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Fin de vie du cheval : un rapport sort de l’ombre

Par Amélie Tsaag-Valren


N°60
38 Commentaire(s)
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Le Conseil général de l’Alimentation, de l’Agriculture et des Espaces ruraux s’est penché sur la gestion des chevaux en fin de vie. Il a dévoilé des propositions hallucinantes dans son rapport rendu en septembre dernier : rendre la souscription d’une « assurance fin de vie » obligatoire pour les propriétaires de chevaux qui refusent l’abattoir, faciliter l’entrée des équidés médicamentés dans la chaîne alimentaire et interdire l’exclusion définitive de la filière viande !

Alors que la population – les études ne cessent de le prouver – est de plus en plus sensible au sort des animaux, alors que l’hippophagie n’a jamais cessé de diminuer et pourrait bientôt disparaître en France, ce rapport ressemble à une mauvaise blague concoctée pour réunir les pires cauchemars des propriétaires d’équidés. La proposition du Conseil général de l’alimentation de l’agriculture (CGAAER) n’est certes qu’un élément parmi d’autres, mais son adoption aurait des répercussions sévères à l’heure où nombre de propriétaires doivent déjà supporter la hausse des frais d’hébergement en pension.

Avenir chevaux
© TOMO - Fotolia.com

Depuis la fin de l’équarrissage public en 2009, un malaise s’était durablement installé. Entre l’augmentation des maltraitances et celle des « fraudes à la retraite », nous appelions de nos vœux une réflexion globale sur la gestion de la fin de vie du cheval.

C’est chose faite aux premières assises de la filière équine, à Caen en septembre dernier. Le président de l’Association vétérinaire équine française (AVEF) lance l’idée de « facilités pour envoyer les chevaux à l’abattoir »... Une proposition combattue un mois plus tard par l’OABA (Oeuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoir), qui signale la non-adaptation des structures existantes au cheval – et donc la grande souffrance des animaux ainsi abattus.

Un centre équestre qui désirerait épargner l’abattoir à sa cavalerie n’aurait plus d’autre choix que de souscrire une « assurance fin de vie » pour chaque cheval

De notre côté, à Cheval Savoir, nous soutenons une réglementation plus sévère des tarifs d’équarrissage afin que les propriétaires n’aient pas la (mauvaise) surprise de se retrouver devant une facture variant du simple au double, voire au quadruple. Et le respect de la liberté de choix de chacun, sachant – les enquêtes le prouvent – que le passage par l’abattoir est un évènement à la fois brutal et violent, pour le cheval mais aussi pour des propriétaires qui n’auraient d’autres choix pour des raisons financières (voir notre article).

Une vague de suggestions en faveur de l’abattoir

On se demandait d’où pouvait bien venir cette vague de suggestions en faveur de l’abattoir… Le rapport du Conseil général de l’Alimentation de l’Agriculture et des Espaces ruraux (CGAAER) semble être un élément de réponse majeur.
Publié en septembre dernier mais rendu public seulement en novembre, il a été mis en lumière fin janvier à l’initiative d’un site vétérinaire (Vetitude). Il va beaucoup plus loin que le président de l’AVEF, qui pendant les assises s’était vraisemblablement « contenté » de lancer des suggestions.

Les premières lignes de ce rapport de 33 pages annoncent la couleur : « le tonnage d’animaux équarris est très supérieur au tonnage abattu », il faut donc diminuer le nombre de chevaux équarris pour augmenter celui des chevaux abattus... Et dans ce but, le CGAAER souhaite « inciter » les propriétaires à faire abattre leurs chevaux plutôt qu’à les garder en retraite. Il propose une série d’actions à mettre en place, dont l’une a particulièrement retenu notre attention : « Le système assuranciel […] devrait être rendu obligatoire pour les propriétaires qui par choix idéologique ne souhaitent pas que leur animal aille à l’abattoir et qui indiqueront ce choix dans le livret. »

Une assurance obligatoire dont le coût pèserait chaque année de vie du cheval, alors que nombre de propriétaires sont déjà étranglés financièrement, déjà prêts à se priver jusqu’à la dernière extrémité (y compris à relâcher leur animal dans la nature, ce qui n’est évidemment pas une bonne idée) pour lui épargner l’abattoir !

