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Dressage de compétition : évoluer pour survivre ?

Par Amélie Tsaag-Valren


N°66
9 Commentaire(s)
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La FEI vient d’organiser une réunion pour discuter de l’évolution du dressage de compétition et de la controverse autour des méthodes d’entraînement. Il est vrai que les accusations régulières de maltraitances risquent de mettre la discipline sur la sellette aux prochains JO. Pour y voir plus clair, nous avons mené une nouvelle réflexion, et recueilli notamment le témoignage du Colonel Carde, ancien Écuyer en chef du Cadre Noir et juge international de dressage.

C’est un paradoxe apparent. Un nombre croissant de personnes aiment les chevaux et cherchent à les côtoyer, mais il semblerait que les terrains de concours et les hippodromes ne se remplissent pas, voire se vident d’année en année. Le rituel est presque immuable : à l’approche des J.O. – Rio 2016 pour ce qui nous concerne – les sports équestres olympiques sont menacés d’une disparition prochaine, faute de susciter l’enthousiasme des foules et des médias, qui financent ces Jeux grâce aux droits de retransmission.

Christopher von Martels avec Zilverstar
Le cavalier canadien Christopher von Martels avec Zilverstar au Pan Am Equestrian Park pendant les Pan-american Games à Toronto en 2015… devant des tribunes quasi-vides. © StockImageServices.com/FEI

Si le saut d’obstacle est relativement épargné (malgré des diffusions TV assez faibles), le complet en a déjà fait les frais et sa « formule » s’est nettement allégée.

Selon une enquête menée par les Haras Nationaux en 2013, le rollkur est vu comme la pratique la plus nuisible au bien-être du cheval

Après le concours complet, les compétitions de dressage se retrouvent sur la sellette. Les raisons sont-elles à chercher dans le malaise croissant né des affaires de rollkur ?

Andreas Helgstrand
Andreas Helgstrand, l'un de ceux par lesquels le scandale arrive. Photo publiée avec l’aimable autorisation de Crispin Johannesen.

Le boycott de la compétition de dressage aux...

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9 commentaire(s) »

sophiem :
Le 22/10/2015 à 08h36

Bonjour,
J'entends souvent dire que le meilleur placé est atteint quand le cheval place sa nuque au point le plus haut. Cependant, selon la morphologie du cheval toujours est ce forcément la meilleure condition pour que celui ci supporte le poids du cavalier?
Sophie

quieta :
Le 22/10/2015 à 12h12

Bonjour
Que peut on faire quand partout dans nos clubs en France est enseigné un dressage en force et basé sur l'obtention à tout prix du soit disant Rassemblé?
j'ai eu l'honneur et la chance d'être élève de Sue Oliveira et aujourd'hui j'ai enfin rencontré quelqu'un qui parle de respect,de légèreté, d'attente du cheval et d'harmonie du Couple. Ils sont si rares.
Pour quelles raisons la FEI qui devrait montrer l'exemple s'enferme t elle dans cette équitation de force alors que nos maitres français et autres n'ont cherché qu'à nous témoigner une équitation de légèreté? Y aura t il un jour une nouvelle écoute du cheval? Sommes nous donc tous devenus fous?

herve :
Le 25/10/2015 à 08h23

Il faut arrêter de confondre dressage et port du cavalier. Le cheval est tout à fait capable de porter le cavalier dans une attitude naturelle.

