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Menaces sur l’avenir de votre cheval...

Par Amélie Tsaag-Valren.


N°56
14 Commentaire(s)
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Lundi 1er septembre, les assises de la filière équine se sont tenues à Caen. Le problème des chevaux en fin de vie non-désirés a été abordé. Parmi les solutions proposées figureraient la remise en cause le droit des propriétaires à s'opposer définitivement à l'abattage de leur animal en cas de vente, et la création de « camps d’embouche », où les chevaux non-désirés transiteraient six à huit mois avant de partir pour l’abattoir. Enquête.

Les premières assises de la filière équine étaient organisées par notre confrère Ouest-France dans le cadre des Jeux Equestres Mondiaux Alltech/FEI 2014 en Normandie. Si elles ont posé de très bonnes questions, les solutions proposées sont discutables... Etaient présents entre autres le Président de l'Association Vétérinaire Equine Française (AVEF) Jean-Yves Gauchot, le Président de la Fédération des boucheries hippophagiques de France Éric Vigoureux, et le Président de l'institution Le Trot français Dominique de Ballaigue.

Avenir de nos chevaux
© Fotolia

Au sujet des chevaux en fin de vie et des nombreux scandales du type « fraude à la viande », d'après une dépêche de l'AFP, le but est clair : « éviter dans les années à venir, si ce n'est dans les mois à venir, de nouveaux scandales (...) et régler le problème des chevaux en fin de vie ». Des scandales comme celui, bien connu, de la fraude à la retraite, qui s’appuie sur le désir du propriétaire de voir son cheval vivre malgré les difficultés financières, et l’habileté de certains maquignons à faire croire que ce sera le cas.

La solution officielle, permettre à davantage de chevaux d’entrer dans la chaîne alimentaire ?

La conclusion de ces Assises a de quoi faire frémir. Plutôt que de renforcer les sanctions contre les fraudeurs ou de s’attaquer aux racines du problème, l’assouplissement des réglementations est précaunisé « afin de permettre à davantage de chevaux d’entrer dans la chaîne alimentaire »… Si ce qui est actuellement interdit (l’abattage des chevaux de sport ayant reçu certains traitements médicamenteux, écartés de la chaine alimentaire par leurs propriétaires) devenait autorisé à l’avenir, il n’y aurait plus de fraudes...

Plus aucun moyen d’éviter l’abattoir ?

« C'est se masquer, c'est être irresponsable que de dire qu’on ne mange pas les chevaux de sport […] Aujourd'hui, si un propriétaire décide que son cheval ne finira pas à l'abattoir, la réglementation veut que ce soit irréversible, alors que ce n'est pas forcément le même propriétaire qui aura le cheval en fin de vie ». Toujours selon l'AFP, le Président de la Fédération de la boucherie hippophagique de France (Fbhf) Éric Vigoureux remet en cause le droit des propriétaires de s’opposer définitivement à l’entrée de leur cheval dans la chaîne alimentaire. Il soutiendrait la possibilité pour « chaque propriétaire de changer la destination de son cheval au bout de six mois, si le cheval correspond bien aux normes sanitaires ». Cela signifierait qu’un éleveur ou un propriétaire contraint à vendre son cheval n’aurait plus aucun moyen de lui éviter la destination finale de l’abattoir.

Des camps d’embouche

Autre proposition inquiétante, la création de « sas de blanchiment pour que l'animal redevienne propre à la consommation ». En clair, il s’agirait de camps d’embouche visant à faire reprendre du poids aux chevaux non-désirés ou en fin de vie, en les mettant à l’herbe ou au foin avant de les revendre à l’abattoir.

Avenir de nos poneys
Les poneys, prompts à prendre du poids, seraient les victimes désignées de ces « camps d’embouche ».
© Mary Lane - Fotolia

De tels « camps d’embouche » existent dans d’autres pays, en particulier au Canada, en Italie et en Espagne. Ils n’ont rien à envier aux « mouroirs » dont parle Dominique de Ballaigue en évoquant le triste sort de certains chevaux « sauvés de l’abattoir » puis abandonnés. Les images filmées par l’association L214 au Canada montrent bien que ces « camps d’embouche » créent une grande souffrance, entre les chevaux malades non-soignés pour des raisons de rentabilité, les prises de poids non-contrôlées et les bagarres occasionnées par la concentration et l’accès aux sources de nourriture. Même en souhaitant à l'origine une solution sans souffrance, il semble évident que celà ne puisse pas être le cas à la lumière de ce qui s'observe déjà dans d'autres pays. 