Avenir chevaux
© Joao Almeida - Fotolia.com

Le rapport préconise aussi d’interdire la possibilité d’écarter définitivement un cheval de la chaîne alimentaire, sur le modèle de la proposition du président de l’AVEF. Deux propositions : si le cheval est vendu, le nouveau propriétaire peut (ou bien par demande à son vétérinaire) faire supprimer la mention d’écartement de l’alimentation humaine. De même, les restrictions médicamenteuses seraient levées au bout de six mois de « blanchiment ». Passons sur ce fameux sas de « blanchiment », une jolie façon de désigner ce qui n’est autre qu’un « camp d’embouche » où les chevaux seraient engraissés sans aucun soin avant leur mise à mort (cela existe déjà en Espagne et au Canada, entre autres).

Un rapport partisan qui ignore les associations de protection du cheval

La liste des personnes consultées pour rédiger le rapport ne laisse apparaître le nom d’aucune personne représentative des propriétaires d’équidés de loisir, d’aucun responsable de centre de sauvetage ou de retraite, d’aucun défenseur des droits des animaux quel qu’il soit. Et ce alors même que les propriétaires d’équidés de loisir sont les premiers concernés par la question, et qu’ils représentent la majorité des détenteurs de chevaux sur le sol français. Au moment où la question de l’éthique animale mobilise un grand nombre de nos concitoyens, seules les considérations économiques de quelques acteurs du monde équestre sont prises en compte.

INTERBEV équins (l’Interprofession du bétail et des viandes) est tellement gagnant que l’on en vient à se demander si ce rapport n’a pas été rédigé directement en faveur de ses intérêts… Dans un pays où la grande majorité des propriétaires se déclarent opposés à l’abattage et à la consommation de la viande de cheval, ce rapport est un immense affront aux amoureux des chevaux. Aucune piste n’est esquissée pour un retour à la gratuité de l’équarrissage, ou pour une quelconque aide en faveur des propriétaires concernés. Ironie du sort, la souscription à une « assurance fin de vie » obligatoire est présentée comme une façon d’étaler et de prévoir le paiement de l’équarrisseur sur plusieurs mois, et donc une mesure « en faveur des propriétaires » !

Avenir chevaux
© petarpaunchev - Fotolia.com

Prendre en otage les propriétaires déjà durement touchés par la crise, au plus grand bénéfice de… la boucherie chevaline ? Certes, tous les propriétaires ne sont pas aussi regardants en matière de connaissances et de soin à leurs chevaux, la hausse constante des abandons le prouve. Est-ce une raison pour tous les mettre dans le même panier, pour les traiter comme des incapables majeurs taxables à merci, en « incitant » à envoyer les animaux à la mort ? Où est la liberté de choix ?

Aucune solution alternative pour les chevaux âgés

Pire, cette « solution » vient tuer dans l’œuf certaines initiatives originales pour valoriser les chevaux âgés, comme celle du centre équestre de Chauché qui organise des séances de communication homme-cheval à pied. Un centre équestre qui désirerait épargner l’abattoir à sa cavalerie n’aurait plus d’autre choix que de souscrire une assurance pour chaque cheval. Inutile d’ajouter qu’ils sont certainement très peu à en avoir les moyens. Pourtant, les bienfaits de la présence d’un cheval même âgé sont abondamment prouvés. Dernière expérience en date, l’hôpital Sainte-Marie de Villepinte vient d’accueillir les chevaux à la retraite du centre équestre voisin sur un terrain proche des bâtiments où sont soignées les personnes âgées. Le bénéfice sur la santé et le bien-être de ses patients comme des chevaux est évident.

Que dire des associations de sauvegarde et de placement d’équidés âgés ou maltraités, complètement oubliées dans ce rapport ? Tenues à bout de bras par des bénévoles sur la base de l’urgence et du volontariat (avec plus ou moins de succès), il est très clair qu’aucune à l’heure actuelle ne peut se permettre de souscrire une « assurance fin de vie » pour chaque cheval hébergé…
Adopter cette proposition de loi telle quelle reviendrait à condamner toutes ces associations à fermer.

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38 commentaire(s) »

Guillaume [invité] :
Le 05/02/2015 à 18h19

Bonjour,

Effarant.

