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Carina Mc Laughlan : « Il faut poser sur le cheval un regard bienveillant »

Par Amélie Tsaag-Valren


N°68
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Ardente partisane de la cause du cheval, Carina Mc Laughlan a abandonné sa carrière d’informaticienne pour se consacrer à la photographie et à la présidence du refuge de Darwyn France. Riche de ses expériences, elle pose sur le monde équestre actuel un regard lucide et sans complaisance.

Carina Mc Laughlan nous accompagne depuis quelques années déjà : une partie de son travail s’était dévoilée dans le portfolio publié dans le numéro 5. Elle signe ce mois-ci deuxième portfolio très représentatif de son talent, la mise en valeur des chevaux libres.

Carina Mc Laughlan
© DR

Elle a publié tout récemment Le clan des vagabonds, confidences de chevaux révoltés, un ouvrage d’Art d’une très grande qualité. Son regard photographique empli de bienveillance et de confiance met en valeur des chevaux libres et célèbre la vie. Des chevaux qui ont pourtant traversé le pire, connu les privations et l’abandon, et se sont accrochés… l’ouvrage est rempli d’espoir autant qu’il se nourrit de dures leçons, prises dans l’envers du décor. Carina accueille ce « clan des vagabonds » chez elle.

Dans une interview exclusive, elle entr’ouvre pour nous les portes de cet univers où la révolte côtoie l’extrême sensibilité. Et nous parle avec une grande franchise des dérives du monde équestre actuel, de l’élevage, de l’enseignement de l’équitation, de la détention des équidés…

Interview

Amélie Tsaag Valren : Une première surprise avec Le clan des vagabonds, c’est de découvrir que des chevaux autrefois maltraités puissent prendre de telles poses… sur quels critères les as-tu choisis ?

Carina Mc Laughlan : Je ne parle que de trois ou quatre chevaux dans le livre, sur une douzaine. Il y a des ibériques, des barbes, des arabes, des croisés, du pur-sang… Je les ai choisis en fonction de leur détresse. Je les ai aimés, soignés, protégés… ils ont du potentiel, ils sont devenus beaux ! Quand j’ai récupéré certains d’entre eux, je n’imaginais pas réaliser des photos d’Art avec. On les verrait crottés au pré, on me demanderait « c’est quoi cette carne ? ». Voir ces chevaux évoluer après la maltraitance, c’est un peu comme observer une chenille se transformer en papillon.

Les gens ignorent qu’au lieu d’acheter un cheval dans un élevage, ils peuvent en trouver un déjà éduqué dans un refuge. Nous observons les mêmes dérives que pour l’élevage des chiens et des chats

Je prends mes photos de très près, en liberté. Je me...

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Article publié le 23-12-2015

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