Jean-Yves Gauchot estime que l’« on n'aura plus de scandale de viande de cheval car on aura une vraie traçabilité »… et que cela permettrait d’écouler la viande des chevaux « surmédicalisés », en les blanchissant (pendant six à huit mois) au sens propre, pour éviter le fleurissement des scandales et l’essor du marché noir.

Des propositions opposées aux attentes des propriétaires

Ces propositions sont en décalage complet avec les attentes de la majorité des acteurs du monde du cheval en France, les propriétaires particuliers. Plutôt que de régler le « problème » des chevaux en fin de vie en les envoyant plus facilement vers l’abattoir, l’urgence serait de s’attaquer à la tarification honteuse de certaines sociétés d’équarrissage abusant de leur monopole ! Selon les départements, les tarifs peuvent varier du simple au double.

Avenir de nos chevaux
© Agence DER - Fotolia

Des tarifs qui dissuadent certains propriétaires pourtant respectueux de leurs chevaux de les garder en fin de vie, sachant qu’ils devront débourser 250 (dans le meilleur des cas) à 800 € pour l’enlèvement du cadavre de leur compagnon, sans autre option. 

Les problèmes de l’équarissage

La tarification de l’équarrissage devrait être réglementée, dans la mesure où les propriétaires n’ont d’autre alternative au décès d’un animal. De plus, le cadavre est « valorisé », la société d’équarrissage en tire un bénéfice... Sur le principe de la double peine ! L’enterrement des chevaux est toujours illégal en France, contrairement à d’autres pays Européens où existent notamment des cimetières équins. Une autre piste que nos « décideurs » se refusent à explorer.

Certains chevaux « âgés » ou « non-montables » sont particulièrement adaptés à l’équithérapie

Troisième piste pourtant exploitée avec succès par nos voisins d’outre-Atlantique, le développement de thérapies avec le cheval. Certains chevaux « âgés » ou « non-montables » sont particulièrement adaptés au travail de remise en confiance avec des personnes en situation de handicap ou de souffrance psychologique. Cette option reste pour le moment balbutiante en France… et personne ne semble l’avoir évoquée !

Le président de l'association vétérinaire équine française Jean-Yves Gauchot a souligné à juste titre que « Les crises économiques ont fait que des gens qui avaient des chevaux, souvent, ne peuvent plus les entretenir, ni se payer un coûteux équarrissage ». Dominique de Ballaigue précise que  « les Français importent deux tiers de leur consommation en viande de cheval ». Le Président du Trot français n'a cependant pas évoqué la surproduction des Trotteurs (des Pur Sang aussi d’ailleurs), entraînant une réforme conséquente et donc l’arrivée sur le marché de milliers de chevaux « dont personne ne veut »… Des milliers de chevaux que récupèrent les associations de sauvegarde, les propriétaires recherchant un animal de loisir voire de compagnie, et des centres équestres.

La pétition

Notre collaboratrice Amélie Tsaag-Valren a lancé une pétition au nom de l’équipe de Cheval Savoir, pour s’opposer à la disparition du droit d’opposition définitif à l’entrée du cheval dans la chaîne alimentaire, défendant un droit acquis des propriétaires de chevaux, et demandant une meilleure réglementation de production des chevaux de course et de l'équarissage.

Certaines « solutions » représentent un recul considérable en matière de respect animal, à l'heure où la France a pourtant fait un pas en avant en reconnaissant la sensibilité animale dans tous ses textes de loi. Chaque propriétaire ou éleveur doit pouvoir garantir la vie à ses chevaux. Par ailleurs, la grande majorité des Français ne consommant pas de viande de cheval, il y a un net décalage avec les attentes des propriétaires.

Pour signer la pétition, cliquez ici.

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14 commentaire(s) »