Mais je ne comprends pas bien les assurances "obligatoires" ?

valren :
Le 05/02/2015 à 18h29

Bonjour,

Ce rapport préconise de "rendre obligatoire par voie législative l’assurance « fin de vie » pour les
chevaux destinés à l’équarrissage par choix idéologique.", c'est ce qui y est écrit page 6.

A l'heure actuelle, aucune loi n'impose cela, cependant ce rapport risque d'entraîner une proposition de loi en ce sens...

Véronique [invité] :
Le 05/02/2015 à 23h33

Bonjour,
moi je propose de faire un courrier à la CGAAER afin que ces gros nazes croulent sous nos lettres, une lettre par cheval!! en marquant tout simplement " NON je ne veux pas être mangé, j'ai le droit de mourir dans la dignité et ne pas finir en steack haché signé "le nom du cheval" avec sa photo et rien de plus
si nous ne faisons rien et attendons de voir venir il sera trop tard!

martine [invité] :
Le 06/02/2015 à 00h44

Il faut faire passer une pétition pour s'opposer a ce rapport/projet qui est honteux

Bernard [invité] :
Le 06/02/2015 à 06h38

Pourquoi avez vous censuré mon intervention ?

guillou [invité] :
Le 06/02/2015 à 07h09

c'est une honte on nous saigne une fois de plus!De quel droit ont ils l'audace de vouloir décider de la mort de nos compagnons et la loi elle sert à quoi ???
Tout est bon pour nous ponctionner! que font les médias? Pour la marche arrière sur la loi sur l'éthique animal on a rien vu aux infos !!Marre de cette dictature!!!!!!!!

Christien [invité] :
Le 06/02/2015 à 11h19

Oui il faut faire une pétition!!!

cheval :
Le 06/02/2015 à 11h21

Je ne comprends pas cette "assurance fin de vie" : pourriez vous donner plus de précisions?

- Cela impliquerait que le choix de l'abattoir ou non devrait être fait dès l'achat du cheval? Aujourd'hui, on peut très bien refuser que son cheval parte dans la filière "consommation humaine", tout en finissant finalement par choisir l'abattoir en dernier recours (ou le maquignon ce qui revient souvent au même). On paierait donc une "assurance" tout au long de la vie du cheval, pour finalement l'envoyer quand même à l'abattoir (mais pas dans la filière viande), parce que parfois certains propriétaires n'ont pas d'autre choix le moment venu?

- Et que se passerait-il si on refusait de souscrire à cette assurance: qui pourrait nous obliger à envoyer notre cheval à l'abattoir à partir d'un certain âge, parce que nous n'avons pas souscrit d'assurance? Une nouvelle augmentation des tarifs d'équarrissage serait donc envisagée?

- Cette assurance dispenserait-elle des frais d'équarrissage, ou serait-elle une pure "punition" pour ceux qui auraient encore l'audace de vouloir garder leurs chevaux jusqu'à la fin?

Charlotte [invité] :
Le 06/02/2015 à 11h32

C'est ignoble. Il faut d'ores et déjà préparer une pétition contre ce rapport et en référer aux organisations de protection animale. Ce rapport non seulement est complètement partisan, mais en plus obligerait à terme les propriétaires d'équidés à les abattre.
(surtout quand on sait le prix d'une assurance)

Sophie [invité] :
Le 06/02/2015 à 15h10

Et à partir de quel âge serait imposée cette ridicule assurance ? à 15 ans ? à 20 ans ? J'ai à la maison un poney de 34 ans en pleine forme, si il fallait assurer son équarissage par une assurance annuelle, j'aurais payé cette assurance pendant 14 ans ? (et encore, il est loin d'être prèt à mourir et très heureux de vivre). Et puis si on a les moyens d'entretenir un équidé en retraite alors on peut payer l'équarissage, il n'y a aucun besoin d'assurance, c'est complètement absurde....

julie [invité] :
Le 06/02/2015 à 15h39

Moi je suis d'accord pour écrire une lettre et de marquer " NON je ne veux pas être mangé, j'ai le droit de mourir dans la dignité et ne pas finir en steack haché signé "le nom du cheval" avec sa photo et rien de plus. C'est une HONTE, ils devraient avoir Honte de mettre en place se genre de truc!!! Mes lettres partiront bientôt!!!!

