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Y a-t-il des athlètes heureux ?

Laetitia Bataille

Le cheval qui travaille – monté, attelé, à pied- n’est pas obligatoirement une victime. Certains extrémistes (dont nous avons déjà eu l’occasion de parler) considèrent que toute forme équitation constitue un abus éthiquement inacceptable. Nous n’irons pas si loin. Oui, il existe des débourrages heureux, menés avec calme et patience ; des clubs où les chevaux ne sont pas des esclaves ; des cavaliers à la main attentive et douce…

Et, même lorsqu’il s’agit de compétition, il y a des méthodes d’entraînement loyales et progressives, respectueuses du physique et du mental de l’animal, des carrières sportives ambitieuses mais menées avec sagesse.

En parallèle, les impératifs du haut niveau amènent le seuil des exigences physiques et mentales au delà des limites de l’acceptable : il s’agit alors de maltraitance vraie.

Face aux critiques et aux scandales récurrents, notamment dans le domaine du dressage, la Fédération Equestre Internationale a stipulé très clairement que le cheval de sport devait être un « athlète heureux ».

Or, au plus haut niveau, y a-t-il des athlètes vraiment heureux ? L’astreinte de l’entraînement quotidien de plus en plus poussé –l’effort appelle l’effort – induit forcément son lot de souffrances physiques. Et parfois même de souffrances morales, face aux échecs ou aux remises en question, ou lorsque le syndrome de surentraînement s’assortit d’une composante dépressive – il s’agit alors d’un véritable burn out sportif.

L’humain consent à ces sacrifices, à ces risques. Car dans le sport, il s’accomplit, se dépasse, se transcende parfois. Le sport a aussi une composante intellectuelle, quasi mystique…

A priori, rien de tout cela chez le cheval !
Quoique… Le cheval reste un animal de steppe, qui aime courir ; il piaffe naturellement pour faire le beau. Faire ces choses dans le cadre du travail peut très bien lui plaire. Car même si cela lui demande un effort qu’il n’aurait pas fourni spontanément dans la nature, il aime nous faire plaisir, aime se montrer, aime réussir. C’est pourquoi l’on peut raisonnablement estimer que le cheval, sans avoir l’approche élitiste ou narcissique du sportif humain, a lui aussi des motivations pour « se dépasser ».

Mais sans dépasser la mesure…

Photo de couverture : © Tamara Madonini

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Article publié le 22-12-2014

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