Prévention des coliques : l’avis de Max Thirouin
cavalier international de CSO
N°9 - Avril 2010
4 Commentaire(s)
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En tant que conseiller technique de Cheval Savoir, il s’exprime aujourd’hui dans notre rubrique “Tribune”. Il a choisi un sujet très différent mais non moins essentiel : les coliques. Voici les conseils qu’il a recueillis et qu’il applique.
Voici « LE » véritable problème pour le cheval, provoqué par l’homme. Je ne saurais endiguer totalement ce fléau, mais les quelques conseils qui vont suivre pourront peut-être sauver votre cheval.
Je ne suis ni vétérinaire, ni expert en diététique équine, mais un peu de bon sens et un petit rappel sur l’évolution historique de la race équine pourront nous donner quelques explications.

Dans la nature, le cheval est un animal qui vit en groupe pour sa défense, mais qui est entièrement livré à lui-même au sein de ce groupe. Toute la journée, il bouge, broute et boit comme bon lui semble. Sa nourriture habituelle : l’herbe à volonté. Le cheval trouvait très rarement des graines arrivées à maturité : ce n’était possible que sur une très courte période de l’année, et seulement en cas de nourriture en surabondance, permettant à certaines plantes d’atteindre le stade de l’épiaison.
Puis un jour, l’homme l’enferme, le fait travailler et le nourrit de ces graines riches sous forme de plusieurs rations journalières. Il se retrouve sur une litière de paille, de lin, de copeaux de bois ou même de papier…
Pour la paille, la qualité est irrégulière. Pensez à toute cette quantité de paille dont il a la chance de pouvoir se gaver lorsque le box vient d’être fait. Mais certaines années, elle peut être poussiéreuse, trop verte, moisie et pleine de champignons.
En voulant bien faire, l’homme fabrique cette forme d’herbe arrivée à maturité, pressée pour un conditionnement optimal et séchée pour une meilleure conservation. Le cheval n’a jamais eu, lors de sa liberté, à être confronté à ce type d’aliment qui peut provoquer des bouchons par sa faible digestibilité.
Un mode d’alimentation aussi naturel que possible
Nous devons donc nous rapprocher le plus possible du naturel. Pour se faire :
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oney :
Le 19/04/2010 à 22h12
Pour compléter cet excellent article plein de bon sens, étant vétérinaire et nutritionniste, j'insisterai sur l'importance de la salive: un cheval de 500 kg ne peut saliver plus de 2 litres par heure ( 30 litres par jour en 15 heures, durée dans la nature de ses repas quotidiens). S'il consomme en une heure 2.5 kg de grains ou granulés + 2 Kg de foin ou paille, le bol alimentaire parvenant à l'estomac est 3 fois plus sec que nécessaire pour une bonne activité de l'estomac, "obligeant" ce dernier à sécréter en grande quantité du suc gastrique pour diluer le contenu. Le suc gastrique étant constitué de 10% d'acide chlorhydrique, il ne faut pas s'étonner de l'existence, le plus souvent inapparente, d'ulcères gastriques et duodénaux. Ces derniers peuvent évoluer en se creusant progressivement jusqu'à l'apparition de coliques.
J'émets l'hypothèse que les vers intestinaux consommateurs de sang sont attirés par ces ulcères et favorisent leur aggravation et le déclenchement de coliques.
La plupart des conseils donnés dans cet article vont dans le sens d'une recherche pour minimiser l'hyperproduction de suc gastrique lors d'afflux important d'aliments secs.
Je ne peux, en dehors de toute considération commerciale, que rappeler ici l'existence récente d'un distributeur mobile d'aliments concentrés permettant de répartir leur ingestion sur 8 à 15 heures par jour, permettant ainsi une imprégnation salivaire idéale pour la digestion.
novae :
Le 24/04/2010 à 21h35
Un article clair et précis, plein de bon sens et de bons conseils. Merci.
marie :
Le 25/04/2010 à 22h09
juste une petite erreur il me semble, la légende de la dernière photo :
"Pas d’inquiétude à avoir si le cheval mange d’abord sa ration énergétique, puis enchaîne immédiatement sur son foin."
Il me semble que c'est plutôt d'abord son foin et ensuite son grain ?
laetitia :
Le 06/05/2010 à 12h47
Chère Marie,
Votre remarque est pertinente à première vue, mais ce qu'a voulu dire Max, c'est qu'en cas de nécessité (retour de concours, par exemple) le fait de consommer le grain d'abord, puis le foin immédiatement après, était sans inconvénient, alors qu'il est déconseillé de donner le foin une heure et demie après le grain.
Merci de votre lecture attentive !
Laetitia