thierry [invité] :
Le 06/02/2015 à 17h07

je pense au contraire qu'une assurance fin de vie (à voir la forme à lui donner) permettrait au contraire de sortir beaucoup de chevaux de la filière viande, de l'abandon ou de la mort à petit feu...

valren :
Le 07/02/2015 à 02h13

Pour répondre aux commentaires précédents :

Le premier souci qui apparaît à la lecture de ce rapport est qu'il est partisan. Intitulé "Modalités pour financer le coût de l’équarrissage au sein du secteur équin", il conclut dès les première lignes qu'il faut "augmenter les abattages" et donc inciter les gens à ne pas garder leur cheval en retraite.

La non-consultation des associations de protection et des propriétaires de loisir a entraîné la publication d'un rapport dirigé en faveur des intérêts d'une petite partie de la filière équine.

De base, la possibilité de souscrire une assurance pour capitaliser sur le coût de l'équarrissage est une bonne idée. La rendre obligatoire, ça ne l'est pas. Les exemples d'assurances rendues obligatoires (véhicule, habitation...) nous montrent très clairement que ce n'est jamais en faveur du souscripteur. Il y a donc fort à parier que si cette "assurance fin de vie obligatoire" venait à être imposée, les propriétaire auraient à payer beaucoup plus cher que ne coûte en réalité l'équarrissage de leur cheval.

Mais c'est bien le but de ce rapport : rendre le fait de garder le cheval en retraite onéreux pour qu'ils finissent plus souvent à l'abattoir.

Une pétition existe déjà : https://www.change.org/p/ifce-chevalsavoir-com-pour-le-droit-des-propri%C3%A9taires-%C3%A0-s-opposer-%C3%A0-l-abattage-de-leurs-chevaux

Bernard [invité] :
Le 07/02/2015 à 08h58

Cet article comporte de nombreuses inexactitudes et notamment :
- Contrairement à ce qui est avancé - ‘’ l’équarrissage public ……..qui, rappelons-le, est maintenu pour les autres animaux de rente ‘’ - il n’existe plus aucun Service Public de l’équarrissage dans aucune espèce. La fin des vie des bovins, ovins, porcins … etc … est entièrement assumé financièrement par la filière.
- Si l’on prend en compte les équidés destinés à l’instruction, aux courses (élevage et entrainement) à la compétition et enfin les chevaux lourds élevés pour la production de viande je pense qu’il est inexact de prétendre que ‘’les propriétaires d’équidés de loisir ……… représentent la majorité des détenteurs de chevaux sur le sol français’’. Aucune statistique n’est d’ailleurs disponible sur le sujet, les particuliers ne souscrivant généralement pas à la déclaration de détention, pourtant obligatoire.
Sur le fond, les propositions avancées par les pouvoirs publics n’ont nullement pour objectif d’obliger les propriétaires à conduire leur cheval âgé à l’abattoir, elles visent au contraire à les responsabiliser en faisant supporter le coût de l’équarrissage par les propriétaires successifs et non sur le seul dernier détenteur (qu’il s’agisse d’une personne physique ou d’une association de sauvegarde).
L’association ATM qui gère la fin de vie des équidés en France est dans une situation financière plus que préoccupante, et l’enfouissement sauvage des carcasses d’équidés morts risque poser un réel problème de salubrité publique.
Pour une quinzaine d’Euro par an et par cheval, les propriétaires qui ne souhaitent pas – et c’est parfaitement leur droit – que leur cheval entre dans la chaîne alimentaire, assureraient durablement le fin de vie de leurs équidés.
Mais il s’agit là d’une mesure de mutualisation à caractère obligatoire, termes auxquels les ‘’gens de chevaux’’ individualistes dans l’âme sont profondément réfractaires !!!

