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Le cavalier débutant : La décontraction

Par Pierre Beaupère, cavalier professionnel et professeur de Dressage.


N°56
1 Commentaire(s)
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L’équitation « moderne » accorde une très grande importance à la décontraction du dos du cheval. Les anciens dans la lignée de Baucher se consacraient presque exclusivement à l’étude et à la décontraction de la bouche. Et l’équitation dite « naturelle » à la décontraction mentale. C’est le sujet dont je voudrais vous parler aujourd’hui.

Niveau de difficulté : Niveau de difficulté

Pour : Comprendre ce qu’est réellement la décontraction du cheval ainsi que ses implications.

Moment idéal : Après avoir « fait nos gammes » en répétant les exercices présentés durant ces derniers mois pour travailler le rythme et l’équilibre. Bien que nous allons dans un premier temps ici nous intéresser à la théorie.

Prérequis : Un cheval en équilibre, donc qui se porte et qui maintient seul un rythme constant.

Je reçois régulièrement des e-mails de publicité pour un site internet assez connu dans les pays anglophones où il est possible, en s’abonnant, de visionner un grand nombre de vidéos didactiques réalisées par des cavaliers reconnus. Il est rare que je porte une longue attention à ces publicités mais, pour je ne sais quelle raison (sans doute car le sujet m’interpellait) un de ceux-ci en particulier a éveillé ma curiosité.

L’email annonçait qu’une nouvelle vidéo était disponible pour les abonnés et proposait un extrait assez long pour les non-abonnés. Ayant quelques minutes libres entre deux chevaux, j’ai pris le temps de la regarder, il m’intéressait de voir cette cavalière à l’entraînement.

Pierre Beaupère
© Charly Debray

Dans cette vidéo, une cavalière très haut placée dans le circuit mondial, présentait un cheval débutant ce qui ressemblait au niveau Saint-Georges et expliquait, en montant, comment elle travaillait la décontraction et plus particulièrement la relaxation du dos du cheval.

Il faut séparer la tension négative qui est blocage, de la tension positive dont nous avons besoin pour bouger

Effectivement, celui-ci avait des...

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1 commentaire(s) »

yann :
Le 04/10/2014 à 00h17

Il y a un terme qui correspond très bien à ce que vous souhaitez exprimer, c'est :
l'eutonie.
Autrement dit la tension musculaire minimale pour un geste donné.
Cela va de la lèvre inférieure qui pend littéralement, et même qui bave pendant le sommeil....à des allures amples, souples et déliées au cours d'un entrainement sur longues distances. Je pense par exemple à la mécanisation du galop pour l'endurance pratiquée sur des sols faciles et réguliers (hippodromes par exemple).
Le relâchement des tensions parasites notamment au niveau des muscles respiratoires autorise une oxygénation maximale.
Le cheval trouve alors une foulée et un rythme respiratoire qui lui permettent de travailler dans la décontraction et une pleine conscience de son environnement. Ces conditions réunies... la qualité de la relation entre le cavalier et sa monture se confirment et se stabilisent.
Il reste très fréquemment une meilleure aptitude au galop sur un pied plutôt que sur l'autre. Sont concernés l'ensemble des fascias sur toute la longueur des membres et du dos du cheval (dos au sens large).
Si pour l'humain il est possible de prendre conscience directement de ses tensions et contractions pour les libérer, pour le cheval l'intervention d'un ostéopathe est utile pour les désigner. Généralement le cheval, sauf blessure, sait alors finir le travail par lui-même.

Article publié le 11-09-2014

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