anne :
Le 13/09/2014 à 12h07

Je ne cautionne bien sûr pas l’abatage des chevaux en fin de vie ou de carrière (?), je ne mange pas de viande de cheval et d'ailleurs que de la viande "bio" ou labellisée (afin de me persuader que la vie des animaux de boucherie a été la meilleure possible et en tout cas correcte) j'ai des chevaux depuis 35 ans dont déjà 3 décédés par euthanasie et donc aussi filière équarrissage (2 " gratuits service public " et un payant.. cher..), et pour le moment j'ai cette possibilité financière, mais comme toujours quid de la plupart des professionnels..... La retraite d'un cheval (qui peut durer longtemps) nécessite de bonnes conditions, beaucoup de temps de place et d'argent... sinon cela tourne vite à l'horreur.
Et par ailleurs vous écrivez:"Cela signifierait qu’un éleveur ou un propriétaire contraint à vendre son cheval n’aura plus aucun moyen de lui éviter la destination finale de l’abattoir". Mais hélas, cocher cette case sur les papiers de son cheval signifie seulement que la viande de l'animal n'ira pas dans l'alimentation humaine.
Sur le site Haras Nationaux (dans la rubrique abattage et traitement médicamenteux), et sur le document d'accompagnement on peut choisir, pour le moment de manière irrévocable:
-CHOIX DE NE JAMAIS DESTINER LE CHEVAL A LA CONSOMMATION HUMAINE
ou,
-CHOIX DE POUVOIR DESTINER LE CHEVAL A L'ABATTAGE POUR LA CONSOMMATION HUMAINE (ce choix est modifiable)
Un cheval non destiné à l'alimentation humaine, peut quand même être abattu!
Je pense donc que c'est plus sur les conditions de vie (compétences(?) contrôles plus fréquents (services vétérinaires, associations fiables....) et sur les conditions de fin de vie ( s'il doit y avoir abatage, contrôles là aussi plus fort de bonnes conditions...) qu'il faut agir

Lone [invité] :
Le 14/09/2014 à 12h58

Je me permets de rectifier quelque chose : le propriétaire ne peut pas s'opposer à l'abatage de l'animal, il peut simplement en interdire la "consommation humaine".

Donc en cochant cette case, les gens bien intentionnés pensent que le cheval ne pourra pas aller à l'abattoir, mais dans les faits, c'est simplement de la filière viande humaine dont il est écarté, ce qui n'empêche pas un abatage pour la filière des produits pour animaux de compagnie.

Lone [invité] :
Le 14/09/2014 à 13h00

Oui en fait tout avait été dit dans le commentaire précédent, au temps pour moi :)

severinep :
Le 14/09/2014 à 15h10

Je suis choquée qu'on puisse décider de nous fourguer de la viande pleine de médicaments (quid du principe de précaution ?) alors qu'il n'y a pas de vraies études sur leurs effets sur le consommateur final!
Mais je ne comprends pas en quoi le coût de l'équarrissage est une "solution" au problème des chevaux "à la retraite". En effet, ces chevaux peuvent vivre dans cet état de 10 à 20 ans, ce qui représente une somme (nourriture, hébergement, soins en tous genres...) bien supérieure à celle de l'équarrissage, quelle qu'elle soit. Et cette somme, la plupart des utilisateurs et des propriétaires ne veulent pas la payer car ils la réservent à leur cheval utilisable... C'est un constat, pas un jugement. Aujourd'hui où on peine à donner aux humains une retraite décente, je ne vois pas très bien comment on pourrait demander à un organisme de faire ça pour des chevaux...

Bruno [invité] :
Le 15/09/2014 à 22h43

1ère question : Que fait le président des boucheries chevalines aux JEM ?
Il me semble que ce n'est pas sa place.
2 eme question : je ne vois nul part la FFE s'impliquant dans ce dossier.
Conclusion de ce dossier:
Les chevaux sont aimes que lorsqu'ils rapportent de l'argent, ou lorsqu'ils préforment...
Sinon ils sont inutilent....

Annick [invité] :
Le 16/09/2014 à 08h53

Pourquoi ne pas créer des cimetières et des centres de crémations pour chevaux ? Ainsi nous serions sûres que nous aurions la possibilité de choisir et surtout de ne pas retrouver son compagnon dans les filières animales.... Ceci avec un fond de la FFE et la participation des propiétaires.

