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Rollkur et maltraitance : les dernières études

Par Amélie Tsaag-Valren


N°60
1 Commentaire(s)
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Demandé par des moyens mécaniques contraignants, et par une forte tension de rênes (généralement couplée à une muserolle serrée, même s’il s’agit d’une muserolle française) le rollkur semble décidément constituer une maltraitance sans équivoque. Des études récentes ont mis en lumière des éléments intéressants à maints égards.

L’éclairage scientifique a apporté de nouveaux éléments : le rollkur (demandé par la force) constitue une forme de maltraitance, à la fois physique et psychologique. Officiellement banni depuis 2010 sauf si maintenu moins de 10 minutes et sans force, le rollkur a fait l’objet de nombreuses études.
Pour éviter tout problème de définition, nous nommerons « rollkur » la « position imposée par la force pour placer le chanfrein du cheval derrière la verticale », quelle qu’en soit la durée. McLean et McGreevy le définissent comme « …une technique où l’encolure du cheval est dorso-ventralement fléchie à cause de la pression excessive effectuée par l’embouchure qui force le cheval à ramener son menton, parfois jusqu’au poitrail. »

Rollkur
© Pixinoo – Fotolia.com

La principale difficulté dans l’étude du rollkur est la variabilité, à la fois dans son degré de sévérité et dans la durée de son maintien. C’est bien sur cette ambiguïté que s’appuient la FEI et les entraîneurs de dressage pour justifier le bien-fondé de l’entraînement en « LDR » (Low, Deep and Round) distinction née d’une simple scission de vocabulaire pour éviter d'avoir à parler de rollkur.

Le cheval apprend à accepter une position qui lui cause une douleur, parce qu’il a intégré l’impossibilité d’y échapper, ou parce qu’il craint un châtiment induisant une douleur plus forte

Car pour obtenir cette position dite « LDR » sans usage de force – alors qu’elle est inconfortable pour le cheval – un long entraînement semble en général nécessaire pour qu’il accepte ces contraintes amenant à ce que la communauté des comportementalistes nomme « l’impuissance acquise »… learned helplessness (Andrew McLean, Paul McGreevy).

L’impuissance acquise

Qu’appelle-t-on « impuissance acquise » ? Les comportementalistes nous...

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1 commentaire(s) »

philippeboiret :
Le 05/02/2015 à 08h35

Bonjour Madame,

Merci pour cet article très intéressant.
Je constate que l'on publie de plus en plus d'études scientifiques sur l'équitation. De nombreuses équipes de chercheurs de par le monde travaillent sur ces sujets. Et l'internaute peut trouver plusieurs sites présentant les résultats de ces études.
Par ailleurs l'IFCE se fixe comme thématique pour les journées 2015 de l'équitation de tradition française " l'équitation et la science" ou quelque chose d'approchant.
Alors ma question qui va aussi vers Madame Bataille, serait-il possible de créer (s'il n'existe pas déjà ?) un site centre de ressources permettant de recenser tous ces travaux scientifiques et facilitant leur accès pour les petits curieux dans mon genre ?

Article publié le 01-02-2015

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