Servane [invité] :
Le 07/02/2015 à 10h27

Je suis d'accord avec Bernard.
J'en profite d'ailleurs pour préciser quelques points connexes : si les nombreux détenteurs de "chevaux de loisir" les avaient chez eux (et non en pension dans un centre équestre) et avaient à gérer les rapports avec l'équarrisseur ils verraient sans doute les choses autrement.Joindre l'équarrisseur, déjà, c'est presque impossible et le faire venir dans des délais raisonnables sans numéro de cheptel, n'en parlons pas, avec toutes les nuisances qu'on imagine, surtout en été. Enfin, n'oublions pas que toute manoeuvre du camion dérange le conducteur et qu'il vaut mieux y penser avant de faire l'injection, pour choisir un endroit facile d'accès.
Comme il n'y a rien de choquant dans ce que je dis, je suppose que mon commentaire n'aura pas le sort du premier de Bernard ?

valren :
Le 07/02/2015 à 11h42

Bonjour Bernard et Servane,
Pour le financement de l’équarrissage public des autres animaux de rente, je reconnais une erreur (qui sera corrigée). Pour tout le reste, j'ai lu attentivement les 33 pages du rapport.

Comment peut-on prétendre que ce rapport a pour but de "responsabiliser" les propriétaires, quand il y est dit très clairement que la souscription à une assurance obligatoire fait partie des mesures visant à diminuer le nombre de recours à l'équarrissage (et donc à augmenter l'abattage) ?

Le rapport signale des équidés non-encore identifiés, et pour le reste : 30 000 à l’entraînement dans les écuries de courses, 190 000 détenus dans des centres équestres pour l’enseignement ou la
compétition, en pension ou appartenant au club (et donc parmi eux des chevaux "de loisir"), 80 000 voués aux courses de trot ou de
galop, 310 000 dans la filière sport-loisir dont 200 000 chez des
propriétaires particuliers ; 70 000 chevaux de trait. Il n'est donc aucunement faux de dire que la majorité des chevaux détenus sur le sol français le sont pour le loisir.

Ce qui est choquant, c'est la multiplication d'initiatives visant à envoyer davantage de chevaux à l'abattoir, alors que leurs propriétaires sont absolument contre.

Bernard [invité] :
Le 07/02/2015 à 12h16

Dans le pays où nous vivons, chacun a le droit de consommer ou de ne pas consommer de la viande de cheval, chacun a le droit d'envoyer son cheval à l'abattoir ou de l'exclure de la chaîne alimentaire.

Rendre obligatoire une cotisation assurant la fin de vie des équidés exclus de la chaine alimentaire ne veut pas dire obliger les propriétaires à faire abattre leur cheval contre leur gré.

Lors de la mise en place des associations ATM, un système d'assurance/cotisation volontaire a été proposé aux propriétaires de chevaux, il n'a eu aucun succès, les gens semblant préférer s'acquitter du coût de l’équarrissage loirs de la mort de leur cheval ........

Joanna [invité] :
Le 07/02/2015 à 14h01

Je suis dégoûtée.
Il est clair que ma miss finira sa vie comme je veux finir la mienne : de maladie ou de vieillesse... Mais très certainement pas contre un mur avec un peloton d'exécution parce qu'on ne pourra pas payer ma retraite !!!!!


PETITION SUR CHANGE.ORG :

https://www.change.org/p/ifce-chevalsavoir-com-pour-le-droit-des-propri%C3%A9taires-%C3%A0-s-opposer-%C3%A0-l-abattage-de-leurs-chevaux

Servane [invité] :
Le 07/02/2015 à 15h43

Joanna, ce que vous dites prouve que vous n'avez rien compris au problème. Votre miss ne finira pas contre un mur, tant mieux pour elle, mais je suppose que c'est parce que justement VOUS pouvez payer sa retraite.
Les dizaine de chevaux qui crèvent de faim dans des prés parce que leur propriétaire ne peut plus trouver l'argent pour les nourrir, c'est aussi une réalité. j'en déduis que vous leur souhaitez d'agoniser de longues semaines parce que votre idéologie vous interdit de laisser abréger leurs souffrances ? C'est une curieuse façon d'aimer.
Il ne s'agit pas ici D'IMPOSER un abattage alimentaire mais de le PERMETTRE. C'est toute la différence entre un régime autoritaire et un régime libéral.

laetitia :
Le 07/02/2015 à 21h11

Chers lecteurs

Merci à tous d'être aussi participatifs, et de vos réactions, toutes intéressantes et éclairantes.
Je voudrais juste que Bernard nous remette son premier commentaire : renseignement pris, le modérateur n'a supprimé aucun commentaire sur cet article. Je suppose donc que ce texte a été mal enregistré, ce qui peut arriver si l'on est déconnecté et sans qu'on le sache.
Donc, Bernard, nous attendons votre commentaire, certainement pertinent !