Wendo [invité] :
Le 16/09/2014 à 09h35

Choquant & immoral de faire partir son cheval même par intermédiaire dans le camion de non retour.
Prendre la décision d'avoir un cheval à soi, doit être mûrement réfléchi, penser à son entretien à 1 coût, tout comme autre animal d'ailleurs, certains dépenserons + d'ailleurs pour 1 chien ou 1 chat.
Toutes les bourses sont + ou moins élastiques.
Le mot ASSUMER devrait être pris en considération concernant cet animal noble, et il est dit que le cheval est la + belle conquête de l'homme.
Pour ma part j'ai plusieurs chevaux ou leur fin à été à la maison: 1 est mort à l'âge de 36 ans par euthanasie, il a vécu avec son cancer jusqu'au jour ou il a fallut prendre 1 décision pour son bien être. La 2eme est dcd à l'âge de 23 ans en Février dernier, atteinte d'une insuffisance pulmonaire, alors que nous en avions fait acquisition 4 années plus tôt, parce qu'elle présentait des petits essoufflements au travail, nous lui avons offert une petite partie de sa vie et parce que nous avions 1 place de disponible. Sa perte à été immense même si nous ne l'a connaissions pas avant. Nous savions l'engagement que nous prenions en lui offrant la possibilité de finir sa vie chez nous, entourée et choyée.
La perte d'un ami cher représente des frais.
le départ pour l'aquérissage nous fait comprendre que la séparation sera irréversible, vous vous retrouvez dans votre peine et comme-ci cela ne suffisait pas, on vous rajoute une facture(gratuite auparavant) pour lui dire adieu, être humain exemplaire de nos jours en assumant sa propre responsabilité envers l'animal pour lequel vous avez pris soin, vous donne droit de payer sa mort.
Pourquoi ne pas offrir gratuitement l'enlèvement d'un cheval à la personne exemplaire qui aura pris soin de lui pendant la période dans ses dernières années de sa vie ? au lieu de lui infliger, disons, une sorte d'amende !
Suite à cette perte douloureuse, j'ai repris 1 cheval pour tenir compagnie à ma doyenne de 21 ans atteinte de fourbure chronique, ses soins sont onéreux certes, mais elle donne beaucoup d'amour et de partages,j'ai la volonté de vivre des sensations chaleureuses malheureusement oubliées par bons nombres de passionnés.
Même si je ne roule pas sur l'or et que je connais bien souvent la galère, j'assume !
Au moins je sais que ceux qui ont la chance de passer 1 partie de leur vie auprès de moi ne la finiront pas dans 1 sinistre abattoir pour avoir donner de la distraction à leur cavalier !

cheval :
Le 16/09/2014 à 11h47

Je suis bien sûr choquée par tous ces trafics autour des chevaux devenus inaptes à l'utilisation sous la selle. Mais comme dit précédemment, la réglementation actuelle ne les protège en aucun cas d'un fin à l'abattoir, simplement ils seront destinés à la consommation animale et non humaine voilà tout.
Je suis également contre ces "camps d'engraissement" avant le départ des chevaux pour l'abattoir, parce qu'ils feront bien évidemment l'objet de tous les abus les plus immondes que la profession est capable de générer.

Pourtant, je trouve au moins un aspect positif à ce projet de loi: c'est qu'il obligerait les propriétaires de chevaux à enfin cesser de se voiler la face lorsqu'ils se séparent de leur équidé. Là au moins la menace est claire et sans appel, pour un résultat qui de toutes façons ne serait pas très différent de ce qu'il est déjà aujourd'hui. Après on assume son cheval jusqu'au bout ou pas, mais au moins l'hypocrisie générale perdrait un peu de terrain....

Helene [invité] :
Le 16/09/2014 à 18h11

Ca donne à réfléchir avant de s'engager...
Un article que chaque propriétaire devrait lire avant d'acheter un cheval : http://galopeo.tumblr.com/about

charlotte [invité] :
Le 17/09/2014 à 15h36

Bonjour, pour moi, payer 800e d'équarissage ca n'est rien comparé aux dépenses qu'engendre un cheval au quotidien pendant 20 à 30 ans. donc c'est un faux problème!
le problème c'est d'une part de responsabiliser les propriétaires et futur propriétaires particuliers sur le cout d'un cheval et d'autre part de créer une contribution qui pourrait être facultative à payer par les cavaliers de club ou toute autre personne et qui permettrait d'offrir une retraite aux chevaux de sport.
cela se fait déjà par les associations et les cagnottes de club mais il n'existe rien d'officiel et le gens ne sont peut être pas emballés car ils n'ont pas de moyen de vérifier ensuite que le cheval a bien été en retraite et n'a pas atterri dans un abbatoir.

je sais bien que tout le monde n'a pas la même sensibilité par rapport a son cheval, pour ma part je mourrais plutôt que de les vendre, d'autres s'en contrefiche et je pense que le plus gros problème vient surtout de là.
et effectivement mettre ces propriétaire là en face de leurs actes sera au moins bénéfiques, ils ne pourront plus dire qu'ils ont vendu le cheval pour retraite et se seront fait berner... il faut être soit bien naif soit se voiler la face.