blumary :
Le 26/10/2015 à 13h59

D'après cet article, ce n'est pas le règlement du haut niveau qu'il faut changer mais c'est aux juges certainement trop grassement payés de faire respecter le règlement. Si les cavaliers de haut niveau qui présentent, comme on le voit de plus en plus souvent aujourd'hui, des reprises dans la contrainte pour le cheval, avec une tension énorme dans les rênes, une encolure cassée et une nuque basse, une mâchoire dure et archi serrée par des artifices, étaient sanctionnés par de mauvaises notes pour ne pas respecter l'article 401 précité dans lequel il est question de légèreté et de contact moelleux, ça résoudrait déjà pas mal de choses car les concurrents eux-mêmes n'auraient plus d'intérêt à pratiquer la LDR ou Rollekur, peut importe le nom qu'on lui donne, ni autre torture perverse... En revanche, je pense qu'il faudrait déjà se pencher sur les règlements de compétition clubs, dans lesquels on autorise de plus en plus les artifices comme le gogue fixe, et maintenant même le gogue commandé au plus petit niveau ou bien même la bride pour soi-disant, rendre la discipline plus attractive car plus "facile" mais je trouve au contraire que ça permet juste d'accentuer le problème soulevé ici et de faire baisser le niveau des pratiquants de l'équitation en France en leur jetant de la poudre aux yeux. L'équitation n'est plus ce qu'elle était, une DISCIPLINE avec tout ce que cela sous-entend, du travail, de la persévérance, du respect, etc... mais elle devient un commerce dans lequel il faut faire du chiffre en augmentant le nombre de pratiquants; peut importe la qualité, c'est la quantité qui compte... Mais où sont nos leçons et nos instructeurs d'antan ? Heureusement, il en reste encore quelques uns mais ils se font de plus en plus rares...

schizo :
Le 01/11/2015 à 12h52

Des juges trop grassement payés ? Pouvez-vous préciser, donner des exemples ?
En tout cas, ça va bien faire rire les (nombreux) juges français que je connais...

blumary :
Le 02/11/2015 à 10h45

Sans même parler de chiffres, ça m'étonnerait que les juges internationaux de dressage se déplacent gratuitement pour juger les épreuves de haut niveau et j'estime que peu importe le montant du salaire, c'est trop cher payé comparé à la qualité de leur jugement vu qu'ils ne sont pas capables de respecter l'article cité ci-dessus. En effet, je trouve que certains cavaliers pros se retrouvent beaucoup trop souvent en tête du classement avec des chevaux contraints, des muserolles ultra serrées et des rênes tendues à l'excès... Quelle belle image du dressage!!! Maintenant, ce n'est peut-être pas une généralité et ce n'est peut-être qu'une infime partie de juges qui est concernée mais c'est ceux-là qu'on voit dans les médias et si on veut redonner une belle image au dressage, il faudrait peut-être changer les choses à ce niveau-là... En revanche, je ne parle pas des nombreux juges "club" qui eux sont bénévoles mais ce n'est pas eux dont on parle dans les médias...

finkosaida :
Le 07/11/2015 à 17h42

Maltraitance dans le dressage, sans doute, mais malheureusement ce n'est pas la seule discipline qui ait recours à des pratiques maltraitantes.Le concours
complet et le CSO ne se privent pas non plus. Quant à l'endurance ... n'en
parlons même plus !
Il faudrait que la compétition soit exercée tout simplement avec des "gens de
cheval", non ?

rico :
Le 21/04/2016 à 11h00

Pour répondre à blumary, les juges, même au niveau international, ne sont pas payés ! Ils sont défrayés des frais engagés pour se rendre sur les lieux du concours, ainsi que pour les frais engagés pour l'hébergement et la restauration pendant la durée du concours ; lorsqu'ils font l'avance des frais, le remboursement est encadré par la réglementation FEI (ou FFE pour les compétitions nationales) sur les tarifs SNCF 2ème classe pour les déplacements et avec des forfaits nuit et repas pour le reste ! Souvent, ce sont les organisateurs des concours internationaux qui gèrent hébergement et restauration...

rico :
Le 21/04/2016 à 11h07

Pour répondre à sophiem, l'attitude nuque le point le plus haut est adéquate pour réaliser les airs demandés en Haute Ecole ; cette attitude est "naturelle" chez le cheval en liberté (notamment les étalons) lorsqu'il "frime" devant les juments ou essaie d'intimider des rivaux ! Cela dit, pour qu'il soit capable de garder sereinement cette attitude avec le poids du cavalier, il est nécessaire de renforcer sa musculature dorsale, par un travail long et patient, dans une attitude étendue et basse, dans une cadence lente...
Enfin, il est évident que tous les chevaux n'ont pas une morphologie idéale pour obtenir et conserver facilement cette attitude, et c'est là qu'on reconnaît la qualité du dresseur, de l'entraîneur, son savoir-faire à bien gymnastiquer l'animal pour qu'il puisse réaliser ces efforts dans la décontraction !

Article publié le 16-10-2015

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