Laetitia Bataille
Rédactrice en Chef

bernard [invité] :
Le 10/02/2015 à 09h15

A mon avis, la proposition d'assurance obligatoire vise surtout à contrer les pratiques illégales consistant à creuser un trou pour y enterrer son cheval et dont les conséquences peuvent être catastrophiques pour la santé des autres chevaux et également en terme de pollution des eaux. Une telle proposition me semble justifiée.

Ludovic [invité] :
Le 11/02/2015 à 16h25

Non c'est vrai vous avez raison, cette assurance n'oblige personne à faire abattre son cheval, mais pour ma part, j'y vois quand même une forme d'incitation.Plus on taxe et plus les gens réfléchissent à 2 fois à garder ou s'en debarrasser. C'est bien l'idée.

cheval [invité] :
Le 11/02/2015 à 17h00

On ne peut pas assurer un risque certain. Il ne peut donc pas s'agir d'une assurance, mais d'un système de capitalisation qui serait rendu obligatoire. Pour ma part je n'adhère pas, en tant que propriétaire responsable je préfère largement payer par moi même tous les frais le jour venu, plutôt que d'être obligée de capitaliser sur je ne sais trop quelle base, avec un système dont les épargnants seront forcément au final les grands perdants, puisqu'il faudra bien financer aussi la mise en oeuvre du système, que celui-ci soit publique ou, plus certainement, privé. Et ceux qui ne s' acquitteraient pas de cette "assurance", on leur ferait quoi? On ne pourrait pas leur retirer leur cheval pour l'envoyer à l'abattoir à partir d'un certain âge bien sûr, donc il ne se passerait rien de plus que pour ceux qui aujourd'hui ne s'acquittent pas de leur facture d'équarrissage, sauf que là on ne chercherait même plus à les poursuivvre et que clairement ce serait les autres qui paieraient la note... mouais...

Luciole [invité] :
Le 11/02/2015 à 17h31

Ne serait-ce pas une interprétation des nouvelles règles édictées par l'Europe ? En Belgique aussi ils font en sorte qu'on ne puisse plus déclarer un cheval 'hors circuit abattoir' à la naissance. Il faut faire des démarches spécifiques pour l'y entrer...
De plus, je ne comprends vraiment pas pourquoi l’équarrissage est payant en France alors que les carcasses sont valorisées.... elles sont les matières premières de bien des business très rentables (engrais, aliments pour animaux de compagnie, etc...)

pascal :
Le 12/02/2015 à 20h20

Pascal,
Heureusement,que Bernard et Servanne ouvrent un peu les yeux de tout nos amoureux de chevaux.Je trouve trés interessante cette idée d'assurance de fin de vie.Pourquoi un proprietaire pourrait choisir qu'un cheval est exclu de la consommation, alors qu'il le vendra des qu'il ne correspondra plus à ses besoins.Chaque nouveau propriétaire doit avoir lui le choix ou sinon la personne qui a choisi de l'exclure assume son choix et lui assure une fin de vie digne d'un compagnon.Donc je trouve interessant que chaque proprietaire cotisse à la fin de vie de son compagnon.

carnivore [invité] :
Le 13/02/2015 à 20h17

Pour ma part, c'est pareil avec les êtres humain,....
une assurance santé et retraite qui permet de ne pas finir ces jours comme de la merde, et si tu en deviens une, tu ne souhaite qu'une chose c'est d'abréger tes souffrances. donc il me parait normal de payer pour offrir la même chose à vos chevaux pour qu'ils finissent avec une fin vie digne de ce nom, sinon abattoir c'ets plus digne.

Charles [invité] :
Le 15/02/2015 à 17h58

Petite erreur factuelle, l'AVEF n'est absolument pas représentative des vétérinaires Français, c'est l'ordre qui l'est. Ce n'est qu'une association professionnelle regroupant certains des vétérinaires equine, son acronyme signifie Association Veterinaire Equine Française.

valren :
Le 15/02/2015 à 18h29

Effectivement, le mot "équine" avait mystérieusement disparu - je viens de corriger. Merci à vous.

pascale [invité] :
Le 24/02/2015 à 16h28

Si il y a une pétition a signer pour dire NON merci de me l'envoyer!!!

trekezek :
Le 28/02/2015 à 05h48

Je crois qu'une assurance équarrissage existe déjà au niveau de syndicats ou groupements d'éleveurs.Le coût est de l'ordre de soixante dix euros et n'est pas nominatif par cheval.Voir auprès des compagnies d'assurance.
Il serait intéressant de faire un article sur les différents contrats équarrissage conditions et coûts dans les différentes régions.

