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Dopage : Maxime Livio et la Fédération Equestre Thaïlandaise s’expriment

Après le contrôle positif de Qalao des Mers sur l’épreuve de dressage des Jeux Equestres Mondiaux, Maxime Livio portait la responsabilité potentielle d’une perte de qualification de l’équipe de France de complet aux prochains Jeux Olympiques. C’est le séisme de ce 15 février : le hongre Bingo S., qu’il montait au CSI 1*-W de Pattaya en novembre, a été contrôlé positif à la testostérone. La Fédération Equestre Thaïlandaise et les écuries Livio nient cependant toute responsabilité du cavalier.

Sale temps pour Maxime Livio… le monde du sport équestre français lui pardonnera déjà difficilement le contrôle positif de Qalao des Mers aux JEM, pour lequel il évoque une malveillance extérieure. Le jugement du tribunal de la FEI reste en attente et l’enjeu est de taille : les juges pourraient décider l’annulation de la qualification acquise par l’équipe de France aux Jeux Olympiques de Rio, en 2016 – les Fançais devront alors la regagner pendant les championnats d’Europe de Blair Castle cet été.
Cette nouvelle affaire est donc une très mauvaise nouvelle pour Maxime…

Rappel des faits

En juillet dernier, Maxime Livio avait acheté Bingo S. pour la Fédération Equestre Thaïlandaise après l’avoir essayé sous la selle. La visite vétérinaire s’étant bien passée, le hongre reste trois jours dans les écuries Livio puis part en quarantaine en Allemagne, avant de gagner la Thaïlande. En novembre, Maxime – qui n’a plus revu Bingo depuis un bon moment – le monte « au pied levé » sur le CSI 1*-W de Pattaya, en Thaïlande. Il est arrivé sur les lieux seulement 48 heures avant le lancement du CSI.

Maxime Livio
© FFE/PSV

Quelques mois plus tard, les résultats des tests anti-dopage réalisés pendant ce concours indiquent une concentration élevée de testostérone chez Bingo S. Si sa présence est normale chez les étalons, elle est très rare à taux élevé chez un hongre. La Fédération Equestre Internationale en bannit formellement l’utilisation. Dimanche 15 février, une suspension provisoire de deux mois est décidée contre Maxime et Bingo, en attendant l’éclaircissement de cette nouvelle affaire. Nous ne les verrons plus sur les terrains de concours jusqu’au 15 avril.
La découverte d’une substance dopante engage la responsabilité du seul cavalier, même s’il montait un cheval qui lui est inconnu… Maxime risque jusqu’à deux ans de suspension pour cette nouvelle affaire de dopage, dont le jugement sera en principe indépendant de celle de Qalao aux JEM. La sentence sera ramenée à un an en cas de circonstances atténuantes.

Les réactions des écuries Livio…

Maxime Livio s’était déjà exprimé en évoquant un « malheureux concours de circonstances », affirmant « avoir renforcé les précautions en faisant par exemple des prises de sang préventives à tous les chevaux avant les Jeux asiatiques ».

Dans la journée du 18 février, les écuries Livio et la Fédération Equestre Thaïlandaise diffusent un communiqué pour disculper Maxime. Le cavalier s’y exprime sur l’absence de relation suivie entre Bingo S. et les écuries Livio, évoquant « un cheval monté au pied levé » à la demande des Thaïlandais, « lors d’un évènement organisé entre son écurie et la Fédération Equestre Thaïlandaise ».

Maxime Livio a tout à fait conscience du malaise que cette nouvelle affaire génère dans l’esprit des cavaliers français : « Je mesure à quel point l'amalgame avec l’affaire concernant Qalao aux JEM va être facile pour tous ceux qui voudront le faire, et j'assumerai, parce que j'y suis contraint par les circonstances, les conséquences sportives et juridiques de cette situation cauchemardesque dont je souhaite toujours sortir blanchi ».

…Et celles de la Fédération Equestre Thaïlandaise

Le Secrétaire général de la Fédération équestre Thaïlandaise y joint un courrier signé précisant les circonstances dans lesquelles le cheval a été monté :
« Je souhaite dire le plus rapidement possible que le cavalier Maxime Livio est tout à fait indépendant de cette situation. Il a été invité sur notre compétition dans le cadre d’une opération de partenariat, et c’est notre fédération qui a fourni le cheval que Maxime a monté pendant la session de saut d’obstacles. Maxime Livio n’avait aucune relation suivie avec le cheval, ni avant ni pendant la compétition. Il est donc totalement étranger aux causes de ce test positif ».
De leur côté, les propriétaires des chevaux de Maxime l’ont assuré de leur totale confiance.

« Pas de chance » deux fois de suite ?

Qu’une seconde affaire implique Maxime Livio donne évidemment à réfléchir. Après les JEM, il avait évoqué une malveillance extérieure – et donc un défaut dans la surveillance de Qalao, la substance interdite lui ayant été administrée nuitamment par un tiers, d'après lui.

On peut être surpris qu’un cavalier se disant victime de malveillance accepte de monter au pied levé un cheval qui lui est presque inconnu, sachant en plus que le destin de l’équipe de France de complet reste suspendu au jugement de l’affaire Qalao ! En attendant que tombent les deux jugements, disons que Maxime Livio aurait sans doute dû faire preuve de davantage de prudence…

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Article publié le 18-02-2015

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