moindre pépin le vétérinaire pouvait nous éliminer de la course ( ce qui serait pas mal dans toutes les disciplines quand on voit certains chevaux "cassés" par leur cavalier...).
J'espère qu'à moindre niveau, en amateur, les faibles enjeux empêche les cavaliers, propriétaires et entraîneur de tricher et d'en plus mettre en danger leurs chevaux. C'est pas si compliqué d'être à l'écoute de son cheval!

Roux [invité] :
Le 26/07/2014 à 08h27

Un cheval bien préparer en endurance est capable de gagner une course et cela sur le long terme, car casser du cheval a ce niveau arrive souvent les arrêts inutiles et couteux.Chaque cavalier devrait fournir un mini "dossier médical" . Un bilan de santé devrait voir le jour a chaque début de saison de l'endurance en haut niveau et présenté des radios ( exemple : des radios obligatoires pour l'état des tendons ) Un tendons claqué le cheval ne pourrait accéder au haut niveau car c'est souvent le signe qui commence de vouloir trop pousser le cheval

Article publié le 19-06-2014

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