La liberté contractuelle existe.

C'est à chacun d'assurer seul ou en groupe la fin de vie de ses chevaux

dominique [invité] :
Le 01/03/2015 à 09h42

ma jument est sous médicament et en fin de vie.De sure, elle sera euthanasiée chez moi si elle ne meure pas de mort naturelle. Je veux qu'elle soit enterrée là ou elle a toujours vécue et l'a faire incinérée sur place. A priori, cela relève de l'impossible. Je me suis renseignée pour l'incinérer par un organisme, cela me coûterait 1400 euros. A l'équarrissage, au moins 450 euros. De toute manière , pour moi et pour la mémoire de ma jument qui fait partie de ma vie, il est hors de question quelle soit découpée dans un abattoir.C'est comme si j'y laissais une partie de moi.
Tout est fait pour récupérer de l'argent. Ce qu'il faut savoir c'est qu'il y aune disproportion entre la population humaine et animale. L'être humain n'a pas compris qu'on était sur la fin animale et que nous serions bientôt tous végétariens.A savoir que c'est pour cela qu'on instaure en France les camps de concentration pour animaux appelé usines pour animaux(1000 vaches...).

vroumy :
Le 02/03/2015 à 08h07

Faire enterrer son cheval chez soi est possible, il faut obtenir l'autorisation du maire de la commune concernée, faire construire un cuvelage en béton étanche et ajouter le poids du cheval en chaux vive... je vous laisse imaginez les frais occasionnés par une telle pratique... je pense que l'incinération sera plus économique.

raphaelledm :
Le 04/03/2015 à 14h58

Le problème est-ce le cout de l'entretien du cheval après sa mise en retraite ? ou le coût de l'équarrissage du cheval une fois celui-ci mort d'une mort naturelle ? Dans ce dernier cas, quel est le prix de la crémation ? Un particulier ne peut-il pas se lancer dans u service de crémation, moins cher que l'équarrissage ?

Pili [invité] :
Le 09/03/2015 à 18h56

Bonjour, dans la protection des équidés depuis plus de 30 ans et 'les pieds dans le fumier' des marchands d'abattoir en continu (contrairement à pas mal d'amoureux des chevaux et de protecteurs de salon), je ne vois pas très bien où est le problème.

Exclure le cheval de la chaine alimentaire pour se donner bonne conscience mais s'en 'débarrasser' quand on n'en a plus l'utilité est extrêmement courant. La meilleure façon d'éviter l'abattoir à son cheval c'est de le garder jusqu'à la fin. C'est aussi simple que ça.

Si vous gardez votre cheval jusqu'à la fin de sa vie je pense que personne ne vous obligera jamais à l'emmener à l'abattoir et donc qu'il soit inscrit ou non dans la CA ne change rien, ni pour vous, ni pour lui. Par contre , l'exclure de la CA et se rendre compte qu'un cheval de plus de 15 ans, ou boiteux chronique etc càd inutilisable' PERSONNE n'en veut, même gratuitement et que donc si vous refourguez ce cheval au premier venu qui daigne vous en débarrasser et s'étonner que ce même cheval termine dans une boucherie clandestine ou à crever au fond d'un pré ce n'est ni plus, ni moins que la politique de l'autruche.

S'indigner contre l'abattage des équidés ...pourquoi pas, mais alors AGISSEZ ! bon sang. Et pas en signant une pétition qui ne servira à rien (on a bien vu ce que ça a donné aux USA l'interdiction d'abattre des chevaux pour la consommation)mais en prenant chez vous, à vos frais un cheval 'inutilisable' et c'est là que vous serez content que ceux qui ont profité de ses meilleures années aient déjà payé une partie des frais (assurance fin de vie) engendrés par ce type de chevaux.

