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Bon courage Monsieur le Président…

Laetitia Bataille

Ainsi, la nouvelle présidence de la FEI se décidera le 14 décembre. SAR la Princesse Haya de Jordanie n'a pas souhaité solliciter un troisième mandat, évoquant son désir de se consacrer davantage à sa famille. En pratique, de ne plus avoir affaire aux différents scandales des courses de galop ou d’endurance, d’autant plus lourds à gérer pour elle qu’ils concernent parfois les chevaux de son propre époux, le fameux « Sheikh Mo ». Une dualité difficile à concilier pour une jeune femme orientale, élevée à l’occidentale, dont le bilan a été unanimement apprécié dans toutes les autres disciplines.

Il n’était décidément pas nécessaire d’inventer l’espéranto, puisqu’il existait déjà deux langues universelles : le latin pour l’histoire naturelle et pour la religion chrétienne, l’anglais pour tout le reste. Le français, lui avait une place à part : c’était la langue diplomatique, celle de la danse (entrechat ou grand jeté battu ne se traduisent pas) et celle de l’équitation (dérivée il est vrai de termes italiens).

Les sigles de grands organismes internationaux, souvent nés dans notre langue, ont trouvé des acronymes en anglais : l’ONU est couramment appelé l’UNO, l’OMS résiste encore, mais se dit aussi WHO. Seule dans tout cela, fragile esquif sur l’onde anglo-saxonne, la FEI n’est pas encore devenue « IEF ». La Fédération Equestre Internationale est sans doute parmi les très rares instances mondiales dont l’appellation est restée en français.

Faut il en conclure que l’équitation est notre affaire? Lorsque l’on voit nos résultats sur la scène internationale, c’est avant tout une affaire hollandaise. Si nous en excellons en voltige, en endurance et même en CSO, (où pourtant la concurrence est rude) nous sommes médiocres, voire mauvais, dans d’autres disciplines équestres.

Les élections du 14 décembre mettent face à face des candidats de nationalités diverses, ainsi qu’un cavalier français à la personnalité ambiguë (lire à ce sujet l’article d’Amélie Tsaag-Valren). Pierre Durand saura-t-il, s’il est élu, servir le dossier de l’équitation dite « de tradition française », qui se cherche encore ? Celui de la protection animale, fer de lance du candidat britannique John Mc Owen ? Celui des abus et du dopage ? Il y a du pain sur la planche, ou de l’avoine à moudre, pour celui –français ou autre- qui aura réuni les suffrages. Souhaitons lui bon vent, dans l’intérêt des chevaux.

Photo de couverture : © Zuzule – Fotolia.com

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Article publié le 28-11-2014

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