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Les clôtures : c’est le moment de s’en occuper !

La qualité des clôtures conditionne la sécurité des chevaux et celle des personnes, notamment lorsque les prés sont proches d’une route. La mise en place et l’entretien de clôtures solides, durables, adaptées et sans danger représente un important investissement en temps et en argent. C’est au printemps, lorsque la terre humide permet de planter facilement les piquets, qu’il est bon de songer à installer ou rénover ses intallations, en particulier avant de remettre les chevaux au vert.

La “fonctionnalité “de l’installation est primordiale, dans tout herbage occupé, même temporairement, par des équidés.
En effet, les clôtures destinées aux bovins ou aux moutons ne peuvent convenir aux chevaux, dont le comportement est très différent. Dans ce domaine, les concessions à la facilité peuvent entraîner de nombreux problèmes, , même s’il s’agit d’un séjour au pré de quelques jours ou de quelques heures (la première “exploration” d’un nouveau pré par le cheval étant elle-même source de risques.) C’est l’un des problèmes que rencontrent les randonneurs, qui ne trouvent souvent que des parcelles prévues pour les bovins.

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Les clôtures jouent un rôle prépondérant dans l’entretien du cheval, notamment dans le cadre de l’élevage. © L.Bataille

En effet, il faut prendre en compte certains paramètres propres à l’espèce équine. Le cheval est un herbivore adapté à un biotope de steppes sans arbres : toute clôture constitue un obstacle. Les phénomènes de fuite provoqués par une crainte soudaine (foudre, bruit insolite...) ainsi que les jeux et les bousculades peuvent pousser les chevaux dans la clôture. La vue du cheval n’étant pas la même que la nôtre, il est possible qu’il ne perçoive pas certains éléments. En outre, le cheval a une peur atavique de se sentir “coincé” par un prédateur. C’est ce qui explique ses réactions parfois disproportionnées : empêtré dans une clôture, il tirera en arrière et se débattra au risque de se blesser grièvement.

«Le cheval est un herbivore, prompt à la fuite, et adapté à un biotope de steppes sans arbres : toute clôture constitue un danger potentiel»

La clôture doit être d’autant plus sûre que l’herbage est petit, amenant vite le cheval aux limites de son territoire. Les grands prés (plusieurs hectares) sont généralement morcelés pour permettre la rotation des parcelles indispensable à la régénération de la flore.

Les chevaux vulnérables

Par ailleurs, certaines catégories de chevaux sont plus vulnérables : un poulain séparé de sa mère se jette dans n’importe quelle clôture, un étalon en grattant le sol avec l’antérieur peut s’accrocher le pied dans le rang inférieur et se blesser grièvement si la clôture est barbelée. Ces comportements d’étalon apparaissent d’ailleurs très tôt, souvent chez les poulains de moins de deux ans.

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Défi, grabuge possible…la clôture barbelée peut très vite devenir source de blessures graves, notamment au niveau des membres. © L.Bataille

“La mise en place de bonnes clôtures représente un investissement important, explique J. Laurent, éleveur amateur de chevaux de sang passablement turbulents, “surtout dans le cadre d’une élevage, du fait de la présence de poulains…Mais l’on a intérêt à ne pas trop lésiner sur la qualité de l’installation, si l’on veut limiter au maximum les contraintes matérielles et financières de la maintenance…”
Toutefois, il est essentiel de garder à l’esprit que tant que le pré est de taille suffisante et que l’herbe y est abondante, le risque d’escapades sera limité. Le Dr. Vétérinaire Patrick V est très clair sur ce point “Hormis les cas particuliers (présence trop proche d’un étalon, par exemple) la plupart des accidents liés aux clôtures arrivent parce que l’herbe manque : les chevaux s’approchent des clôtures, passent la tête dessous pour brouter…”

Les différents types de clôtures.

Les lices en ciment sont de moins en moins utilisées. Leur installation est onéreuse. En outre, leurs arêtes vives et la dureté de la matière peuvent constituer un danger lors des ruades, des jeux ou des galopades, notamment si le cheval, entraîné par son élan, glisse et engage ses antérieurs sous la lice du bas.
Les clôtures en bois sont rongées par les chevaux. Lorsqu’elles sont constituées de planches, elles peuvent facilement se casser sous un choc ou une poussée. Et un cheval qui se gratte développe une pression de plusieurs centaines de kilos ! Les planches cassées constituent de grosses échardes sur lesquelles les chevaux peuvent s’empaler. Les clôtures en bois doivent donc impérativement être constituées de rondins ou de demi-rondins.

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Article publié le 25-03-2010

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