Les exemples cités d'utilisation de chevaux de réforme sont louables mais ils restent anecdotiques par rapport au nombre de chevaux abattus par an.

Pipintuh [invité] :
Le 21/04/2015 à 15h23

Bonjour,

je rejoins Pili mais ne partage pas sa conclusion. Les frais d’équarrissage sont minimes par rapport à ce que coûte un animal âgé et malade. Cela revient environ au prix de 2 mois dans une pension moyenne. Pour avoir une idée plus précise les tarifs sont ici : http://www.haras-nationaux.fr/demarches-sire/equarrissage-fin-de-vie/equarrissage.html#c47457 . Rien de très cher en fait quand on fait le calcul de tout ce que coûte un cheval en vie (pension + soin des pieds + véto + matériel + compléments alimentaires + ...).

L'assurance, qui ne couvrirait que l’équarrissage, reviendrait à engraisser des compagnies d'assurance.

En revanche, le raisonnement de certains propriétaires n'est pas logique : ils souhaitent que leur cheval ne finisse pas à la boucherie mais ne souhaitent pas assumer ses vieux jours. Cela revient à dire : à moi concours et monte, aux autres maladie et fin de vie. Il est évident que les âmes charitables cherchant un vieux cheval, qui en plus à besoin de soins vétérinaires pour faire tondeuse sont rares.
Il faut que chacun comprennent qu'abandonner un animal âgé ou malade que ce soit un chat, un chien ou un cheval, c'est souvent le condamner à mort.
Prendre un animal c'est une énorme responsabilité. Cela se réfléchit et éventuellement, il faut savoir renoncer à ce désir si l'on est pas sûre de pouvoir le garder jusqu'au bout quand on a pas envie que sa vie soit abrégée.

herve :
Le 23/04/2015 à 19h29

Aujourd'hui on veut envoyer les chevaux à l'abattoir pour faire du fric avec leur viande(quel gâchis toute cette viande équarrie...miam miam).
Demain on autorisera l'euthanasie des êtres humains pour économiser en retraite en soins.
Vous voulez savoir quel avenir nous est réservé par nos élites mondialisées ? allez voir ce qui se passe au Quatar...

Laura [invité] :
Le 03/06/2015 à 14h07

je suis outrée : ce n est pas pour que les propriétaires puissent payer ou pas je trouve très déplacer de prétexter les cas de maltraitances ou encore écologique la notion de manque a gagné et d importation de la viande est clairement mis en avant .Il n est pas normal que les propriétaires concernant le loisir ne soit pas représenter ni ceux qui se battent contre la maltraitance sur le terrain .....ceux la sont clairement écarter pour des raisons qui me semble évidente.....
payer 15 euros par an a la rigueur( et les assoc qui ont des dizaines de loulou ca va se passer comment pour elles expliquez moi..... car déjà accablées de charges ca va les aider ca ....) mais parlons des prix d équarrissage qui varient d un endroit a l autre et c c est trop complexe a gérer pour que cela soit efficace et quand on parle de vieux cheval dites moi sur quoi on se base???
A quel age sont il vieux ?? la c est quand leur rentabilité baisse donc subjectif .Je vois surtout que c est un moyen de contraindre des personnes qui octroie une retraite a leur équidés avec les soins approprié et qu on va encore taxer les gens qui aiment vraiment leur cheval ce n est pas normal!!!!!
La seul chose que ca va amener c est que les cavaliers propriétaires de promenade et etc n enregistrons plus leur équidés aux HN.....
Mais bon continuons après tout au bon couillon qui paye

Kevin [invité] :
Le 13/04/2016 à 00h44

Il est absolument hors de question que je paie une assurance. J'ai 8 chevaux à la maison. Tous en parfaite santé, j'en ai 4 du meme age cest à dire 10 ans. Et une de 15 ans. Imaginons que l'assurance soit à 50e/an. 250e an ce n'est pas très cher cest sur. Mais si cela se fait ce sera bien au dessus. Eh bien non je préfère payer le veto quand y'a besoin. Mais pas d'assurance. On est pas libre dans ce pays !

Apres je suis Daccord pour les détenteurs d'équide qui pourrissent au fond d'un champs... M'enfin c'est pas une chose simple à gere.... Des bonnes choses et des mauvaises choses... Que choisir ???

Article publié le 01-02-2015

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