Brigitte [invité] :
Le 17/09/2014 à 23h44

Décidément le monde tourne à l'envers, par ce que les décideurs ne sont pas touchés par le ressenti et les attentes réel du peuple français en matière animale et c'est pour tout pareil c'est le " Bordel".
Quand on sait que certains maquignons enterrent des cadavres de chevaux dans des zones à risques sanitaires pour ne pas avoir d’équarrissage à payer, qu'ils trafiquent avec les chevaux sans être en règle. Là, cela ne semble poser aucun problème aux décideurs, ils diront qu'ils ne savaient pas comme d'hab... sujet tabou, on étouffe le problème alors que cela se sait et se voit!!!
Il serait peut être mieux que la filière équine fasse du nettoyage chez elle avant d'essayer de se servir de la difficulté financière de certains propriétaires de chevaux pour récupérer un marché juste pour s'enrichir.
Il faut savoir que des gens qui engraissent des vieux équidés et fin de carrière cela existe depuis très longtemps en France, c'est pratiqué par des gens de chevaux( communément appelés bouchers ou maquignons) qui disent acheter votre cheval pour vous soulager financièrement et qu'il va lui trouver une bonne famille. Oui la famille qui va le manger!.
Alors soyons honnête, un animal quel qu’il soit, quand on en fait l'acquisition, il faut bien réfléchir à ce qu'on va en faire car c'est une vie avec un ressenti, et pas un signe de richesse ou un objet à gagner du fric.
Faut arrêter de penser qu'on a le droit de tout "bouffer".
De quel droit nous positionnons nous comme autorité sur tout ce qui vit sur terre ?
Il y à trop longtemps que l'humain "consomme" sans réfléchir ( super gaspillage )et engraisse bon nombre de filière dont celle de la viande équine et autre. Si l'humain ne consommait que, ce que son organisme à besoin pour vivre, il n'aurait pas besoin d'abattre autant de chevaux, vaches cochons....voir même pas du tout qui sait on n'est pas obligé de tuer pour manger tout ce qui vie.
Mais c'est bizness, bizness.
A chacun de savoir ce qu'il veut faire de son animal et qu'il en assume toute la responsabilité jusqu'au bout.
Que les décideurs arrêtent de se faire des choux gras sur le dos d'un peuple qui s'appauvrit de jour en jour jusqu'à ne plus pouvoir assumer leurs chevaux au point pour certains de les laisser partir au couteau et d' enrichir la filière équine.
On nous condamne par tous les biais a devenir des moutons pour mieux nourrir les loups " à deux pattes".
Moi en tous les cas, les miens, personnes ne les mangera car je l'ai décidé ainsi.
Et au dela de ce qu'ils donnent d'eux je les regarde avec respect et les remercie de ce qu'ils m'apportent à travers ce qu'ils sont: des êtres vivants sensibles et doués d'une grande intelligence,( comme la plupart des animaux). Et comme je ne suis pas un estomac sur pieds je ne regarde pas mes chevaux comme de la viande sur pieds.
Je les ai choisi donc je me suis donné les moyens de les assumer sinon je n'en aurait jamais eu, car un animal c'est pas un caprice et cela s'assume jusqu'au bout.
Trop peu de gens savent remercier les animaux de ce qu'ils leur apportent (souvent gain d'argent en plus de l'obéissance voir soumission excessive et beaucoup d'amour ).
En résultat, les chevaux sont nourrit soignés, parfois aimé dont beaucoup finiront au couteau.
C'est un bien piètre et misérable remerciement pour le don de soi que le cheval fait à l' humain.

dreamoiseau :
Le 20/09/2014 à 16h15

Je ne mange pas de cheval, je garderais les miennes jusqu'à leur fin...

MAIS, je préfèrerais voir un cheval partir à la boucherie, plutôt que de voir dans quelles conditions de faute de soins certains végètent ... En alternative, il y a l'euthanasie mais y -a-t-il beaucoup de vétérinaires qui accepteraient d'euthanasie un cheval en bonne santé, juste trop vieux ou trop boiteux pour travailler ? Et il y a aussi que la mise à la boucherie est un apport, l'euthanasie + équarrissage un coût... pour un résultat qui peut sembler identique à ceux qui ne comprennent pas le stress du cheval.

Je suis entièrement d'accord avec Anne, le problème se trouve plus dans les conditions d'hébergement (ou d'élevage) et d'abattage des animaux (pas que les chevaux) destinés à la consommation.

(Rq : la crémation existe pour les chevaux, le cheval d'une amie y est parti (1600 € ) )

valerie [invité] :
Le 22/09/2014 à 10h14

Merci les equarisseurs..... on viens de m annoncer 800e pour un cheval..... ils ne cherchent pas de la viande là ?

Jennifer [invité] :
Le 11/11/2014 à 17h39

Si l'on désire que son cheval fasse de vieux os il faut se donner les moyen de l'entretenir jusqu'au bout son cheval on ne l'abandonne pas quand on ne peut plus l'utiliser ! Si on le revend les décision ne nous appartiennent plus .

Article publié le 11-09-2014

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