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Chevaux de sport : que reste-t-il des races ?

Toute encyclopédie présente le Selle français, le Hanovrien, le KWPN ou encore le Holstein comme des races bien identifiées, fortes d’une longue histoire liée à leur terroir. Mais depuis une vingtaine d’années, la notion de race s’efface au profit de celle de stud-book et de « marque ». Les études génétiques réalisées ces dernières années révèlent que les races européennes de sport descendent souvent des trois mêmes étalons !

Un Selle français de Grand Prix est-il bien différencié d’un KWPN, d’un BWP ou d’un Hanovrien destinés eux aussi au CSO de haut niveau ? Pour certains éleveurs à qui nous avons posé la question, la réponse est « non ».

Christian Ahlmann
Christian Ahlmann avec un de ses chevaux fétiches, Taloubet Z, un étalon officiellement Zangersheide, chez lequel coulent des sangs très divers : son père Galoubet A est fils d’Almé (lignée d’Orange Peel) et sa mère Krista (KWPN) est par l’étalon Westphalien Polydor. © Kit Houghton/FEI

En effet, les races européennes de sport ne sont plus vraiment des races car les stud-books acceptent désormais de larges croisements avec les autres stud-books européens sur la base des performances.

Ces dix dernières années, malgré une grande ouverture des stud-books aux reproducteurs étrangers, la consanguinité a augmenté dans certaines races

Même difficulté lorsqu’on tente de...

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4 commentaire(s) »

matmat :
Le 09/07/2015 à 05h27

Du coup il faudrait "rajouter" la race Cheval de Sport d'Obstacle, Cheval de Sport de Dressage ect...

faraon :
Le 09/07/2015 à 09h18

Cela est vrai aussi pour le dressage on assiste de plus en plus à la "fabrication" de chevaux répondants aux critères de modèle et allure des canons germaniques du dressage mondial. cette sélection va même jusqu'au choix de la robe. Les robes foncées étant très "tendance".
je regrette personnellement de voir ces chevaux montés sur ressort dont on ne sait plus vraiment s'ils trottent ou s'ils passagent. Des avants mains figées sur des mains fixes pour ne pas dire bloquées. mais nous retrouvons la les critères définis par G. Steinbrecht au début du XIX siècle qui considéré comme néfaste les encolures trop souples et fustigé F Baucher et ses flexions.
Personnellement je considère la standardisation néfaste elle nous prive des merveilleuses surprises que réserve la diversité.

yann :
Le 19/07/2015 à 14h57

On rencontre la même évolution, pour la discipline Endurance.

Si 80% des départs en course sont le faits de Purs sang arabes, les 20% restants sont souvent composés de Shagya et d'Anglo Arabes, deux races fortement arabisées.

L'évolution de la discipline impose des modèles "plus sport" avec plus d'amplitude.
L'anglo apporte plus de modèle et d'amplitude le Shagya de la taille et une ossature plus forte (dimensions et densité).
Ces croisements sont fréquemment regroupés sous le terme DSA : Demi sang arabe, pour des raisons administratives. Il s'agit en fait d'hybrides dont la descendance n'est pas toujours stable en terme de répétabilité des performances. Il existe cependant des cas où l'amélioration de l'aptitude à la discipline est flagrante.
Il semble cependant qu'un taux d'arabisation très élevé reste nécessaire pour produire des gagnants.(Top ten sur une épreuve).
Dans la même motivation on observe une forte élévation de la taille des PSar élevés pour l'Endurance. Le marché demande actuellement des chevaux toisant au minimum 1,55 m alors que le standard de race s'attachait il y a une dizaine d'année à décrire l'arabe comme un petit cheval (environ 1,50).
Au delà d'1,58m les efforts nécessaires pour qu'un cheval "tire sa caisse" sur 160 km" reste très problématique. C'est le fait de chevaux dont la morphologie naturelle est très filiforme (style marathonien, fibres longues et déplacement rasant).

Il est vraisemblable qu'un jour soit créé un stud book ou au minimum un registre dédié spécifiquement au cheval d'endurance.

laetitia :
Le 20/07/2015 à 15h28

Merci, Yann, de ces très intéressantes précisions

La rédac

Article publié le 30-06-2015

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