Accueil » Savoir pratique Dressage

Jeune cheval : La cession de mâchoire et le grand trot

Par Pierre Beaupère, cavalier professionnel et professeur de Dressage.


N°57
4 Commentaire(s)
Imprimer cet article
Lorsque le cheval commence à lâcher son mors, il apparaît assez souvent une « réaction de retrait » où le cavalier a la sensation que le cheval reste en arrière des aides. Ce phénomène est le point de départ d’un équilibre correct qui mènera plus tard au rassemblé.

Niveau de difficulté : Niveau de difficulté

Pour : Sentir l’importance de garder le cheval devant les jambes lorsque la mâchoire cède.

Moment idéal : Après avoir demandé des cessions de mâchoire et de légères flexions à pied puis avoir obtenu des cessions de mâchoire à l’arrêt et au pas. Si le cheval est encore très jeune ou vert, avoir fait quelques cercles au trot de travail bien contrôlé.

Prérequis : Un cheval en équilibre, donc qui se porte et qui maintient seul un rythme constant et dont la bouche reste déliée grâce à la cession de mâchoire. Un cavalier ayant pris conscience de l’importance d’avoir le cheval suffisamment rapide et actif dans le mouvement des postérieurs.

Lorsque le cheval commence à lâcher son mors et à devenir léger, il apparaît assez souvent une réaction qu’on pourrait qualifier de « réaction de retrait » où le cavalier a la sensation que le cheval reste en arrière des aides. C’est une réaction normale du cheval qui doit transférer son centre de gravité vers l’arrière pour ne plus se tendre sur les rênes.

Pierre Beaupère
© Céline Brabant

En effet, nous lui demandions jusqu’ici de se poser sur le mors et de maintenir un contact constant. En débutant la cession de mâchoire, nous lui avons demandé, lorsqu’il sent le contact du mors, de « l’avaler » et donc de le lâcher. Mais pour cela, le cheval doit imperceptiblement reculer, en tout cas décaler son poids du corps vers l’arrière. Il doit se mettre très légèrement en retrait du mors pour pouvoir le lâcher.

Le résultat : tendre le bâton aux détracteurs de la légèreté pour qu’ils puissent justifier des pratiques dures et des chevaux très tendus mais qui ont le mérite d’avancer

Pour vous rendre compte de ce dont je parle, regardez...

Pour lire la suite de cet article :

Abonnez-vous à Cheval Savoir pour seulement 29€ !
(31$ US. 38$ Canadien; 35 Franc CHF)

S’abonner à Cheval Savoir, c’est :

  • bénéficier de la lecture des numéros à paraître
  • avoir un accès permanent et totalement gratuit à la Bibliothèque d’Archives en ligne, soit plus de 2000 articles parus ! Des dizaines de milliers de pages de lecture, l’équivalent de plusieurs centaines de livres sur tous les sujets équestres ! Ce qu’aucun autre magazine ne pourrait vous offrir…
Cliquez-ici pour vous abonner à Cheval Savoir

Ce que vous ne lirez pas ailleurs

Si vous êtes déja abonné au journal, cliquez-ici pour vous identifier

4 commentaire(s) »

myrtille :
Le 30/10/2014 à 13h05

Bonjour,

J'ai du mal à lire à comprendre l'association "cession de mâchoire" avec une muserolle combinée.

D'autres choses m’interpellent, en autres la nocivité des allures raccourcies. Soit il y a équilibre, soit il n'en y a pas, mais on ne peut pas parler de légèreté si les chevaux sont en réalité, ratatinés. Ils sont ratatinés pas légers !

pierrebeaupere :
Le 01/11/2014 à 23h22

Chère myrtille,

En ce qui concerne cet éternel reproche des museroles combinées, afin de ne pas me répéter dans la mesure où j'ai déjà plusieurs fois répondu à cette question et ce sous-entendu qui laisserait penser que je parle de quelque chose que je n'applique pas, je vous dirais simplement que tout dépend si la ou les muserole(s) sont ou non assez ouvertes pour laisser au cheval la possibilité de donner la cession de mâchoire.

Personnellement, sur toutes les photos où les chevaux sont présentés avec les deux museroles, elles ont toujours été largement ouvertes, même si je suis le premier à reconnaître que je n'ai pas toujours cherché au début de ma carrière à obtenir des cessions de mâchoires de manière systématique.

En ce qui concerne la critique que je pourrais faire quant aux allures raccourcies, je pense que vous avez du mal lire le texte car je n'y fais part que du danger de ne travailler que dans les allures raccourcies. Il ne me semble pas que j'y parle de la nocivité des allures courtes en elles-mêmes.

Bien à vous,

Pierre Beaupère.

ludo :
Le 06/11/2014 à 21h01

@myrtille. Je ne suis pas d'accord avec votre affirmation selon laquelle "soit il y a équilibre, soit il y en a pas". Je pense qu'il y a une infinité de nuances entre le manque d'équilibre total et l'équilibre parfait.
J'ajouterais aussi pour le plaisir de disserter que le but du dressage n'est pas de produire des locomotives (équilibre stable : la bille au fond du bol) mais des danseurs (équilibre instable : la bille posée sur le bol). L'équilibre du cheval n'est intéressant que parce qu'il est instable. Les lois de la physique nous apprennent que la maniabilité est liée à l'instabilité de l'équilibre.
Alors bien sûr que le jeune cheval a besoin de stabilité, mais je suis tout à fait d'accord avec l'idée de Pierre suivant laquelle il faut pouvoir faire une chose et son contraire.

pierrebeaupere :
Le 08/11/2014 à 12h21

C'est très très bien écrit et synthétisé Ludo... Merci!

Article publié le 27-10-2014

Postez un commentaire !

Pour pouvoir poster des commentaires, il faut être abonné et connecté :
Cliquez-ici pour vous abonner au journal  |  Cliquez-ici pour vous connecter si vous êtes déja abonnés